‹ Contribution à l'Étude des Dysplasies Osseuses CongénitalesChapitre 20 sur 28 · Z0 EXAMEN DES LIGNES D'OSSIFICATION ENDOCHONDRALE · texte numérisé non relu

Z0 EXAMEN DES LIGNES D'OSSIFICATION ENDOCHONDRALE

Les deux lignes d'ossification aux extrémités supérieure et inférieure ont été examinées pour chacuu des trois os. Toutes se caractérisent à un degré plus ou moins marqué par des déviations du type physiologique. À l'œil nu, ces particularités ne se décèlent par rien; la ligne de séparation de l’os médullaire d'avec le.cartilage est tout à fait régulière.

À. Radius. — 1° Extrémité supérieure. — Les modifications du cartilage préparatoires à l’ossification sont très incomplètes et se tassent pour ainsi dire dans une bande extrêmement réduite de cartilage. Au cartilage quiescent succède une couche où la prolifératiôn s'accuse par la présencè de petits groupes isogéniques coronaires de 4. 5, 6 éléments; plus près de la ligne d’ossification, on retrouve également des groupes isogéniques dont les éléments sont à la fois plus nombreux et plus espacés que les précédents, mais gardent la disposition coronaire et ne montrent : aucune tendance à se former en séries longitudinales. C’est tout de suite après cette couche qu'on trouve la ligne d'ossification : celle-ci est seulement creusée de petites dépressions peu profondes qui lui donnent une forme festonnée, sans que les parties saillantes se prolongent dans la cavité médullaire sous la forme de travées d’une certaine longueur et parallèles à l'axe de l’os, ainsi qu'il est normal. Sur toute la longueur ce la ligne, c'est tout au plus si l’on compte, à intervalles espacés, 6 à 7 travées directrices d'une longueur notable, qui plongent dans la cavité médullaire st

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sentourent d'un liséré ostéoïde. Sur presque toute l'étendue de la ligne d’ossification, les dépressions nt saillies de celle-ci sont revêtues par un liséré ostéoïde “qui vient doubler le cartilage et s'interpose entre celui-ei et les anses vasculaires qui viennent au Contact de la ligne d’ossification.

Ce n’est pas à dire que le travail d’accroissement de l'os soit totalement arrêté; il est même certain - qu'il se poursuit, car, en divers points, on voit le liséré ostéoïde disparaître et les vaisseaux effondrer les groupés isogéniques de cellules cartilagineuses; mais, alors qu'il s’agit d’un os long, l’inexistence de la sériation longitudinale préparatoire des chondroblastes paraît attester un ralentissement anormal du processus. Cette absence explique qu'il ne se produise pas de longues travées directrices longitudinales. Peutêtre aussi, une raréfaction précoce intervient-elle pour résorber le jeunes trabécules d'os enchondral aussitôt formées

2° Ertrémilé inférieure. — La ligne d'ossification donne ici l'impression d'être plus « fertile » que la précédente. Les groupes isogéniques carlilagineux s’allongent en se rapprochant de la ligne dossification et se forment finalement en séries longitudinales. Il n'y a pas de liséré ostéoïde sur les dépressions de la ligne d’ossification; enfin, de nombreuses travées directrices bientôt pourvues d’un revêtement csseux viennent s'insérer à la ligne d’ossification. Tout au plus, pourrait-on trouver que ces travées sont courtes, de forme irrégulière et trapues, au Lieu de s’allonger suivant l'axe de l'os; mais ce sont des nuances qui échapperaient sans doute, si l'attention wétait pas attirée sur le earactère pathologique de la pieoe |

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