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» Ajouter solution filtrée contenant :
DIRoUSE CONGO EME RERNER ERNEST Er 2 g.
» Lessive de soude dite des savonniers .. 1/2 ce. DA RAU SIC TR RTE MR PER tue 100 cc.
» Mélanger. Répartir en plaques de Roux à raison de 15 ce. par plaque. Stériliser à 115 degrés.
‘» Au moment du besoin, faire liquéfier au bain-marie à 42 degrés environ. Ensemencer aseptiquement avec une pipette stérile 4 ce. de l’eau à examiner. Mélanger. Laisser solidifier horizontalement. Mettre à l’étuve à une température de 25 à 30 degrés. Au bout de vingt-quatre heures, de quarante-huit heures, ou si l’on veut encore de soixante heures,
voir les colonies.
» Les colonies de bacilles coli apparaissent très nettement et joliment sous forme de taches d’un beau bleu clair sur fond rouge groseille. Les colonies de bacilles typhiques se détachent, elles aussi, très nettement en rouge foncé, mais sont beaucoup plus petites que celles du bacille coli.
» Se servir d'une loupe pour plus de sûreté.
» Nota. — Si l’on pense que l’eau à examiner doit être très pauvre en bacilles coli, on ensemencera 50 cc. sur 150 cc. de notre milieu stérilisé, momentanément liquéfié, et contenu dans un ballon. Après mélange, on coulera immédiatement en boîtes de Pétri préalablement stérilisées (en 10 boîtes, si on n’a à sa disposition que des petites boîtes de 9 centimètres de diamètre).
» On peut aussi centrifuger longuement 50 cc. d'eau dans un tube centrilugeur effilé à sa partie inférieure, gradué et préalablement stérilisé avec une coïlle de papier filtre. La centrifugation effectuée, on soutirera, au moyen d’un siphon stérile, la partie supérieure de l’eau jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un volume de liquide compris entre 2 et 4 cc. Pour ensemencer, on versera aseptiquement 15 à 20 cc. de notre milieu liquéfié, dans le tube centrilugeur., On mélangera énergiquement par agitation, le tube étant bouché par une ron-
delle de caoutchouc stérile maintenue par le pouce, et on coulera le tout immédiatement en boîte de Pétri. (Centriluger simultanément dans 2 ou 4 tubes : ainsi la recherche porterat-elle sur 100 ou 200 cc. de la même prise d’eau).
» Si l’eau est très chargée de matières minérales, notamment d'aluminium et de fer à l’état d'oxydes ou d'hydrates, on filtrera sur filtre papier stérilisé pour se débarrasser de la plus grande partie de ces substances en suspension, cette simple filtration ne pouvant modifier la flôre bactérienne... »
Plus loin, il ajoute : « Signalons enfin, et cela est très important, que sur notre milieu tous les germes de l’eau cultivent. Ainsi pouvons-nous faire directement et du même coup, non seulement la numération du bacille coli, mais la numération des autres colonies. Cette numération, suivant le procédé. courant qu'on emploie, sur culture sur gélatine, est d'une facilité extrême. Au bout de quelques jours, si les colonies sont peu nombreuses, on les compte une à une sur toute la plaque, après avoir divisé la plaque en secteurs égaux par des traits au crayon gras. Si les colonies sont très nombreuses, on compte les germes de deux secteurs sensiblement aussi riches en bacilles. On fait la moyenne des deux numérations, on multiplie le chiffre par le nombre des secteurs et on rapporte la numération au centimètre cube, pris comme unité.
» Ainsi, et pour conclure :
» 4° La méthode de Vincent, qui est la méthode classique
en France, présente les inconvénients suivants : » a) milieu liquide; » b) présence d’un antiseptique; » c) culture à température élevée.
» 2° La méthode de MM. Dienert et Etrillard, modification de la méthode américaine de Teague, a aussi ses inconvénients :
» a) complexité et difficulté de la mise en œuvre de la méthode;
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» b) ensemencement d’un culot d’alumine ne pouvant contenir la totalité des bacilles coli du volume d’eau utilisé.
» 3° Le milieu de Chandelier, excellent, et même tout à fait remarquable par ailleurs, ne peut se prêter à la recherche directe du bacille coli dans une eau.
» 4° Notre milieu offre les avantages suivants :
» a) Ensemencement direct de l’eau à examiner;
» b) Culture sur milieu solide et qui satisfasse à deux conditions :
» Que tous les germes ensemencés soient isolés sur le milieu et puissent se développer isolément (d'où pas de concurrence vitale);
» Que les colonies de bacille coli soient faciles à différencier des autres espèces.
» c} Pas de substance antiseptique dont on peut craindre l’action inhibitrice.
» d) Une culture à basse température. Car si on a pu cultiver à 35 degrés, et même si certains bactériologistes ont préconisé la culture à 46 degrés pour le bacille coli dans le but de diminuer la concurrence vitale, nous pensons. avec MM. Dienert et Etrillard que cette température élevée peut avoir, elle aussi, une action franchement inhibitrice qui s'apparente d’ailleurs, en l’espèce, à l’action des antiseptiques. »
Enfin, un des grands mérites de M. Fleury a été de créer, selon la formule communiquée plus haut, « un mélange de gélose et de gélatine en proportion telle que ce mélange soit liquide à la température de 42 degrés et solide à la température de 30 degrés ». |
Ainsi devient-il possible « d’ensemencer directement l’eau à examiner sur un milieu momentanément liquide, qui, dès l’ensemencement fait, se solidifiant très rapidement, c’est-à-
dire en quelques instants, permet une culture en milieu solide » (1). :
Nous avons tenu à citer in exlenso les passages essentiels du travail de Fleury, afin d’avoir la certitude de ne point trahir la pensée de l’auteur, afin d’énoncer en détail cette technique nouvelle, que nous avons aussitôt expérimentée sur: les eaux d'Arcachon simultanément avec la technique de Vincent.
Cette dernière a été utilisée suivant les principes classiques : culture sur bouillon phéniqué, identification par examén microscopique, gram, réaction de l’indol, gélose lactosée, gélose lactosée tournesolée, etc. :
Voici ci-Joints les résultats schématiques des analyses effectuées du 19 au 26 août 1931 : ;
1° Sur 50 cc. d’eau ensemencée sur 50 ec. de bouillon phéniqué; |
2° Sur 50 ce. d’eau centrifugée et ramenés à 1 cc. ensemencé sur milieu Fleury.
On voit que le 19 août le milieu Fleury a seul été capable de détecter la présence du bacille coli : nous en conclurons que, à part les remarquables améliorations que sa technique nous propose, on doit voir dans le milieu Fleury un milieu d'élection, de choix, pour la culture du bacille coli, qui ne saurait mieux proliférer en aucun autre milieu.
De ces déterminations nous tirerons encore un nouvel enseignement : savoir que nos analyses confirment étroitement les analyses effectuées quotidiennement au laboratoire municipal et que la stérilisation dote depuis longtemps notre ville d’eaux bactériologiquement irréprochables, Nous ne saurions terminer ce chapitre sur plus consolante constatation; d'autant plus que les derniers perfectionnements apportés au poste du Becquet assureront dans l'avenir une régularité et une efficacité de stérilisation au moins égales à celles dont le passé nous à assuré l'existence.
(4) Travail du Laboratoire de microbiologie du Professeur Mandoul.
Résultats comparatifs des analyses bactériologiques effectuées si ultanément sur milieu Vincent et sur milieu Fleury.