‹ Contribution à l'étude des dysenteries et de leur traitement chirurgicalChapitre 35 sur 82 · BALLANGE, — Dysenterie chronique. Amus iléal, Mort · texte numérisé non relu

BALLANGE, — Dysenterie chronique. Amus iléal, Mort

Homme qui, à ia suite d'un séjour aux Indes, et bien qu'il n'eut pas été atteint de diarrhée, rendit du sang et du mucus dans ses matières. L'état Sénéral devint des plus précaires. L'intervention fut pratiquée, mais tardivement. |

Après laparotomie latérale droite, le petit intestin fut sectionné près de la valvule iléo-cœcale et les deux bouts furent fixés à la peau. Des irrigations furent faites par le bout infét rieur et :e malade commençait à mieux se porter lorsqu'une pneumonie hypostatique l'emporta au bout d’une semaine.

11. E. POUCEL (de Marseille). — Entéro-colite dysentérique grave. Anuis iléal. Guérison.

3 février : malade offrant le type rêvé pour l'application de

la méthode ; entéro-colite dysentérique arrivée à la période préagonique. Température 39°5, ténesme incessant, trente à quarante selles par jour composées de sang liquide ou coagulé et de raclure de boyau ; la peau avait même cet enduit visqueux, les gencives et les dents ces fuliginosités préludes trop souvent d’une mort prochaine.

Vü deux fois en consultation par un de ‘ho$ confrères, dont la haute valeur clinique a consacré la réputation, il fut condamné à brève échéance avec le diagnostic certain d’entérocolite dysentérique et le diagnostic probable de cancer du rectum, mais c'était de la dysenterie dont mourait le malade et non d'un cancer douteux.

L'examen du rectum, fort douloureux, révélait une muqueuse épaisse, sanglante mais boursoufflée par de l’œdème interstitiel et sous-muqueux plutôt qu'indurée. L'existence du cancer, comme le montrera plus tard l'analyse, était au moins fort problématique. C'étaient : l'infection dysentérique, les hémorragies incessantes, les trente ou quarante selles par jour qui tuaient le malade.

Dès le lendemain, #4 février, je pratiquais l'anus cæcal:permanent avec deux orifices, l’un sur l’iléon, l’autre sur le cæcum. L'appendice, très long, épais, mais non enflammé, fut enlevé.

Le 5 février, lavages iodés du gros intestin avec une solution:

fatile à 0,25 0/0. Le jour même, plus de douleurs, plus de ténesme, plus de caillots de sang , plus de fièvre. Les matières sortent normalement, sans fréquence et surtout sans douleur par l’iléon ; le ventre s’assouplit et n'est bientôt plus douloureux à l'exploration. .

Le 7, le 8, l'appétit renaît, insatiable, presque boulimique. Le pain, la viande, le poisson, dévorés avec avidité, n’occasionnent ni pesanteur ni colique, tandis que cinq jours auparavant, deux gorgées de lait, prises avec un insurmontable dégoût, provor quaient dans le ventre de tortionnantes douleurs.

Le 10, le malade quittait le lit, se promenaiïit, recevait des visites. Les lésions du rectum avaient totalement disparu.

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