TURBIDITÉ DES EAUX D’ALIMENTATION
‘Trop nombreuses sont les municipalités qui, pour l’alimentation des habitants, sont obligées d’avoir recours. aux eaux des fleuves et des rivières. Ces eaux, qui subissent toujours de nombreuses contaminations, doivent obligatoirement être purifées, pour être rendues propres aux usages domestiques. Or, que l'on s'adresse à une purification par les hypochlorites alcalins, ou à une purification par l'ozone, — ce dernier procédé étant de plus en plus utilisé —, tous les spécialistes de la question s'accordent à reconnaître l'importance Capitale de la limpidité des eaux dans la stérilisation.
Si une approximation grossière peut paraître suffisante dans l'appréciation de la turbidité d'une eau brute de rivière, une méthode précise s'impose par contre pour suivre les phases d'amélioration d’une eau, qu'il s'agisse de localiser des”“infiltrations ou de déterminer le bon rendement d’une installation filtrante. De plus, il est nécessaire d'exprimer la turbidité par des nombres qui correspondent à une grandeur physique connue, faute de quoi toute collaboration devient impossible.
Nous classerons en trois groupes les méthodes utilisées pour la mesure des turbidités.
1° Méthodes par absorption (1).
Principe. — On détermine la hauteur d’eau nécessaire à rendre invisible un repère immergé.
En 1865, le Père SECCHI employait déjà cette méthode pour déterminer la transparence des eaux en Méditerranée.
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a) Procédé du formulaire des Hôpitaux Militaires
On utilise comme repère le bouchon de fermeture d’un tube de cristal de 1 mètre de long sur 2 cm. de diamètre. Ce bouchon peint en blanc porte sur sa face intérieure une bande noire de 4 mm. de largeur. L'eau est dite limpide si l’on perçoit encore la bande noire sous une hauteur d’eau supérieure à Om.60; elle est dite louche entre 0 m. 30 et O0 m. 60 et trouble s'il faut moins de O m. 30 pour rendre la bande invisible.
b) Méthode du cylindre de transparence
Cette méthode est très utilisée en Allemagne. Ici le repère est constitué par des caractères d'imprimerie de grandeur standardisée. La hauteur d’eau qui correspond à la limite de visibilité du repère exprime le résultat.
c) Méthode du « Candle Turbidimètre » des Américains
Cette méthode utilise comme repère une flamme de bougie ou une lampe électrique déterminée.
Nous ne multiplierons pas davantage les exemples de ce genre. Que l’on utilise un repère ou un autre le principe est toujours le même et la méthode ne semble pas gagner en précision.
d) Méthode du « Geological survey »
Dans ce procédé, on a d'abord recours à une méthode analogue aux précédentes pour définir l'étalon. Celui-ci est constitué par une eau contenant en suspension 100 milligr. par litre de silice à un degré de finesse tel, qu'un fil de platine de 1 mm. de diamètre, placé à 100 mm. au-dessous de la surface de l’eau, puisse à peine être visible pour l'œil de l’observateur placé à 1 m. 20 au-dessus du plan de mesure. La turbidité d'une telle eau est exprimée par le nombre 100.
Les eaux plus troubles que l’étalon sont diluées avec de l’eau parfaitement claire jusqu'à ce qu’elles donnent la turbidité 100. 100 volume étendu
La turbidité réelle est alors: ee volume initial
Pal à a TRÈS