‹ Contribution à l'étude des dysenteries et de leur traitement chirurgicalChapitre 37 sur 82 · HARTMANN · texte numérisé non relu

HARTMANN

Femme de 33 ans, entrée le 20 sobre de “e service dé Hartmann pour des accidents de colite rebelle avec hémorragies intestinales. Début, il y a 3 ans, par de la constipation avec des peaux et des glaires,

Depuis 10 mois, hémorragies intestinales Ft rares et peu abondantes. Puis, diarrhée abondante traitée comme dysentérique (jusqu'à 40 selles par jour). A la partie supérieure de l’ampoule rectale, on constate que les- parois de l'intestin sont épais-

sies, irrégulières, que la-lumière du canal est rétrécie.: Etat cachectique.

Le HA novembre, iléo-rectostomie avec le bouton de Lardennois. Guérison avec une fistule stercorale. Actuellement, (juillet 1911) la malade a un état général extellent, des garde-robes réÉgUulières ; mais il persiste une petite fistulette donnant de temps en temps quelques gouttes de liquide.

-14 WEIR (de New-York). — Colite dysentérique. Cæcostomie valvutaire (procédé de Kador-Gibson). Guérison.

15. WEIR. — Colite dysentérique datant de 3 ans. Appeñdicostomie. Guérison. $

Le patient, âgé de 31 ans, était atteint de colite dysentérique datant de trois ans. Devant l'insuccès des traitements médicaux employés jusque-là, Weir fit d’abord une laparotomie. Puis, ayant constaté l'absence de néoplasme, il referma l'incision médiane pour procéder à une cæcostomie valvulaire. ; Mais, dit-il, le cæcum une fois découvert par incision latérale, l'appendice rosé se présenta si opportunément à la vue qué je décidai de l'employer pour réaliser la fistule désirée. I] fut donc fixé à la plaïe et te reste de la plaie fermée. Au bout de 2? mois de lavages, l'amélioration était manifeste et, peu après la guérison fut assez complète pour autoriser l'occlusion de la fistule. Celle-ci fut rapidement obtenue à l’aide d'une pointe de thermocautère.

16. VERHOOGEN. — Colite dysentérique datant de 2? ans. Appendicostomie. Guérison.

Il s’agit d’un homme de 36 ans qui souffrait, depuis 2 ans, de colite dysentérique, et son état était des plus inquiétants lorsau'il est entré le 8 août 1910 dans le service de Verhoogen (amaiorissement notable, facies terreux, impossibilité de prendre autre chose que du lait ; élévations fréquentes de la température, ventre douloureux à la pression sur tout le trajet du côlon, notamment aux angles coliques et au point de Mac Burney. Muqueuse rectale couverte d’ulcérations et, de plus, véritable bouquet de fistules suppurantes autour de l'anus).

L'appendicostomie fut pratiquée le 27 août, et les lavages commencés le 30 avec de l'eau bouillie tiède. On en vint ensuite aux lavages au collargol à 1 p. 1.000, à l’eau iodée (mal supportée), au tanin (1/4, puis 1/2, puis 1 pas 1.000), au biborate de soude (4 p. 1.000), au nitrate d'argent (1 p. 5.000).

Le 24 novembre (malgré la persistance des quelques troubles causés par les fistules) les selles, réduites à une par jour, étaient moulées ; l'état général était bon, l’engraissement notable et Palimentation normale. Bref, le patient était en bonne voie de cuérison et, certes, on peut dire que ce résultat était vraiment inéspéré.

17. JAGOB. — Dysenterie grave (Accidents péritonéaux). Appendicostomie. Guérison.

: Jls’agit d'un soldat de 31 ans, entré au Val-de-Grâce le 9 mars 1911, avec des accidents péritonéaux fort inquiétants (douleurs, vomissements avec brusque réapparition des selles dysentériques

tvpiques, à raison d'une selle toutes les demi-heures, au cours

de la convalescence d’une dysenterie fort grave, contractée au

Tonkin en septembre 1909). L'application de glace sur le ventre, la diète absolue et les injections de sérum ayant amené la séda-

tion des symptômes, l'appendicostomie fut pratiquée le 20 mars.

A noter comme particularité qu'une partie du méso-appendice

ayant dû être réséquée pour amener l’appendice au dehors, il

en résulta un sphacèle de la portion correspondante de l'ap-

pendice.

Sonde n° 14 à demeure pendant 3 jours. Les lavages, commencés deux jours après, furent continués tous les jours, pendant la première quinzaine ; puis tous les deux jours. Le liquide utilisé a été de l’eau bouillie, puis du nitrate d'argent à 1 p. 4.000; mais même à cette faible dose la solution argentique était mal supportée par le malade ; elle déterminait des coliques et on revint très vite à l’eau bouillie. 3 litres de liquide tiède étaient employés pour le lavage ; ils étaient injectés lentement et avéc une faible pression. Dès les premiers .Jlavages, amélioration nette : douleurs atténuées, selles espacées” ayant perdu leur caractère dysentérique.

Deux moistet demi après l'opération, les forces et l'appétit sont revenus, le poids a augmenté de 8 kilos, l’état général est parfait. Les signes de dysentérie ont disparu, il n’y a plus de sang dans les selles, qui sont redevenues moulées et l’alimentation normale a pu être reprise depuis plus d’un mois. L’S iliaque et le cæcum sont, à la palpation, souples, indolores ; le toucher rectal n'est plus douloureux et montre une muqueuse normale. Mais il persiste au niveau de la portion gauche du côlon transverse, un point douloureux à la pression et des coliques qui surviennent irrégulièrement et se localisent au même niveau.

La radiographie montre l'existence, en ce point, d'une coudure très marquée du côlon transverse, avec rétrécissement de son calibre, 11 s'agit sans doute, soit d’un rétrécissement cicatriciel consécutif à la guérison d’une ulcération dysentérique étendue et profonde, soit d’une adhérence due à un point d péritonite péricolique. ;

Quoi qu'il en soit, si ces troubles persistent (et ils paraissent s’atténuer) ils seront justiciables d'une opération complémentaire (section de bride, iléo-sigmoïdostomie). Quant à la fistule appendiculaire, elle est restée perméable et continente, et par

elle, le malade continue à laver son gros intestin tous les deux jours.

, 18 18. GOTTE. — Dysenterie aiguë. Appendicostomie. Guérison.

Homme de 25 ans envoyé le 31 octobre 1917 avec la mention : « Dysenterie aiguë ayant débuté le 14 octobre. Le malade, qui avait 50 selles par jour, n’a réagi que faiblement au sérum antiaysentérique et à l’émétine, administrés à haute dose ; il a encore une vingtaine de selles par jour avec du sang. Pas d’amibes dans les selles. Amaïigrissement considérable, perte de forces ». L'appendicostomie faite immédiatement sous anesthésie générale, a des suites tout à fait simples. Dès le lendemain, on commence le lavage du gros intestin avec une solution de nitrate d'argent à 1 p. 1.000. Très rapidement, le nombre des selles diminue considérablement les glaires disparaissent complètement. On poursuit néanmoins les lavages pendant une quinzaine de jours encore. À ce moment, on retire la sonde. La

fistule appendiculaire se ferme bientôt après, et le 7 décembre, le malade est évacué sur la France, complètement guéri. LA

2 é 19. GOTTE. Dysenterie aiguë. Appendicostomie. Guérison. Dysenterie ayant débuté le 7 novembre. Le malade avait à ce

moment 40 selles par jour avec des glaires et du sang. Pas

d'amibes. Malgré un traitement intensif, il gardait encore plus

de 20 selles lorsqu'il nous fut envoyé. Appendicostomie le 24

novembre 1917, suivie de lavages au nitrate d'argent quotidiens. Amélioration très rapide. Ablation de la sonde treize jours

plus tard. Guérison.

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