E = ZE
OT : E'= 0,000 19837 T pH
MaUs : E'=Ei —E
donc : 0,000 19837 T pH+E1 —E se EE
» E est connu, il suffira donc de mesurer EA pour avoir le pH cherché. Pour cette mesure, nous utiliserons la méthode d'opposition de Poggendorfi. Elle consiste à opposer pôle à pôle à un autre électromoteur, pris comme étalon, celui dont on veut mesurer la force électro-motrice. On fait varier celle de l’accumulateur jusqu'à déviation nulle d’un galvanometre intercalé dans le circuit. À ce moment, les forces électro-motrices étant égales, on en déduit celle de l’électromoteur inconnu. » (Roulaud.)
Sous une forme plus accessible, on peut résumer ou synthétiser le manuel opératoire comme suit :
Principe. — 1° Différence de potentiel électrode-solution. — Toutes les fois qu'une lame métallique quelconque est au contact d'un liquide (serait-ce de l’eau pure), il s'établit entre la lame et le liquide une circulation d'ions, laquelle se traduit par une différence de potentiel. Cette différence de po: tentiel électrode-solution est tellement faible qu’elle ne saurait être décelée directement; on ne peut la déterminer qu'en l’opposant à une force électro-motrice aisément mesurable en utilisant la méthode d'opposition.
2° Electrode d'hydrogène. — Pour déterminer la diité-
AS
rence de potentiel électrode-solution correspondant à un liquide donné, il faut évidemment un terme de comparaison que l’on considère comme représentant l'unité. Ce terme de comparaison n'est autre que l’électrode gazeuse à hydrogène. En pratique, on ne saurait préparer commodément une électrode gazeuse, mais l'expérience a démontré que l’équivalent s’obtenait en immergeant, d’une certaine quantité, une lame de platine platiné dans un liquide où barbote un courant d'hydrogène pur, lequel gaz entoure l’électrode de platine en exérçant une certaine pression à la surface du liquide. Cette électrode d'hydrogène est en réalité une pile que l’on associe en tension avec une électrode au calomel dite électrode de référence, laquelle possède une différence de potentiel facile à déterminer. (Ces deux électrodes à hydrogène et au calomel ont leurs liquides respectifs reliés par un siphon.)
Leur ensemble constitue ce que l’on est convenu d'appeler une pile de concentration.
RÉALISATION (voir schéma). — Le problème se ramène, dès lors, à l’aide de la méthode d'opposition de Poggendorif, à
tes
opposer la pile de concentration Pc constituée comme il vient d'être dit à un générateur électro-chimique de force électromotrice connue (accumulateur À ou élément étalon Weston).
On met en opposition ces sources d'électricité (pile de concentration-aceumulateur) en faisant varier par déplacement d'un curseur C sur le fil potentiométrique p la résistance du cireuit jusqu'à égalité des deux forces électro-motrices opposées, égalité décelée par un appareil de zéro : l’électromètre de Lippman E. La valeur de la force électro-motrice cherchée est fournie directement en millivolts par un millivoltmètre V intercalé dans le circuit. La déviation lue au millivoltmètre, utilisée en appliquant la formule de Nernst :
Rue
qui tient compte de la température et de la pression, donne directement la valeur du PH cherché.
Voici, en application de cette méthode et après des essais nombreux et concordants, quels ont été les résultats obtenus avec # échantillons d’eau prélevés respectivement du lac de Cazaux (au-dessus de la tête de prise), au nouveau poste de javellisation du Becquet, avant javellisation, et dans deux demeures particulières sises à Arcachon, boulevard de la
Plage :
Pa 6 électrométrique.
Eau du lac (prélevée au-dessus de la prise). 169 6,85 BauidusB e CAUSES CR 16° 6,89 HAUTE CAC RONNOMEPEE RON RR 16° 6,60 Hau dATCACHONIN AREAS NA CRUE 16° 6,58
Ces résultats nous sont particulièrement précieux : ils nous enseignent que l’eau du lac de Cazaux possède, à Porigine, une acidité qui, pour n'être pas exceptionnelle, n’en demeure pas moins fort sensible. Cette acidité ne saurait provenir de Co?, dont la proportion dans ces eaux est extrêmement faible, comme nous en rendrons compte ultérieure-