‹ Contribution à l'étude des durillons professionnelsChapitre 15 sur 21 · AUD · texte numérisé non relu

AUD

métacarpien, un gros durillon et à un centimètre de distance deux petits durillons. |

Lereste de la peau de la face palmaire est normal; la face dorsale des deux mains est absolument indemne.

Cardeuses de matelas.

Ces ouvrières se servent d'un instrument très lourd, le peigne à carder.

Toute la face palmaire de la main droite est calleuse, avec durillons circonscrits au niveau des têtes des métacarpiens ; ces lésions sont produites par le manche du peigne. Chez les ouvrières qui travaillent beaucoup, qui fonteffort pour ne pas laisser tomber leur peigne, l'ongle de l'instrument porte sur l'avant-bras, immédiatement au dessus de l'articulation radio-carpienne et produit à cet endroit un large durillon (Tardieu).

Cavaliers.

Toutes les parties du corps en contact avec la selle présentent un épaississement marqué de la peau. Au niveau des parties saillantes du sacrum il existe souvent des callosités circonscrites. La partie interne des membres inférieurs est plus ou moins glabre. Les cuisses et les jambes sont arquées à convexité extérieure ; les cavaliers ont une marche toute particulière.

SES es

Chapeliers (ouvriers à la foule).

Pendant l'opération du foulage la main de l'ouvrier se trouve en contact avec un liquide caustique, eau bouillante acidulée au moyen de l'acide sulfurique au millième, avec deux outils : le roulet, sorte de rouleau en bois plus épais dans son milieu qu'aux deux extrémités ; d'un autre outil en bois, sorte de main large qui se fixe au moyen d'une ficelle passée au poignet et d'une autre ficelle en forme d’anneau dans lequel pénètre le médius : c'est la manicle.

Le dressage du chapeau consiste à en étirer les bords avec le talon de la main. Cette traction se fait avec l'extrémité des doigts et par l'appui des éminences thénar et hypothénar.

Chez le fouleur proprement dit on constate : 1° A l'intérieur de la main le poli plus ou moins prononcé de toute la surface, à l'extérieur la surface dépourvue de poils ;

2° L'irrégularité du bord libre des ongles, le raccourcissement de l’ongle, le décollement et la coloration noirâtre de cette partie décollée, la coloration ivoire de la partie des ongles qui tient encore au lit sur lequel ils reposent ;

3° La marque constante de la ficelle sur le médius au milieu de la première phalange et cette même marque sur la partie dorsale de l'avant-bras à 10 centimètres environ des os du carpe.

PAT no

Chez le fouleur dresseur : 1° L’élargissement, le poli -et la dureté relative de la pulpe des doigts autres que le pouce ;

2° De grosses callosités semi-circulaires des éminences sthénar et hypothénar.

Chez le fouleur, dresseur et ponceur : des durillons constants sur le dos des trois doigts du milieu de la main, au niveau de l'articulation phalango-phalanginienne.

Mais comme presque toujours le fouleur est dresseur et ponceur on trouve réunis dans les deux mains tous ces stigmates (1).

Charbonniers.

Mains de manouvrier, uniformément calleuses, de coloration très noire.

Chauffeurs.

Les chauffeurs font usage d'une pelle spéciale, à poignée transversale, appelée ringard. Ils présentent des mains calleuses avec durillons circonscrits sur les têtes des métacarpiens ; des durillons plus petits dans la paume de la main formant une rangée parallèle. Les mains, les avant-bras sont très noirs; le système veineux superficiel très développé.

(1) Analyse d’un article du Dr Grégoire, paru dans la Loire médicale, 15 août 1807.

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