‹ Contribution à l'Étude des Diverticules du DuodénumChapitre 10 sur 20 · DEVISE · texte numérisé non relu

DEVISE

niques banaux habituels au cours de l’inflammation de toute portion du tube disgestif dont l’évacuation est mal assurée, Ces signes sont des signes d'emprunt qui ne pré sagent en rien de leur origine diverticulaire Seul un examen radiologique antérieur ayant montré l’origine diverticulaire ou un examen radiologique fait au cours de Ja poussée de diverticulite, permettent de les rattacher à leur véritable cause ».

Les manifestations chimiques des diverticules

Etudions done en détail cette symptomatologie quant aux diverticules non accompagnés d’une lésion de voisi. nage (Ulcère par exemple).

Comme il a été dit précédemment, nous les diviserons en manifestations gastro-intestinales (forme dyspeptique, forme ulcéreuse), en manifestations hépato-biliaires (forme lithiasique, pseudo lithiasique), en manifestations pancréatiques. - |

Nous étudierons dans un chapître spécial les Diverticules accompagnant une lésion, les Diverticules para-ulcéreux surtout.

EL — Les manifestations gastro-intestinales'

Ce sont les troubles gastro-intestinaux qui, pour la plupart des cas amènent le sujet à consulter.

D'intensité très variable, depuis la simple dyspepsie banale et intermittente jusqu'au tableau clinique typique de l’Uleus invétéré, on peut se demander dans quelle mesure <es troubles dépendent seulement du Diverticule. Dans notre observation n° 1 il est clair que l’existence d’un uleus gastrique pouvait expliquer tous le s troubles,

d'autant plus que la guérison fut obtenue après une cure radicale de l’Uleus; le Divertieule étant laissé en place, Il est vrai que la gastrectomie en supprimant le transit duodénal à supprimé toute irritation de la région diverticulaire- Cependant dans la deuxième observation, le diverticule était seul, et une fois le diverticule enlevé, le malade pouvait être considéré comme guéri de ses troubles.

Cette divergence de faits ne doit pas nous entrainer à un scepticisme exagéré, Il est dans la littérature des observations qui permettent de prouver que le Diverticule peut être responsable des troubles.

Bensaude et Vasselle rapportent entr’autres, l’obserration d’un malade qui présentait depuis 15 ans des douleurs épigastriques à horaires tardifs. Survenant d’abord pa r périodes séparées par plusieurs semaines d’accalmie, elles sont devenues progressivement plus intenses et plus rapprochées. L’amaigrissement était important. A l’intervention on ne constata pas d’autres lésions qu’un Diverticule du bord interne de D2, qui fut réséqué. La guérison fut parfaite, le malade avant été suivi pendant quatre ans.

Charrier et Garcia-Calderon, rapportent l’observation d’une femme de 54 ans présentant depuis 20 ans des crises doulouseuses post-prandiales, accompagnées depuis quelques mois de vomissements et d’amaigrissement si importants qu’on avait pensé à un néoplasme pylorique. L'examen radiologique montre l'existence d’un divertieule de D2. A l'intervention on ne trouve rien d’autre que le Diverticule qui fut disséqué et reséqué. La guérison complète s’en suivit, elle fut vérifiée à plusieurs reprises par la suite. :

D'Allaines rapporte l’observation d’une femme de 78 ans présentant depuis 6 à 8 mois un syndrome digestif accompagné d’amaigrissement important. Les symptômes

essentiels étaient les douleurs, d’abord simple pesanteur devenue progressivement plus intense et presque continue, à maximum 4 heures après les repas, ne cédant jamais complètement, Des vomissement l’accompagnaient.

L'examen clinique presque négatif ne montrait qu'une sensation de gêne épigastrique.

L'examen radiologique montra un estomac normal et la présence d’un gros diverticule duodéno-jéjuual. . L'intervention permit de voir un estomac normal ainsi que le foie.

Le Diverticule fut réséqué.

Un an après, la malade revue ne souffrait plus et était guérie. ET

Loeper et Garein (in thèse Dorfmac Motel) ont observé un malade qui depuis 31 ans présentait à plusieurs reprises des hématémèses abondantes. Les différents examens pratiqués à plusieurs reprises ne purent en préciser l'origine. I] existait en D2, un gros Diverticule qui fut réséqué,. Depuis l’intervention le malade n’est plus soigné (4 ans), et les douleurs extrêmement vives avant l’opération ont disparu.

Signalons enfin l'observation de Kinard et Vandel, concernant un homme de 68 ans qui depuis 15 ans présentait des troubles douloureux épigastriques progressivement devenus très intenses et très fréquents. Il surviennent aussitôt après les repas, et sont accompagnés de nausées, Ils sont calmés par les alcalins. Anorexie et amaigrissement sont considérables, À la palpation il existe une douleur pylorique et iléo-coecale. Le diagnostic porté est un ulcère duodénal.

L'examen radiologique montre l'existence d’un Divertticule en D2. La résection du diverticule fut suivie d’une guérison immédiate et complète,

Ainsi done nous retrouvons dans les observations pré- cédentes des signes gastriques vagues qui, cependant + orientent le diagnostic vers l’ulcère.

e Douleurs épigastriques post-prandiales, anorexie, vo: inissements et inême hématémèse et moéléna.

. À propos de ces deux dernières manifestations, rap- - pelons que Bensaude et Vasselle, les ont dites rares. Ce- pendant, Mialaret a trouvé l’hémorragie présente dans 10

… observations de Diverticules purs (nous voulons dire là. … de Diverticules se présentant sans P’associaiion fréquente - de lésions gastriques, hépatiques ou autres). En particulier une observation de Réhineau et Ga er. - concerne une malade qui avait présenté des hémorragtes et du moelena, ayant entrainé une anéwic intense. Après - résection d’un diverticule du D4, au cours d’une inter- = vention qui ne montre aucune lésion associée appréciable, capable de provoquer des hémorragies aussi abondantes, e la malade fut complètement guéric.

On doit admettre l'existence des hémorragies dans > Ja symptomatologie du Diverticulte.

Signalons en passant que ces hémorragies pourraient. être expliquées par une poussée congestive infectiense, mais l'examen des diverticules réséqués ne confirme pas toujours cette hypothèse.

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