CHAPITRE V
AMELIORATIONS ENVISAGEES
Il ressort de l’ensemble des documents qui précèdent que seules des améliorations relatives à la composition chimique, à l’aspect des eaux d'Arcachon, sont de réalisation désirable. La question bactériologique se trouve, en effet, intégralement résolue, et la question chimique se résume actuellement en une lutte plus sévère pour obtenir enfin l'élimination de ce trouble ferrugineux si malencontreusement persistant.
Le problème, ramené à ce point précis, n’en demeure pas moins le plus embarrassant de tous ceux résolus jusqu’à ce jour à Arcachon, ce qui explique sa survivance, atténuée il est vrai, mais non annihilée. C’est pourquoi. les quelques suggestions incluses dans ce chapitre n’ont pas la prétention de donner une réponse radicale et définitive aux défectuosités constatées : ces défectuosités sont vraiment trop particulières pour trouver une solution entièrement satisfaisante dans les modestes propositions qui suivent; du moins, aurons-nous mieux prouvé que les difficultés techniques et les exigences pécuniaires sont deux obstacles sensiblement égaux, opposés tour à tour à la réalisation des plus efficaces modifications.
Avant d'envisager le sens de ces dernières, il est strictement nécessaire de remédier à un état de choses dont on ne saurait plus longtemps admettre la persistance : nous avons déjà eu l’occasion de nous apercevoir que la conduite d’amenée présentait de nombreuses fissures, livrant passage à des eaux étrangères de potabilité douteuse; de sérieuses réparations semblent donc s'imposer. Il conviendrait d'opérer des
recherches systématiques et, aussitôt les fissures découvertes, de réaliser au point voulu les réparations convenables. Ceci, fort simple en apparence, présente de considérables difficultés. On conçoit mal la possibilité de réparer la conduite durant les mois d'été, alors que le moindre arrêt dans la distribution causerait un profond mécontentement parmi les imnombrables usagers venus en villégiature.
Durant les mois d'hiver, la difficulté est autre : la couche d'alios, déjà citée, retient les eaux pluviales à la surface du sol, si bien que la moindre excavation pratiquée en vue de réparation disparaît vite sous une nappe d'eau importune et intarissable. De cette impuissance à réaliser des réparations, en hiver comme en été, est née cette usure de la conduite dont nous déplorons les effets et qui, chaque Jour, ne manque pas de s’accroître. C’est pourquoi, tant qu'une solution radicale n'aura pas été envisagée, il restera absolument inutile de chercher à clarifier les eaux avec plein succès le remède, le voici: adjoindre à la première une seconde canalisation identique, munie d'une tête de prise identique permettant, et d'opérer, surtout en été, les réparations urgentes, et de réaliser des nettoyages dont les produits d'élimination ne seraient point évacués par les robinets des usagers.
C'est à cette condition, nous semble-{-il, et à cette condition seulement que l'on peut songer à la réalisation des quelques projets d'amélioration dont nous allons maintenant nous entretenir. Ces améliorations peuvent être tentées selon deux directives :
A. En endureissant l’eau pour la rendre moins agres- SIVE ;
B. En éliminant les produits qui résultent de son attaque.