II. — Pronostic
1° LES DIVERTICULES PAR HERNIE SIMPLE OU DIVERTI- CULES PHYSIOLOGIQUES sont parfaitement tolérés et compatibles avec une bonne santé habituelle. Leur présence n’est pas à elle seule une cause d’appendicite : mais si un processus inflammatoire se déclare au niveau de l’appendice, les lésions perforantes peuvent être très rapides et aboutir à la formation d’un abcès périappendiculaire entre les deux feuillets du meso. De plus, grâce à la grande fragilité de la paroi, un léger traumatisme peut provoquer une rupture du diverticule et on est en droit de se demander sil n'y a pas là une étiologie possible des appendicites traumatiques.
2° LES DIVERTICULES SCLÉREUX OU PAR HYPERTENSION, dont la paroi est particulièrement amincie, se laissent perforer très facilement grâce à la pression intraap-
Aou
pendiculaire. Généralement, cette perforation n’est pas suivie de péritonite grave, car le liquide sécrété est peu septique. Plus souvent, on assiste à la formation d’un pseudo-myxome du péritoine bien localisé, bien circonscrit, dont la bénignité a’ été reconnue par tous les auteurs (Delétrez, Goursolas, Lejars, Lôhr, Petit), à l'inverse du pseudo-myxome d’origine ovarienne qui donne une mortalité moyenne de 10 0/0 (Goursolas, Delétrez).
3° LES DIVERTICULES INFLAMMATOIRES, consécutifs à des poussées successives d’appendicite, sont sous la menace constante d’une perforation; le diverticule, en effet, est souvent le point de départ d’une nouvelle crise appendiculaire. On conçoit, dans ces conditions, à quel danger on s’expose en différant l'opération.
Enfin, même er l’absence de perforation, la présence d’un diverticule inflammatoire prédispose à la récidive, par suite de sa transformation possible en cavité close.
Le pronostic des tumeurs inflammatoires, consécutives aux diverticules, est lié à l’intervention précoce : lorsque celle-ci est pratiquée, la guérison est complète et rapide (Meyerson, Plisson et Carrive).
En résumé, le pronostic, dans ces différents cas, dépend avant tout de l’acte opératoire : la précocité de l'intervention est généralement la seule condition
de la guérison.
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JR Traitement.
Nous empruntons à la thèse de Lorillou les quelques conseils donnés par cet auteur :
«. Opérer tout malade présentant de l’appendicite chronique. Pratiquer l’appendicectomie .au moindre trouble local chez des personnes ayant eu une crise antérieure d’appendicite aiguë. Opérer dès les premières heures tout individu porteur d’une affection appendiculaire aigué.
« Au cours de l’opération, examiner avec soin l’appendice; le manier avec précaution s’il présente la moindre bosselure (danger de l’issue d’un liquide septique). Le meso-appendice sera réséqué largement s’il renferme un diverticule enflammé. »
Dans le cas de pseudo-myxome du péritoine d’origine appendiculaire, pratiquer l’appendicectomie : essayer d'enlever en bloc la masse gélatineuse, ou évacuer son contenu : exciser l’épiploon de couverture (Lejars), drainer pendant quelques jours (Petit).
De même, pour les tumeurs inflammatoires d’origine appendiculaire ou diverticulaire, le seul traitement est l’ablation de la tumeur et de l’appendice, suivie d’un drainage pendant un ou deux jours.
Dans tous ces cas, l’acte opératoire amène une gué-
rison rapide et définitive.
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