‹ Contribution à l'étude des eaux d'alimentation par des méthodes physiquesChapitre 12 sur 56 · PARTIES · texte numérisé non relu

PARTIES

2° Dans ce calcul on suppose que le courant photoélectrique débite sur la résistance R, seule; en réalité, existent en parallèle sur R,: la résistance de l'espace filament grille 6, et Îles résistances de fuite (culot, socle). Si ces dernières peuvent être rendues négligeables, il n’en est pas de même de la première et l'expression complète doit s’écrire:

| P 1 S. int — R, X° 5° X ] I Res ou | P Rk, SAN R, ARCS CHAR (EEE Le p 0

On aura donc une grande sensibilité en intensité si: P et R ; 5 sont grands, R très élevé et 1 + Ru petit.

Nous remarquons donc que s doit être grand. Or, le courant constant des lampes étant de l’ordre du milliampère, il ne serait pas possible de placer dans le circuit plaque un appareil à grande sensibilité, si l'on ne compensait pas ce courant constant. | 3

Le premier procédé de compensation adopté pour notre montage consistait à envoyer dans l'appareil de mesure, et en sens contraire, un courant dû à une batterie d’accumulateurs, et réglé par un rhéostat.

Mais l'expérience a montré que si l'appareil de mesure a quelque sensibilité, ou la lampe une pente un peu élevée, ce dispositif n'est pas stable. D'ailleurs la question de l’amplification des courants continus est, pour les dispositifs employés, une question de stabilité beaucoup plus que de sensibilité. La sensibilité peut pratiquement s’obtenir à volonté avec des étages successifs d'amplification; il en est autrement de la stabilité.

Sur les conseils de M. le Professeur DONZELOT, et suivant l'idée que pour éviter toute irrégularité il convient de compenser le courant plaque d'une lampe par le courant plaque

Re 2

d'une lampe identique, nous avons réalisé un montage en pont à triodes (11) (schématisé fig. 2), légère variante des montages proposés dans la littérature anglaise (12). Comme modifications nous signalerons:

1° L'adjonction dans le circuit de grille de la deuxième lampe de la résistance R’, pour rendre le montage plus symétrique.

2° Le retour du — haute tension au + basse tension. 3° L'inversion des polarisations des deux lampes L, et L..

Parmi les avantages du montage à deux lampes, on doit noter, outre la compensation pour les changements de tension du filament, la compensation approximative pour le vieillissement des lampes. En effet le courant plaque d’une lampe diminue avec le temps, tous autres facteurs restant. constants. Ceci est dû vraisemblablement à une évolution de la structure du filament.

Dans le montage proposé, il est évident que, grâce à l’emploi de deux lampes du même type, de même origine, et mises en service simultanément, on peut supposer que le vieillissement sera à peu près le même et que l'équilibre une fois établi persistera.

D'autre part l'alimentation des filaments et des grilles par un même potentiomètre permet de réaliser une compensation pour les variations de la batterie filament.

Une diminution Af de la tension aux bornes de ce potentiomètre, amène une diminution du courant plaque Ai — K;Af par l'action sur le filament et une augmentation Ai; = K.Af par l’action sur la tension grille. On conçoit -qu'ainsi 1] puisse y avoir — et on l’observe effectivement par l'expérience — des valeurs convenablement choisies des tensions pour lesquelles la compensation exacte puisse avoir lieu, d'où une stabilité parfaite de l’amplificateur. Cette stabilité nous permet l'emploi comme instrument de mesure d’un appareil G à pivot, sensible à 10-° ampères. |

C'est un microampèremètre Carpentier qui donne 100 divisions pour 0 milli 1 et dont la lecture (aiguille à couteau et miroir de parallaxe) se fait facilement à 1/10° division.

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Méthode de mesure

Dans le cas des cellules à vide, le courant débité par la cellule, est proportionnel au flux lumineux pour une longueur d'onde donnée. Pour une cellule à gaz par contre, il n'y a pas proportionnalité entre les courants débités et les flux luminenx.

Nous utilisons une cellule à gaz (Rhône-Poulenc, type P. S.) et dans ce cas, même en se plaçant après une étude approfondie dans la partie rectiligne des caractéristiques de l'amplificateur. il n’est pas possible de prendre, comme rapport des flux transmis, le rapport des déviations du microampèremètre, placé à la sortie de l’amplificateur.

Nous avons donc opéré de la façon suivante: le microampèremètre étant mis au Zéro pour une certaine hauteur d'eau, on diminue la hauteur de la colonne d’eau d’une quantité fixée: soit 40 cm. L'’aiguille passe alors de 0 à la division 48, par exemple. On ramène au zéro au moyen d'un coin photométrique étalonné placé sur le trajet du faisceau, entre la source et la colonne d’eau.

Dans ces conditions la cellule fonctionne uniquement comme appareil de zéro.

Le coin photométrique est formé de deux coins identiques; l’un est fixe, l’autre peut glisser, en se superposant parallèlement au premier, au moyen d'une vis à pas de 100 dont la tête assez grosse permet d'apprécier le 1/50° de tour.

La densité optique varie de O0 à 2, en 13 cm. du coin. On déplace donc le coin mobile de façon à accroître la densité optique, jusqu'à ce que l’on ait dans le faisceau une augmentation de densité, correspondant exactement à la diminution due à la disparition des 40 cm. d’eau.

Avec un bon réglage de l’amplificateur, pour une eau de Moselle moyenne, on était amené à faire 40 tours environ: le retour au Zéro pouvant être déterminé avec le microampèremètre avec une approximation de 1/10° de division et la position du coin étant fixée à mieux que 1/20° de mm. sur 40 millimètres.

La fidélité de notre appareil est montrée:

1° Par l'obtention de nombres identiques au 1/200° près dans des mesures successives.

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