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Pour traiter ces arthrites, on donnera du sulfate de soude, on inotituera le régime lacté, on appliquera des enveloppements salicylés, et surtout on fera prendre au malade 4 gr. de chlorure de calcium. Mir
Elles sont bénignes et guérissent en cinq ou six jours sans laisser de traces.
Pour éviter ces accidents anaphylactiques, Heuyer a essayé la méthode des injections de Besredka (il commençait par 1 cc. et augmentait progressivement la dose) sans qu’il ait pu juger d’une façon certaine de l’efficacité de cette méthode.
Mais ici encore, quelle que soit l’efficacité du sérum antidysentérique dans beaucoup de dysenteries bacillaires,. il est des cas où son emploi n’a eu aucune action.
3° Arsenicaux (surtout arsénobenzol et néo-arsénobenzol). Dès 1017, Heuyer a employé l’arsénobenzol dans le traite- ‘ment des dysenteries et en particulier des dysenteries chroniques ou à récidives. Il y avait été conduit par la constatation de spirilles dans les selles.
Ravaut dans son travail sur « les dysenteries au cours de la guerre » dit que « les spirilles Sont des hôtes normaux dans l'intestin qui ne se voient que dans des circonstances spéciales et qu'une irritation, même minime, peut provoquer leur apparition. » « Il n’accorde à ces parasites qu’une signification secondaire, mais est d’avis que leur action ne doit pas être négligée et doit être combattue par les sels arsenicaux ». D'abord il est certain que les spirillés se rencontrent dans les se:les normales chez des individus sains. Toutefois ils sont peu nombreux, à peine un ou deux par champ microscopique au cours de diarrhée banale non dysentérique ; il n’est pas rare non plus de rencontrer des spirilles quelquefois en assez grand nombre (5 à 10 par champ microscopique) mais toujours associés aux cocci et bacilles habituels des selles. A la guérison, ils disparaissent généralement ou restent en très petit nombre. Dans ia dysenterie il faut distinguer les cas.
Les glaires de la dysenterie bacillaire à la période d’état n'en contiennent pas. Ces glaires sont d’ailleurs très pauvres en éléments microbiens à l’examen après coloration au Ziehl dilué. Mais quand les glaires commencent à être mélangées à
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des matières diarrhéiques ou pâteuses on voit apparaître les spirilles généralement peu nombreux.
Dans la dysenterie amibienne, les spirilles comme les flagellés sont presque toujours associés aux amibes et souvent en grande abondance (30 à 50 par champ}. Ils diminuent, mais peuvent persister assez longtemps quand la dysenterie s'améliore.
Il en est de même dans certains syndrômes dysentériques pour lesquels aucun diagnostic étiologique précis ne peut être porté. =
Ces spirilles sont de trois sortes : petits, moyens et grands.
Les petits ont deux tours de spires ramassés ef une longueur de 5 à 6 . Heuyer ne les a rencontrés en abondance que dans trois cas.
Les moyens qui sont identiques à ceux que le Dantec a. décrits ont 3 spires étalées et une longueur de 6 à 10 pm. Ce sont les plus habituels.
Enfin les grands sont de véritables spirochètes à 6 ou 8 tours de spires réguliers et une longueur de 10 à 14 p. Is sont généralement associés aux précédents.
Sur 150 examens, 20 fois, Heuyer a trouvé des spirilles en petit nombre (au maximum 5 par champ), et dans ce dernier groupe ils accompagnaient les amibes dans 18 cas.
Enfin dans 5 observations d’un syndrôme dysentérique typique où les examens et les cultures ne donnèrent aucun résultat, Heuyer a trouvé seulement des spirilles, en énorme abondance, formant un véritable feutrage identique à ceux que le Dantec appelle un tissu spirillaire et sans association avec bacilles ou cocci ; c'était une vraie culture pure. Sur 3 cas il y avait 4 dysenteries bénignes, et une D. récidivante.
Il a obtenu à chaque fois une guérison rapide avec deux jections intra-veineuses de o gr. 20 centigrammes de néosalvarsan à 5 jours d'intervalle. Les spirilles ont disparu totalement en même temps que la dysenterie guérissait et que les selles redevenaient normales.
De plus, quand il a constaté dans les dysenteries amibiennes ou dans des syndrômes dysentériques atypiques, à une période
quelconque de leur évolution, des spirilles en assez grand { . 5
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nombre (5 à 10 par champ), il a systématiquement employé le néosalvarsan : deux et au maximum trois injections intraveineuses de o,20 centigrammes à 5 jours d'intervalle faisaient disparaître les spirilles et terminaient la guérison de la dysenterie. Il a été frappé de voir la coïncidence fréquente enire la disparition des spirilles et la réapparition des selles moulées normales. Il possède plus de 40 observations de ce genre.
Ces faits s'ils ne suffisent pas pour assurer l’existence de la dysenterie spirillaire,. faute de constations anatomo-pathologiques et expérimentales, paraissent affirmer du moins le rôle pathogène des spirilles à certaines périodes ou dans certaines formes des syndrômes dysentériques.
D'autre part, Ravaut a montré que l’arsénobenzol et ie néo-arsénobenzol agissaient sur les kystes amibiens et amenaient leur disparition, ces médicaments agissant sur les formes de résistance de l’amibiase comme sur les formes de résistance des hématozoaires dans le paludisme. |
Le traitement par l’arsénobenzol devra donc toujours être dirigé par l’examen des selles, selon que celui-ci montrera ou non la présence de kystes amibiens ou de spirilles.
4° Médicaments modificateurs de la flore et de la faune intestinale. — On a recommandé pour faire disparaître les flagellés (Lamblia, Trichomonas, etc.) deux médicaments :
a) Le salol : Heuyer l’a employé avec ténacité dans de nombreux cas où il a constaté des flagellés dans des selles dysentériques ou postdysentériques, sans en Fos une seule fois l'efficacité.
b) La térébenthine sous forme de capsules d'essence de térébenthine (4 à 6 capsules par jour) a donné 2 fois à cet auteur un résultat favorable sur la disparition des flagellés. Peut-être ne s’agit-il que d’une coïncidence, car dans de nombreux autres cas, d’une part la térébenthine n'eut aucune action et d’autre part, les flagellés disparaissaient tandis que les selles redevenaient moulées sous la simple action du bismuth. |
On peut dire d’autre part que les lavages n’ont pas d'action sur les flagellés, car à l’autopsie, par prélèvement du imucus dans le grêle, Heuyer a trouvé de ces parasites.
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