INTRODUCTION
Tout ouvrier se trouve astreint à la répétition outrée d'un nombre limité de mouvements, (et par suite) à une variété uniforme d’attitudes, à des contacts nettement déterminés avec l'instrument ou l'objet de travail. Il en résulte pour lui, à la longue, des infirmités spéciales, professionnelles: Inégalité de développement dans les membres, inflexions et déviations de la colonne vertébrale. Sur les points les plus exposés, où la compression et le choc professionnels viennent converger régulièrement, il se formera, des bourses séreuses, des hygromas. des callosités.
Les pressions et frottements répétés de la peau ont pour siège habituel la main et le pied ; mais les points les plus divers du corps y sont parfois soumis, toujours alors dans des conditions professionnelles très particulières.
Les lésions professionnelles sont intéressantes à un double point de vue. Au point de vue pathologique on pourrait les confondre avec des lésions, morphologi-
CE quement très semblables, mais tout à fait diflérentes de nature et de cause; et par suite de pronostic et de traitement.
Elles ont une importance plus considérable au point de vue médico-légal. Elles peuvent servir à établir une identité qui resterait inconnue sans leur se- Cours.
Pour ces diverses raisons nous avons pensé qu'il serait utile de donner une description, des durillons professionnels, qui sont les lésions les plus communes produites par l'exercice des professions.
Dans les premiers chapitres, après quelques mots d'historique, nous étudierons la pathogénie des dermatoses professionnelles en général. Nous passerons ensuite à l’étude clinique de la kératose professionnelle et de ses complications. Après un chapitre sur le traitement hygiénique et prophylactique de ces lésions, nons aborderons la partiela plus importante de notre travail, l'énumération des diverses professions et des callosités qu'elles déterminent.
Avant d'exposer le résultat de nos recherches qu'il nous soit permis d'adresser à notre excellent maître, M. le Docteur Gaucher, l'expression de notre reconnaissance pour la sympathie qu’il nous a témoignée et l'amabilité qu'il a toujours apportée à nous éclairer de ses sages conseils. Nous lui devons une large part de notre instruction médicale, et c'est pourquoi nous lui renouvelons nos remerciements les plus sin- Cères : |
Nous tenons ençore à exprimer à M. le Professeur
Fournier toute notre gratitude pour le grand honneur
qu'il nous fait en acceptant la présidence de notre thèse.