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furation, qui s’oppose à cette carence soufrée de Robin et Maillard, et l’action de la thermalité de l’eau
minérale.
4° Syphilis. — I ne saurait être question, comme autrefois, d'utiliser les eaux sulfureuses pour le diagnostic de la vérole, qu’on appelait le « jugement des eaux ».
Le soufre n’a, sur la syphilis, aucune action spécifique. Il agit : a) En facilitant l'élimination du mercure et en permettant ainsi un traitement hydrargyrique plus intense, ceci grâce à la propriété qu’il a de transformer l’albuminate de mercure insoluble en sulfate de mercure soluble. Le mercure, ne s’accumulant pas, circule et devient actif. Le malade peut ainsi supporter sans accidents des doses considérables ;
b) En reminéralisant l’organisme : A. Robin, Gastou et J. Ferras ont en effet attiré l’attention sur la désulfuration de la période secondaire ;
c) En augmentant le nombre des globules rouges du sang, car la syphilis entraîne de l’anémie et un ralentissement de la nutrition ; |
d) Il nous semble qu’il serait peut-être possible d’invoquer aujourd’hui un autre mode d’action des eaux sulfureuses dans le traitement de la syphilis. Nous avons vu l’importance que le Professeur Audry, Hutinel, P. Ravaut font jouer à la syphilis, et plus particulièrement à la syphilis héréditaire dans la création des troubles endocriniens (endocrinides syphilitiques du Professeur Audry). D’autre part, il semble bien que les cures thermales (sans doute, en partie
par l'intervention de l’émanation qui a sur les glandes endocrines, la surrénale en particulier, un pouvoir électif) soient capables d’influer sur le fonctionnemeni des glandes vasculaires sanguines.
Léopold Lévi a émis récemment l'opinion que les eaux minérales, suivant leur mode d’application, exercent sur les glandes endocrines une action de ré- gulation ou d’excitation. Rochette, dans une thèse inspirée par notre Maître, le Profesesur agrégé Piéry, a pu mettre en évidence certains faits qui confirment cette manière de voir. La clinique nous montre que les eaux d’Ussat (Ariège) (Coulaud), de Bourbon- Lancy (Huchard et Piatot), de Royat (J. Heitz), ont de bons effets dans le traitement de la maladie de Basedow ; celles de Châtel-Guyon, sur les ovariotomisées (Mazeran); celles de Luxeuil, sur les troubles de la ménopause (Piérra) ; celles de Salies de Béarn dans les infantilismes thyroïdiens ou ovariens.
I1 ne semble donc pas illogigique d’admettre, surtout en ce qui concerne la syphilis héréditaire, que les eaux de Luchon agissent non seulement en permettant un traitement mercuriel intensif, en reminéralisant l’organisme et en luttant contre l’anémie, mais encore en améliorant les troubles endocriniens
que cette syphilis a créés.
5° Parmi les indications secondaires de la cure sulfureuse, nous nous contenterons d’envisager son action sur certaines affections chirurgicales, ces « plaies d’arquebusades » que l’on envoyait autrefois aux eaux pyrénéennes et sur qui la dernière guerre
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a de nouveau attiré l’attention. MM. Molinéry, Meyssan et Sempé,ont, en 1917-1918, obtenu à Barèges de très beaux résultats avec des pansements à l’eau minérale appliqués sur des plaies atones, fistulisées. Des constatations identiques ont été faites à Barèges, par M. Desgouttes. M. le médecin principal Viguier envoyait ses opérés à Luchon. Vincent et Raugé eurent aussi à Challes de beaux succès. Les eaux sulfureuses paraissent avoir ici à la fois une action locale, antiseptique, et une action générale, modificatrice de
‘la nutrition.
Le soufre, élément principal des eaux sulfureuses, joue donc, grâce à ses actions variées sur notre organisme, un rôle de premier plan dans la cure. À côté de lui, existent aussi des principes alcalins, mais ils sont loin d’avoir son importance.