‹ Contribution à l'étude des doubles poucesChapitre 16 sur 24 · Soc. anat., 1903, p · texte numérisé non relu

Soc. anat., 1903, p

cédé dans un cas de bifidité du pouce ne portant que sur les phalangettes. Le résultat obtenu avait été excellent tant au point de vue esthétique qu’au point de vue fonctionpnel. |

Dans les cas de bifidité des phalangettes seules, les partisans de la syndactylie pratiquent l’incision en Ÿ (Bilhant, 1889). Les deux branches de l’incision se réunissent au niveau de l’articulation phalango-phalangettienne sur les deux faces, dorsale et palmaire, et se continuent par uneincision siégeant sur la portion phalangienne du pouce. C’est en plus petit le même procédé que celui dont nous avons parlé plus haut.

Enfin, en dernier lieu nous ajouterons qu’il est certains cas toutefois assez rares où nous croyons qu'il est préférable de déconseiller l'opération. Ce sont les cas peu courants du reste,où les pouces bifides ne sont la cause d'aucune gêne et où ils semblent au contraire rendre certains services à ceux qui en sont porteurs. Les fonctions sont excellentes ainsi, que deviendraientelles après l'opération ? Néanmoins nous ne saurions trop insister sur ce fait, que c’est la grande rareté des cas et que nous ne partageons pas du tout les idées des anciens chirurgiens quirepoussaient radicalement l’opération des pouces bifides (1).

Il faut dire il est vrai que l'opération n'apporte sou-

vent qu’une amélioration relativement peu considé-

1. En 1882 Blum disait qu’«il ne faut jamais entreprendre pour ces malades une opération qui ne peut apporter un remède

à leur état ».

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