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DIVERTICULES AVEC SYMPTÔMES D’APPENDICITE AIGUE OU CHRONIQUE

En clinique, c’est la variété que l’on rencontre le plus souvent : à l’opération ou à l’autopsie, on trouve soit des diverticules scléreux, soit des diverticules inflammatoires. Ces deux groupes de diverticules ne semblent pas présenter des symptômes différents et notre description s’appliquera indistinctement à l’un et à l’autre. ;

Les malades accusent dans leurs antécédents une ou plusieurs crises d’appendicite aigue ou subaïigue typique avec les symptômes douloureux, locaux et généraux que l’on rencontre habituellement. Dans l’intervalle des crises, leur santé est satisfaisante. Puis une nouvelle crise apparaît, généralement plus forte que les précédentes, ou bien les symptômes douloureux s’aggravent subitement au cours d’une crise aigue et on se décide à intervenir.

Mais à côté de ces formes à manifestations aigues, il faut faire une part importante aux formes à évolution chronique ; on a l'impression qu’elles sont les . plus fréquentes. Les malades se plaignent de troubles digestifs vagues, de dyspepsie ; il sont constipés ou présentent au contraire de la colite muco-membraneuse ; ils accusent de la pesanteur au niveau de la fosse iliaque droite, une douleur sourde n’apparaissant qu’à l’occasion des efforts ou provoquée seule-

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ment à la pression ; ils n’ont pas de fièvre. Puis, brusquement, survient une crise appendiculaire aigue avec douleur localisée au point de Mac Burney, défense musculaire, hyperesthésie cutanée: dans la profondeur on sent quelquefois une légère tuméfaction, mal délimitée, douloureuse (Lejars et Ménétrier) ; la fièvre est constante. Devant cette symptomatologie l’opération «st pratiquée. L'intervention doit être en effet très ‘précoce, car, même en l’absence de signes cliniques mets, les diverticules sont souvent le siège d'infections ‘étendues avec menace de perforation de la séreuse. Dans ce cas, une infection péritonéale se déclare si le diverticule siège sur le bord libre (diverticules inflammatoires) : mais si le diverticule siège sur le bord mésentérique, le liquide septique tend à gagner le. meso et il se forme un abcès ou un phlegmon meso- ‘appendiculaire (Bérard et Vignard).

3° DIVERTICULES ET PSEUDO-MYXÔME DU PÉRITOINE

Quand on se trouve en présence d’un pseudomyxome du péritoine généralisé à toute la séreuse, il est rare qu’on incrimine l’appendice : le plus souvent, l'affection est d’origine ovarienne. Mais si la malade a ‘attiré l'attention sur un syndrome appendiculaire et si la palpation fait découvrir ultérieurement une tumeur au niveau de la fosse iliaque, on est en droit de penser au pseudo-myxome d’origine appendiculaire.

Voici en général ce qu’on observe :

Le malade a présenté au cours des années précé- ‘dentes des crises douloureuses et répétées ‘dans la

et iR.

région de la fosse iliaque droite, alternant avec une santé assez bonne (Thèse de Goursolas) : quelquefois, on note de l’amaigrissement. Dans certains cas, au contraire, l'affection évolue sans température, sans douleur appréciable et sans amaïigrissement notable (Lôhr). Pendant la dernière crise, qui est généralement sévère, ou au cours d’un examen, on est frappé par le teint jaunâtre du sujet: le ventre est ballonné, il n’y a pas de défense musculaire de la paroi. En palpant profondément la fosse iliaque droite, on sent sous les doigts une masse de la grosseur d’une noix à celle du poing, fixée dans la profondeur, bien délimitée et un peu douloureuse. Le toucher rectal est négatif ; la paroi abdominale est mobile sur la tumeur. Celle-ci ne rétrocédant pas, on se décide à opérer.

Le diagnostic n’est jamais posé de façon ferme. On pense le plus souvent à un néoplasme cœco-appendiculaire. En effet, l’aspect de la tumeur et la fièvre si fréquente dans cette variété de cancer peuvent induire en erreur, mais, dans ce cas, les troubles digestifs sont la règle (diarrhée rebelle avec ou sans melæna accompagnée de douleurs locales ou irradiées, symptômes de subocclusion). Quelquefois on porte le diagnostic de tuberculose iléo cœcale à forme hypertrophique, d’appendicite chronique : exceptionnellement, on pense à l’actinomycose.

4° DivERTICULES ET TUMEUR INFLAMMATOIRE

Nous avons déjà attiré l’attention sur la rareté de ces faits, puisque le cas de MM. Plisson et Carrive est,

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