CONCLUSIONS
En résumé :
4° Le dédoublement congénital du pouce, quelle que.
soit la forme sous laquelle il se présente, constitue une:
malformation qui est loin d'être aussi rare qu’on a bien voulu le dire. C’est une des variétés qui fournit à elle
seule presque la moitié des cas de polydactylie relevés :
dans les statistiques. C'est aussi la plus fréquente des malformations congénitales du pouce.
2 L’étiologie et la pathogénie de cette affection sont
encore mal connues, malgré les théories aussi nombreu-'
ses que variées qui ont cherché à les expliquer. Néanmoins il est certain que l’hérédité doit être considérée comme un facteur étiologique d'une valeur incontestable.
3° Au point de vue de l’änatomie pathologique, il y a:
lieu de distinguer deux variétés de doubles pouces : Les pouces surnuméraires.
Les pouces bifides.
Les premiers, le plus souvent peu développés, sont la cause d’uue gêne fonctionnelle assez importante. Quant aux seconds, généralement bien développés et
parfaitement mobiles, ils sont peu gènants et peuvent
LENOnESe
même rendre certains services dans la préhension des objets.
Dans ces deux variétés, on peut se trouver en présence de certaines anomalies provenant principalement de modifications dans la disposition du squelette : l’une des plus curieuses consiste dans la présence sur les deux
pouces, ou seulement sur l’un d’eux, de trois phalanges au lieu de deux, comme normalement.
4° Au point de vue thérapeutique nous estimons que hésitation des chirurgiens d'autrefois n’a plus de raisons d’être et que l’on doit intervenir chirurgicalement dans les cas de double pouce.
Pour les pouces surnuméraires, un seul procédé s’impose : la desarticulation.
Pour les pouces bifides on aura le choix suivant les cas entre deux procédés ; la sy ndactylie artificielle ou bien la désarticulation de celui des deux pouces qui sera le moins développé ou qui paraîtra le moins apte au point de vue fonctionnel.
Il faut toutefois faire certaines restrictions pour quelques rares cas de bifiidité du pouce où nous croyons préférable de ne pas intervenir ; l’opération ne devant
apporter aucune amélioration dans la suite.
Vu, et approuvé, le Président de thèse,
RECLUS Vu le Doyen
LA NDOUZY Vu et permis d'imprimer, le Vice-Recteur de l’Académie de Paris