‹ Contribution à l'étude des eaux d'alimentation par des méthodes physiquesChapitre 8 sur 56 · SA TELE · texte numérisé non relu

SA TELE

dans l’eau À diffusent de la lumière, et rendent le faisceau lumineux parfaitement visible. On observe en vue plongeante, l'œil de l'observateur étant placé au dessus des cuves. Pour faire la lecture, on comptera le nombre de gouttes de solution de Mastic qu'il faut ajouter pour que le colloïde, né de la précipitation de cette solution par l’eau, diffuse la même quantité de lumière que les particules de l’eau A.

Comme nous l'avons déjà signalé pour les méthodes précédentes, ce procédé, très employé dans les laboratoires, ne peut être précis à cause du manque de sensibilité de l'œil. Peut-être resterait-il aussi à vérifier la constance du nombre et du diamètre des particules que donne la solution alcoolique de résine Mastic dans sa précipitation par l’eau, car la longueur d'onde de la lumière diffusée dépend de la grosseur des particules, et l'œil est inégalement sensible aux différentes longueurs d'onde.

Nous pourrions présenter une critique analogue au procédé THOMAS (4) qui réalise une gamme de turbidités types en précipitant une solution de nitrate d'argent de titre connu par des quantités croissantes d'acide chlorhydrique titré. Il convient de remarquer, qu'il y a certainement des différences dans les précipités, suivant les conditions de précipitation.

3° Méthode de photométrie physique.

L'appareil présenté au Congrès des Sociétés Savantes, en avril 1932 à Besançon, par M. DONZELOT (5), met en œuvre une méthode de photométrie physique et permet de réaliser des mesures précises et absolument indépendantes de l'observateur.

La supériorité des méthodes de photométrie physique sur les méthodes visuelles est un fait démontré. En effet, les méthodes visuelles ne sont applicables que dans une Zone spectrale restreinte allant de O0 & 4 à O & 8 en longueur d'onde, et l'œil est surtout sensible dans le jaune vert O & 555. Leur précision est limitée: l'œil ne distingue plus entre deux plages voisines, quand leurs éclairements, quoique différents, sont assez proches. La variation d’éclairement à laquelle l’œil est sensible est d’ailleurs fonction de la valeur absolue de cet éclairement. L'’œil

ar D ne

amène, pour un expérimentateur exercé (6), une erreur rela- ‘ tive moyenne sur l’éclairement E de

SEM 0:005 ÉHCNTE qui n'est petite que si E atteint une valeur assez grande.

On démontre d'autre part que, dans une mesure faite par une méthode physique, l'erreur due à l'appareil, est de la forme: AE

TE — Sr -f(t)

t étant la transparence du milieu, [ l'intensité du flux initial, 1 la différence d'intensité entre le flux initial et le flux observé.

Le récepteur est ici sensible à la valeur absolue des flux à AE

comparer. Remarquons que l'expression de comprend L

au dénominateur. On peut donc songer à augmenter la précision en augmentant le flux initial, mais ici les conditions expérimentales peuvent nous limiter. Ainsi, dans notre appareil, on utilise, comme récepteur, une cellule photo-électrique et il y a lieu de tenir compte de la limite d'émission de notre cel-

lule.

Principe de l’appareil

On envoie sur une cellule photo-électrique un faisceau de lumière parallèle et on interpose sur le trajet de ce faisceau un tube qui renferme l'eau à examiner. Du courant débité avant et après interposition du tube on déduira la variation d'intensité du faisceau lumineux. La méthode employée est donc une

méthode par absorption.

Généralités sur les cellules photoélectriques (7)

Sous le nom de cellules photo-électriques, nous désignerons

uniquement les cellules photo-émettrices.

Dans ces cellules, le phénomène photoélectrique consiste en

l'émission d'électrons par une surface métallique frappée par

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