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Examen histologique

A. — Examen histologique des os

À la suite de l’autopsie, Mlle Athias, chef de clinique, prélève 3 des os qui étaient le siège de fractures, Savoir un humérus, un cubitus et un radius. Ont été prélevés également les glandes à sécrétion interne, savoir le corps thyroïde, le thymus, l'hypophyse et une capsule surrénale. Le tout a été apporté au laboratoire “anatomie pathologique aux fins d’examén anatoluique détaillé.

La partie principale de cet examen concerne natu-: rellement les pièces osseuses. Gelles-ei ont été fixées au Bouin, décalcifiées et incluses dans la paraffine;

- les coupes ont été colorées à l'hémalun-éosine-safran.

L'examen histologique. des trois os a visé notamment la constitution de l’étui osseux diaphysaire et de la moëlle, la ligne d’ossification endochondrale, enfin les détails concernant les foyers de fracture. La conclusion d'ensemble qui s'en dégage est celle-ci :

4 Qu'il existe un. état manifeste de raréfaction el «’amincissements pathologiques du côté de l'os périostique et médullaire. |

2° Que les lignes d’ossification enchondrale sont loin d'être normales, mais présentent, en bien dés points, des anomalies considérables.

3° En ce qui concerne les foyers de fracture, nous

avons constaté au contraire que les phénomènes réac-

tionnels sont dans leur ensemble très comparables à ecux que pourraient présenter des os normaux. C'est ce qui résulte des constatations de détail ci-après consignées. ne si

1° EXAMEN DES DIAPHYSES

A. Radius. —— Sur les coupes longitudinales intéressant la diaphyse au-dessus du foyer de fracture et jus-

qu'à la tête cartilagineuse, l'insuffisant développe:-

ment du manchon osseux périphérique est tout à fait manifeste. Ce développement est inégal suivant les points considérés, de telle façon que si, dans certaines régions et sur une certaine longueur, on trouve une lame osseuse continue (représentant la section longitudinale du cylindre diaphysaire), en. d'autres. points une telle lame n'existe pas, et on ne trouve qu'une mince couche d'os spongieux avec des trabécules étroites et de larges espaces médullaires. Ces espaces médullaires élargis arrivent même, par places, à créer, en s'anastomosant, de larges solutions de continuité dans le manchon osseux. En de tels points, la minceur de la coque osseuse est telle, qu’elle échappe à l’examen de la coupe à l'œil nu (Epaisseur réelle directement mesurée : 25 x). Au voisinage du cartilage épiphysaire, le cylindre osseux cesse d’exister, un peu avant d'arriver au contact du cartilage. Les trabécules osseuses qui occupent le canal médul-

laire sont clairsemées; toutefois, comme dans cette :

région centrale de l'os, les processus de raréfaction doivent normalement s’exercer,: on ne saurait dire si

l'importance relative de ces travées osseuses intramédullaires: est anormalement diminuée. Tout cet appareil osseux diaphysaire, garde ses mêmes caracteres de gracilité jusqu'au niveau de là fracture où le manchon externe se coude et se réduit en fragments. Ainsi qu'il à été noté plus haut, la fracture siégeait à l'union du 1/3 moyen et du 1/3 inférieur.

Au-dessous de la fracture, lé manchon osseux externe cesse d'exister comme ation continue, à environ 0,5 au-dessus du cartilage; l'os périostique se réduit ici à quelques travées discontinues qui ne $e distinguent pas des travées de l'os médullaire sous-jacent. … La moëlle osseusé présente un riche développement de sinus sanguins. Le tissu propre dé la moëlle à subi une transformation adipeuse assez avancée. Ce qui subsiste de moëlle active présente une richesse variable en éléments de la série hématopoiétique; mais li ne parait pas y avoir là rien d’anormal.

Le périoste présente une épaisseur variable et à par

tir de la région du cal jusquau cartilage de la tête, le périoste est, séparé du manchon osseux diaphysaire ancien par une couche néoformée d'origine irritative qui est formée d’un tissu fibreux au sein duquel . prennent naissance des néo-trabécules osseuses; nous reviendrons sur cette couché en décrivant les détails du foyer de fracture; elle se continue avec une épaisseur sensiblement constante jusqu’à la tête cartilagineuse. On la retrouve également au-dessus de Ia fracture; elle ne cesse d'exister que là où le manchon daphysaire lui-m ême disparaît comme formation continue. ;

B. Cubitus. — Les traits généraux de la description ci-dessus sont entièrement applicables; c’est ainsi qui si l'on examine le manchon osseux à partir de lex trémité supérieure de l'os, on trouve une paroi compacte puissamment développée [environ 200 # ] sur

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la face antérieure et sur environ 2? centimètres de longueur, tandis que dans les parties correspondantes, mais du côté de la face postérieure, le manchon périostique forme une lame continue, mais réduite seu-. lement à une épaisseur de 25 & environ. Plus bas, la disposition inverse se réalise; c'est sur la face antérieure que la lame osseuse se réduit à être presque inexistante, tandis qu'elle s'épaissit sur la face pos-. térieure. Dans la région de la fracture, les sections antérieure et postérieure apparaissent également minces; elles s'incurvent pour se rapprocher l’une de l’autre et se réduisent enfin en fragments irréguliers. Au-dessous de la fracture et à quelques millimètres de celle-ci, l’aplasie du manchon osseux est encore plus ‘évidente, si possible : chacune des sections antérieure et postérieure n’est plus représentée que par de minces trabécules disposées sans régularité.

La moëlle présente les mêmes caractéristiques que . dans le radius. [ci également, le retentissement de la fracture se manifeste à distance par l'interposition entre le manchon osseux et le périoste, d’une lame de tissu conjonctif jeune où se développent des néo-trabécules osseuses; cette lame est surtout développée sur la face antérieure où elle atteint presque jusqu’à l'apophyse coronoïde; elle existe également sur toute la périphérie de l'os, au-dessous de la fracture jusqu’à l’extrémité inférieure.

C. Humérus. — Ici aussi, le manchon osseux souspériostique attire l'attention par son développement variable et incomplet. Si, par exemple, on l’envisage à environ 1,5 au-dessous de la tête humérale, on trouve, du côté antérieur, une lame d'os compact, assez bien développée et d’une épaisseur de 85 & tandis. que la région en regard, sur la face postérieure, est formée d'une mince couche spongieuse, à minces travées et à larges espaces médullaires; l'armature de

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résistance se trouvant réduite en moyenne à la superposition de deux travées mesurant chacune 25 v d'épaisseur ou moins encore. En cette même région, on est frappé de l'opposition entre l'épaisseur considéräble du périoste et le faible développement de l'os sous-jacent. En se rapprochant de la tête, on observe que le manchon osseux périphérique cesse complète. ment d'être représenté même par de l'os spongieux, déjà à 1 cm. au-dessous du cartilage; on ne trouve ici, au-dessous de la couche fibreuse dense du périoste qu'une couche conjonctive à fins faisceaux et assez richement vascularisée qui occupe la place de la couche ostéogène ou du manchon osseux, Mais dans laquelle aucune trabécule osseuse ne s'est développée. Au-dessous, se trouve tout de suite la moëlle avec ses trabécules osseuses éparses. Dans toute la traversée du foyer de fracture, le manchon diaphysaire perd en maints endroits la structure compacte ei se montre formé de minces travées anastomosées, disloquées et interrompues au niveau de la fracture elle-même. Au-dessous de la fracture (celle-ci .siégeait vers la partie moyenne de l'os), un mince manchon continu d’os compact s'est reconstitué; mais cesse d'exister à environ 0,5 du cartilage de l'extrémité inférieure. En un point de cette région juxta- épiphysaire, on note à la face profonde de la couche osseuse sous-périostique, un ilôt cartilagineux de dimensions miliaires, sorte de cal microscopique, vraisemblablement consécutif à la Tupiure isolée d’une trabécule osseuse.

Les trabécules osseuses éparses dans le canal médullaire sont très grèles et disséminées. La moëlle ellemême, très vasculaire est pauvre en vésicules adipeuses et bourrée des éléments propres du tissu (cellules rondes de divers types). Ici aussi, le retentissement de la fracture se manifeste par l’apparition

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sous le périoste d'une couche conjonctive vasculaire

avec travées osseuses néoformées; Cette couche cesse , d'exister vers la partie inférieure, en même temps | que le manchon osseux compact,

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