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être altéré et on observe tous les degrés, depuis la lipothymie jusqu'à la syncope.
La mort peut terminer cette hémorragie.
Si le malade survit à ce premier accident, l’hémorragie peut se répéter et déterminer la mort par l'anémie rapide qu'elle entraîne chez un malade gravement infecté et en état de toxhémie.
Les deux observations (38 et 30) sont des exemples de ces deux variétés d’hémorragies. Ces deux observations montrent que les malades qui pourraient échapper à l’hémorra- : gie sont menacés à bref délai d’une perforation.
2° Perforation intestinale.
Heuyer a observé huit cas de perforation intestinale au cours des dysenteries, soit un peu plus de 15 p. 100 des formes mortelles. Dans quatre cas, la perforation siégeait sur le cæcum. (Planche I)
Dans deux cas sur l’appendice. (Planche II)
Dans un cas sur l’'S iliaque.
Dans un cas enfin il y avait trois perforations : une sur l'S iliaque, une sur le colon descendant, et une à l’union du cæcum et du colon ascendant.
La perforation siégeait donc plus fréquemment sur le cæ- : cum et l’appendice que sur !S iliaque. Il semble que la partie initiale du gros intestin résiste moins bien à l’ulcération dysentérique que le colon terminal. Or, dans toutes ses autopsies, Heuyer a trouvé ja sous-muqueuse de l’S iliaque considérablement épaissie, alors que la paroi du cæcum avait une épaisseur normale, comme si le cæcum n'avait pas eu le temps de réagir à l’action nécrosante de”l’ulcération jeune.
La perforation intestinale au cours de la dysenterie aiguë ne s'accompagne pas toujours d’une réaction nette de l’état général. La péritonite qu’elle détermine prend le type asthénique et ses symptômes disparaissent dans les tableaux de l’infection grave au cours de laquelle elle se produit. La per- ‘foration est quelquefois une trouvaille d’autonsie. On constate alors que le péritoine s’est à peine défendu, que les anses intestinales ne sont pas agglutinées ni recouvertes de
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