TOUS
deuxième branche est formée par une résistance connue R et les deux autres branches sont réalisées par un fil résistant bien calibré et tendu, le long duquel on peut déplacer un contact mobile. Celui-ci détermine sur le fil des longueurs 1, et 1. qu’une règle graduée, placée parallèlement. permet de mesurer.
Pour effectuer une mesure, on place d'abord le contact mobile vers le milieu du fil et on réalise avec une boîte la résistance R qui affaiblit le plus le son dans le téléphone. Il suffit ensuite de déplacer le contact le long du fil jusqu’à ce qu'il y ait extinction ou plus exactement jusqu’à ce que l’on ait un minimum de son dans le téléphone.
L'équilibre du pont est alors réalisé, et la relation
; X 1, est alors satisfaite.
Montage du pont
Nous avons d'abord réalisé le montage du pont théorique que . nous venons de décrire. Dans ces conditions, on n'arrive pas à obtenir le silence absolu au téléphone; on observe seulement un minimum de son plus ou moins net.
De plus, ce minimum « traîne » sur une longueur du fil d'autant plus grande que la résistance à mesurer est elle-même plus grande.
Deux conditions s'imposent donc pour le montage du pont, si l’on veut effectuer des mesures précises:
1° Rendre le téléphone silencieux, lorsque l'équilibre est réalisé dans le pont.
2° Préciser la position du contact mobile qui correspond à cet équilibre.
Pour réaliser ce double but, nous avons introduit, dans notre montage, les modifications suivantes:
tes TO
a) Adjonction d'un condensateur variable.
2e R ES EE :
Nous avons écrit sous la forme —— — nn l'équation qui cor- É =
respond à l'équilibre du pont; mais on suppose implicitement, dans ce cas, que les résistances sont des résistances mortes, sans self ni capacité. Or, les résistances 1, et 1. sont bien dépourvues de self et de capacité, mais il n’en est pas de même de R et de x pour lesquels l'équation d'équilibre du pont doit comporter un terme correctif, si l'on veut que le téléphone soit silencieux. Nous devrons dans cette équation remplacer R et x respectivement par:
‘ CRT RE re TN es Rare A RE EL mr
w étant la fréquence d'interruption utilisée.
j= VA À, yet \, Y représentent les selfs et capacités des branches R et x.
En première approximation, nous avons le droit de négliger À, w et À, & devant R et x. Restent y et Y L'équilibre du pont établi par la condition:
Comme nous ne savons pas a priori si l’on aura Y > Y ou Y < Y ce qui dépend de la cuve utilisée, il sera nécessaire, pour remplir cette deuxième condition et obtenir un silence réel au téléphone, de pouvoir shunter l’une ou l’autre des branches . R et x par une capacité variable. Ceci nous a conduit à l’adjonction d’un condensateur C qu'un commutateur S permet de placer en dérivation sur l’une ou l’autre branche du pont.
AS TONER b) Adjonction d'un amplificateur.
Cette adjonction, réalisée en courant continu par J. À. C. TEEGAN puis par MM. DONZELOT et DIVOUX, a été faite, pour les courants alternatifs, dès l’utilisation des triodes.
LORENTZ et KLAUER (14) ont démontré que l’amplification du courant permet de préciser nettement la position du silence.
Ils comparent l'intensité du son, au voisinage du minimum, avec et sans amplificateur. Le résultat, traduit par des courbes, montre que, sans amplificateur, l'intensité du son croît lentement à mesure que l'on s'écarte de la position d'équilibre; c’est ce que nous avons appelé le « traînage » du minimum. Avec amplificateur, au contraire, dès que l’on s’écarte de la position d'équilibre, le son prend brusquement presque toute son intensité.
À la suite de ces travaux, beaucoup d'auteurs ont proposé des schémas d'amplificateurs et, pour notre part, nous en avons successivement réalisé trois:
Le premier, un amplificateur à une lampe, réduisait sensiblement le « traînage » du minimum, mais sans grande amélioration du silence.
Nous avons ensuite essayé un amplificateur basse fréquence. à deux étages, du type normal, avec lampe de puissance comme lampe de sortie. De cette façon, quand le vibreur est bien réglé. nous obtenons une extinction très nette à un centimètre près dans le montage définitif.
Nous avons enfin réalisé un amplificateur à trois lampes (un étage normal et un étage push-pull) qui n'a pas permis de meilleures mesures.
On entendait, avec force, un son parasite, de fréquence voisine de 600, qui, bien que différent du son musical du vibreur, n’en rendait pas moins les lectures difficiles.
Dans la réalisation d’un amplificateur, on est en effet limité par le fait que, malgré toutes les précautions habituelles de blindage, une puissante amplification du son entraîne également une amplification des bruits parasites très gênants pour les lectures. Par contre, une amplification moins puissante, mais donnant un minimum plus silencieux, peut permettre des mesures plus précises.
Sr ee
C'est pourquoi nous avons adopté l'amplificateur à deux lampes schématisé fig. 2, et nous avons trouvé, dans une troisième modification, la précision réelle que nous désirions.
c) Introduction des résistances R; et R:.
Ces résistances, deux boîtes identiques où l’on débouche 100 ohms, sont mises en série, l’une avec L;, l’autre avec L. (L,; et L. étant les résistances qui correspondent aux longueurs L et |. du fil).
L'’équation d'équilibre du pont prend alors la forme: