‹ Contribution à l'étude des Diverticules AppendiculairesChapitre 10 sur 29 · TYPE HERNIE SIMPLE · texte numérisé non relu

TYPE HERNIE SIMPLE

Ces diverticules ont été signalés pour la première fois par Mertens (1903) : Lejars (1911) en a fait une étude minutieuse et les a nettement individualisés. MM. Bérard et Vignard, Grynfeltt et Chauvin, Lorillou ont mis au point cette question. ,

Ces diverticules sont constitués par des hernies de la muqueuse normale à travers les fentes vasculaires de la musculeuse d’un appendice à tuniques normales. Sur une coupe, muqueuse, glandes de Lieberkühn et sous-muqueuse ne sont pas modifiées dans leur structure : il en est de même pour le tissu sous-péritonéal et la séreuse. La musculeuse est perforée au niveau du diverticule et, fréquemment, on peut voir un épaissis-

sement très notable de la musculeuse, sorte de sphincter enserrant le collet étroit du diverticule muqueux. Ceux-ci siègent fatalement sur le bord mésentérique, là où les vaisseaux perforent la paroï musculaire ; ils se développent entre les deux feuillets du meso ; leur localisation de choix est la région de la pointe.

Ces diverticules sont rares. Les deux cas rapportés par Konjetzny nous semblent les plus typiques et répondent exactement à la description précédente : l’auteur n’a observé que ces deux cas sur 1.000 appendices examinés.

On est frappé par la grande analogie qui existe-entre ces diverticules et ceux du gros intestin (De Mourgues), siègeant spécialement sur l’'S iliaque (Verdenal, Lôhr) : sur ces diverticules côliques, le sphincter musculaire est toujours très visible, la muqueuse et les autres tuniques sont normales.

20 TYPE SCLÉREUX

Autrefois confondus avec les diverticules inflammatoires, les diverticules du type scléreux ont été isolés par Grynfeltt et Chauvin (1920) ; ils présentent, en effet, des caractères bien spéciaux.

Ce sont de simples distensions localisées de la paroi d’un appendice kystique, constituées par des hernies d’une muqueuse pathologique à travers la musculeuse plus ou moins réduite d’un appendice s:léreux. Sur une coupe, au niveau d’un de ces diverticules, la muqueuse comprimée peut avoir complètement disparu (Chauvin). Le plus souvent, elle est très atrophiée ;

Do ne

l’épithélium de revêtement est détruit ou remplacé par un épithélium à cellules cubiques sans formation glandulaire ; dans les endroits où l’épithélium a pu rester intact, les cellules sont devenues caliciformes. La sous-muqueuse est sclérosée, réduite à une couche presque insignifiante, les formations lymphoïdes n'existent plus. La tunique musculeuse est perforée plus largement que dans le type précédent, mais on n’observe pas de sphincter musculaire. La séreuse est épaissie.

Ces diverticules siègent en des points variables, de préférence sur le bord mésentérique, car la faiblesse de la paroi au niveau du passage des vaisseaux a son importance dans leur mode de formation.

L’appendice sur lequel ils se développent est un appendice kystique, gros, bosselé, oblitéré à sa base, sa paroi est presque entièrement scléreuse. La couche musculeuse est particulièrement atteinte par le processus et réduite à une mince pellicule irrégulièrement répartie : les cellules cylindriques de la muqueuse prennent le type caliciforme, la sous-muqueuse est envahie par le tissu conjonctif.

Ces diverticules sont fréquents (voir Bibliographie). Les deux cas rapportés par Lecène nous semblent les plus typiques

Premier cas. — Coupe au niveau du diverticule. Disparition complète de la musculeuse, muqueuse amincie, mince couche lymphoïde sous-muqueuse, épithélium cubique de revêtement sans formation glandulaire. Appendice dilaté, hérissé de bosselures diverticulaires.

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