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précédente, reçoit la phalangette correspondante qui fait un angle aigu en dehors ; ces deux phalangettes sont parfaitement palmées. L
A part les mouvements de l'articulation métacarpo-phalangienne, conservés comme ceux du côté opposé, il n’y a aucune mobilité ; les trois pièces de ce squelette sonf soudées entre elles sans aucune articulation, les deux phalanges ne présentent pas d'indépendance l’une vis-à-vis de l’autre, on ne trouve de plis articulaires sur aucune face.
Cette femme ne présente aucune autre anomalie du développement. Elle est mariée, bien portante et n'a pas d'enfants. Notre interrogatoire nous a appris qu'il n’y avait aucune consanguinité entre les parents jusqu’au deuxième degré, au delà les renseignements nous font défaut : le père et la sœur ne présentent rien de semblable. La personne porteuse de ces doubles pouces n’en est aucunemént gênée et se livre dans son ménage à toutes les occupations nécessaires et n’est pas plus maladroite
\ qu’une autre.
Observation XL (personnelle).
Alphonse G..., 25 ans, se paésente le 5 janvier 1912 à la consultation de chirurgie de l’hôpital Saint-Louis, atteint d’une plaie du bras gauche.
Il présentait à la main droite un pouce hufide qui ne lui causait aucune gêne, et dont dans la suite il a refusé de se faire opérer.
Il fut radiographié (fig. ci-contre) et l’on constate à l'examen de la radiographie que le premier métacarpien RAA plus volu-
mineux que d'habitude. Les deux phalanges sont soudées à leur
extrémité supérieure sur environ un tiers de leur hauteur, puis © ; , à »
elles divergent l’une de l’autre, l'externe est un peu plus courte
moins grosse que l'interne. Les deux phalangettes s'articulent à
angle droit sur les phalanges qui les supportent. Il y a même
une certaine particularité du côté du pouce externe, qui consiste dans ce que l’articulation de la phalangette sur la phalange se fait sur la face interne de l’extrémité inférieure de la phalange
et la surface articulaire de cette dernière est concave.
Observation XLI
(Dor, de Toulouse, thèse agrég., 7 oct. 1869.)
1 s’agit d’un pharmacien de Toulouse qui portait à chaque
pouce deux ongles et deux phalangettes articulées avec la pre-
mière phalange.
Observation XLII
(Vereuiz, soc. chir., 1867.)
Le premier métacarpien et la première phalange du pouce ont une épaisseur énorme. La dernière phalange est bifurquée, les deux hanches paraissent prononcées et il n’y a que des mouve-
ments rudimentaires de la phalange.
Observation XLIII
(Biuaur, rev. chir., 1887.)
Fillette de trois ans atteinte de pouce bifide mais la bifurcation ne siège que sur les phalangettes qui s'articulent avec une première phalange unique. Le procédé opératoire fut le suivant :
Incision en Y pratiquée sur la face dorsale et la face palmaire; ablation des parties molles comprises entre les branches de l'incision. Abrasion d’une lamelle osseuse sur chacune des phalangines. Coaptation des os; antiseptie de l'articulation
ouverte, suture, pausement et immobilisation de la main.
Observation XLIV (résumée).
(M. Moresrin, soc. amat., 1903.)
Enfant de 3 ans, ayant à la main gauche un pouce bifide présentant deux ongles et deux phalangettes s’articulant sur une première phalange normale. Les deux phalangettes sont com-
prises dan: une gaine cutanée présentant une profonde encoche
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EM: fus à l'extrémité du doigt. A la palpation on sent que les deux pièces squelettiques divergent l’une de l’autre et sont séparées par des parties molles. Elles se rapprochent au niveau et leur articulation avec la phalange, Les deux ongles sont moins gros que normalement. La phalangette externe à la radiographie se mon-
tre moins développée que l’interne.
Opération. — On a extirpé la phalangette externe après avoir
pratiqué une incision en raquette à queue externe. Puis la phalangette interne restante a été redressée, il y a eu une petite difficulté dans ce dernier temps de l’opération, parce qu’une petite crête cartilagineuse séparait les deux surfaces articulaires de la phalange et empêchait le redressement de la phalangette interne. On a dû l’abraser au bistouri et le redressement s’est alors effectué sans difficulté. Le doigt a été ensuite immobilisé sur une attelle en carton et maintenu au moyen d’un cerclage avec des
fils d'argent.
Le résultat obtenu fut excellent.
Observation XLV (inédite).
Robert C..., fut amené le 7 octobre 1910 à la consultation de
chirurgie de Bretonneau et présentait à la main droite un pouce,
ayant deux phalangettes qui s’articulaient sur une première phalange normale. Elles étaient à peu près parallèles, de développement égal, l’interne peut être un peu plus petit et indépendants l’un de l’autre dans les deux tiers de leur hauteur. A la palpation sentait deux pièces squelettiques distinctes.
Le pouce était accolé aux autres doigts et peu opérable,
Observation XLVI
(Hizcexreiner, Munchner méd. Wochsch).
Il s’agit d’une petite fille de 4 ans que l’auteur avait eu l’occasion d’observer depuis son bas âge (4 mois). Elle portait à la main droite sur un métacarpien unique un pouce bifide dont les deux doigts avaient l’un et l’autre {rois phalanges. Il y avait à l'autre main qu’un seul pouce et deux phalanges.
Les deux pouces formant le pouce bifide étaient au début tout à fait semblables et en vérité également mal développés ; chacun d’eux paraissait beaucoup plus faible qu’un pouce normal et ne présentait aucune mobilité active dans les articulations interphalangiennes. L’éminence thénar était peu développée et les mouvements d'opposition étaient assez faibles. L'auteur attendit pour voir si l’un des deux pouces ne se développerait pas mieux que l’autre, ou si l'enfant n’arriverait pas à se servir surtout de l’un d’eux, afin d’enlever l’autre. Mais rien de cela ne se produisit : les deux pouces montrèrent toujours le même développement,la même fonction. L’auteur alors résolut de pratiquer la syndactylie artificielle pour ne pas diminuer la fonction du pouce. Il tailla largement les deux pouces jusqu’à l’os du côté où ils étaient tournés l’un vers l’autre et il les joignit l’un à l’autre dans une position d’extension forcée pendant quatorze jours. La guérison fut absolue et le résultat excellent au point
de vue esthétique.
Observation XLVII (résumée)
(DusreurL CHAMBANDEL)
Homme de 24 ans qui présente :
1° Main gauche.Un pouce plus volumineux qu’un pouce nor
mal dont l’extrémité dorsale dépasse largement l'interligne arti-
culaire phalango-phalangienne de l’index. Ge pouce est bifide
et le pouce externe est plus développé que l’interne. Ils possè-
dent l’un et l’autre de légers mouvements individuels. Chacun
de ces deux pouces comprend frois phalanges articulées entre elles.
Le métacarpien est normal. Toutefois sa tête semble un peu élargie. Le sésamoïde cubital est plus gros que de coutume, La première phalange est tout d’abord unique et large; dans sa partie supérieure elle présente deux sillons médians, palmaire et dorsal, et elle se bifurque au niveau de son tiers inférieur et a l’aspect ainsi d'une fourche à deux branches. LE
La branche cubitale, moins développée, reçoit une phalangine plus large que longue qui s’articule avec une phalangette à peu près normale. è
La branche radiale plus volumineuse, s’articule avec une phalangine d’assez grande dimension et à peu près normale, la phalangette est régulière. |
Au niveau de l’articulation phalango-phalangienne externe il paraît exister un sésamoïde.
2° Le pouce droit est simple, mais il paraîtrait qu’il présentait un pouce surnuméraire sur le côté radial lequel aurait été enlevé dans les premières années de la vie du malade, Il s’ar-
ticulait avec la tête métacarpienne qui est élargie.
22 190 Au point de vue antécédents héréditaires, le père avait un pouce double, son grand’père aussi. -
Observation XLVIIL (inédite).
Un jeune homme de 17 ans,garçon marchand de vins qui vint
à la consultation de chirurgie de l'hôpital Saint-Louis pour une
entorse de l'articulation tibio tarsienne, présentait à la main droite au niveau de l’articulation phalango-phalangettienne du
pouce une petite tumeur qui avait absolument l'aspect d’un
durillon. À la palpation on sentait nettement un noyau osseux
assez peu mobile. :
On fit radiographier le malade et l'on constata alors que la
première phalange était légèrement bifurquée à son extrémité
inférieure etquela branche externe était plus petite que l'interne
ui s’articulait avec là phalangette.
Cette branche externe était en contact avec un noyau osseux
de la grosseur d'un pois qui représentait en somme l’ébauche 8 pois q P
d’une phalangette.
Le malade ne voulut pas se faire opérer.
(Voir figure n° 12 du tableau.)