‹ Contribution à l'étude des Diverticules AppendiculairesChapitre 23 sur 29 · FER AE · texte numérisé non relu

FER AE

Le malade de Meyerson est un homme de 60 ans qui n’a jamais eu de crise appendiculaire même légère : un mois avant l’opération, il a présenté dans la fosse iliaque droite, au-dessus de l’arcade de Fallope, une tumeur à développement progressif, non douloureuse, siégeant dans la paroi même et ne semblant pas avoir de prolongements profonds : il n’accuse aucun trouble du côté de l'intestin et n’a pas de fièvre.

Nous avons déjà dit plus haut que ces deux observations ne se rapportaient pas nécessairement à des tumeurs inflammatoires développées aux dépens d’un appendice diverticulaire, car les examens anatomopathologiques n’avaient pas été pratiqués. Quoiqu'il en soit, on est frappé par la ressemblance qui existe sur beaucoup de points entre notre observation et celle de Meyerson plus particulièrement : c’est dire la difficulté du diagnostic entre les cas que nous envisageons et les tumeurs inflammatoires de cette région.

En présence de pareïlles tumeurs, on pense à un fibrome ou à un sarcome : le diagnostic de fibrome avait été posé par Meyerson et par MM. Plisson et Carrive. L’âge du sujet et le sexe doivent entrer ici en ligne de compte. Enfin, on élimine facilement une lésion tuberculeuse à point de départ cæœco-appendiculaire, ainsi qu’un néoplasme de cette région, grâce à leurs caractères particuliers.

En résumé, la plupart des diverticules de l’appendice se manifestent uniquement par des symptômes d’appendicite; la forme chronique semble la plus fréquente. On peut aussi se trouver en présence d’un

pseudo-myxome du péritoine à point de départ diver-

Page 1