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sont encore très rémunératrices. — À cette zône, ellemême, succède le « bled » dans lequel ne poussent que des arbustes rabougris, clairsemés dont les dimensions et le nombre diminuent rapidement pour disparaitre, bientôt, dans les premières dunes de cette immense et majestueuse mer de sables qu'est le Sahara.
Les chènes-lièges et zens dans le Nord caractérisent la première zône ; on y trouve, aussi, dans les parties plus chaudes, le cactus, l'olivier, le bananier, l'oranger, le grenadier, le caroubier, l'amandier, et toutes les céréales.
Dans les parties relativement fraiches de la deuxième zône, sur le littoral principalement et dans les oasis, on trouve, encore, sauf les chênes, la plupart des végétaux de la première, mais, c'est seulement, dans sa partie méridionale, que l’on commence à rencontrer les palmiers dattiers et que l'alfa est en abondance.
La troisième zône est moins fertile, encore, que la deuxième et sauf dans les oasis qui sont encore nombreuses, on n’y voit guère que l’alfa et quelques labiées.
Quant à la quatrième, presque complètement depourvue de végétaux et d'animaux, elle forme cette terrible barrière qui s'élève entre la civilisation et la barbarie, obstacle presqu'infranchissable contre lequel se sont brisées tant de vies et tant d'énergies.
De cette étendue immense, qui s'étend de la Méditerranée au Soudan, une faible partie est livrée à la culture et cela, surtout, à cause du manque d’eau, car depuis les rivages de la Kroumirie jusqu'en plein Sahara, partout où un espace, si petit qu'il soit, de terre végétale est à découvert, l'herbe et toutes les céréales abondent dès que quelques gouttes d’eau sont tombées.— Partout où l'eau coule d'une manière continue, une oasis a surgi, des palmiers dattiers ont poussé et créé, ainsi, pour le voyageur au désert des gites d'étapes merveilleux, où après les privations, après les souffrances même, des
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longues traversées dans les sables, iltrouve la fraicheur, la vie, et presque toujours des êtres humains, dont le voisinage, 1l est vrai, présente, quelquefois, de graves dangers.
Là, les animaux des convois trouvent à s’abreuver et l'homme, assoiffé, peut, à son gré, boire cette eau magnésienne, salée, la seule qu’iltrouve, qu’il recherche tant et dont il surchage son estomac, sans se désaltérer jamais, heureux siquelqu’indigène charitable veut bien entailler la cime d’un palmier pour lui offrir le lagmi (sève du palmier), breuvage jaunâtre, affadissant, douceûtre que le besoin fait trouver délicieux.