CONDUCTIBILITÉ ÉLECTRIQUE (13) DES EAUX D’ALIMENTATION
Dans le but de suivre, par une méthode rapide et d'application facile, les variations de minéralisation des eaux d’alimentation, nous nous sommes proposé de mesurer la résistance de ces eaux au passage du courant électrique.
Cette résistance R est fonction de la résistivité +, de la longueur 1 et de la section s du conducteur:
RIEMRTES
Dans l'expression des résultats, on a coutume de substituer à la résistivité des liquides, leur conductibilité C, qui en est l'inverse:
On voit donc que pour connaître + et par suite C, il faut mesurer R et déterminer la valeur du rapport —— s
Quand il s'agit d’un liquide, on utilise un vase muni de deux électrodes qui se font vis à vis et qui sont maintenues à une distance constante l’une de l’autre. En construisant des électrodes rigoureusement planes et en assurant un parallélisme parfait, il serait théoriquement possible de connaître 1; mais, même dans ce cas, la section serait mal définie, car le courant ne passe pas uniquement dans le parallélipipède imaginaire limité par les électrodes. On ne possède en effet aucune donnée précise sur le trajet réel des lignes de force du champ électrique.
On tourne la difficulté en mesurant, entre les mêmes électrodes et à la même température, la résistance R” d’un liquide dont on connaît &’ (d’une solution titrée de KCI par exemple) et nous écrirons:
ÉSoS ee où le facteur K, que nous appelerons « Constante des électro-
des » serait égal à — si ces grandeurs étaient mesurables. :
Connaissant +’, la mesure de R’ nous permettra de calculer K. Dans cette nouvelle nomenclature nous devons écrire:
Cette constante K étant déterminée, les mesures de conductibilité se ramènent à des mesures de résistance.
Principe de la mesure de R
Pour mesurer R, nous avons adopté la méthode de KOHL- RAUSCH, qui n’est autre qu’une adaptation de la méthode classique du pont de WHEATSTONE à la mesure de la résistance des électrolytes. Le pont de WHEATSTONE, alimenté par une source de courant continu, est en effet inutilisable pour mesurer la résistance des électrolytes, qui sont des milieux polarisables. C’est pourquoi KOHLRAUSCH a proposé les modifications suivantes:
1° Alimentation du pont par une source de courant alternatif.
En employant le courant alternatif, on évite en effet Îles phénomènes de polarisation car, dans ce cas, chaque électrode fonctionnant alternativement comme anode et comme cathode, les produits d'électrolyse se détruisent, et même, si la fréquence est suffisante, ces produits n'apparaissent plus.
2° Emploi du téléphone comme appareil de zéro.
En effet, le galvanomètre employé dans le pont de WHEATS- TONE ne peut plus servir d'appareil de zéro et doit être remplacé par un appareil sensible au courant alternatif.
Le pont de KOHLRAUSCH, sous sa forme habituelle, à sa première branche constituée par la résistance x à mesurer, {la