‹ Contribution à l'Étude des Eaux de Luchon: Recherche Expérimentale de leur Action au Cours des Phénomènes d'AnaphylaxieChapitre 23 sur 43 · D + PRES · texte numérisé non relu

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Il agit : 1) Sur le bulbe : particulièrement sur les fibres d’origine du vague. Laborde a observé expérimentalement des troubles respiratoires tels que ralentissement, suspension et même arrêt définitif, avec persistance des battements du cœur ;

2) En réduisant l’hémoglobine.

Ce pouvoir réducteur, mis en évidence in vitro par Fumouze, a été retrouvé in vivo par Marcel Labbé qui, pratiquant à Luchon des examens du sang de sujets soumis au humage, a constaté que l’activité de réduction de l’oxyhémoglobine était augmentée. Si l’on songe que notre nutrition est sous la dépendance de l’activité des échanges respiratoires entre le sang et les tissus, et que c’est la plus ou moins grande réduction de l’oxyhémoglobine qui mesure réellement cette activité, on se rendra compte aussitôt des modifications profondes que le soufre peut apporter dans notre nutrition, du coup de fouet salutaire qu'il est capable de lui donner.

3) En augmentant la richesse globulaire du sang.

4) En activant le rejet des substances extractives, tel l’acide urique.

Mentionnons, pour terminer, le pouvoir antitoxique du soufre, dans certains cas, en particulier dans Pintoxication saturnine.

Cliniquement, les effets excitants de la cure sulfureuse sur l'organisme se traduisent par une réaction, bien connue des médecins des stations thermales,

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pouvant même aller jusqu’à la fièvre, avec sensation de chaleur, de démangeaisons, hypersécrétion des muqueuses, augmentation de l’appétit, de la diurèse..

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ee F) Action du soufre sur chaque maladie

L'action générale du soufre nous étant connüe, voyons maintenant comment il se comporte dans les diverses affections auxquelles on l’oppose.

1° Affections chroniques des voies respiratoires. — Ce sont tous les catarrhes purulents et quelques rares catarrhes muqueux. Lermoyez a pu dire : « Le catarrhe jaune réclame surtout un traitement antiseptique, dont le soufre jaune est l’agent presque exclusif. Le pus appelle le soufre. » Nous y rattacherons les affections de l'oreille, d’origine rhino-pharyngée, qui relèvent tellement de la cure de Luchon que Landouzy a écrit qu’elle était « la station de la surdité ».

Dans ce groupe de maladies, le soufre agit

a) Par l’action antiseptique des vapeurs de HS et par leur absorption rapide au niveau de la muqueuse pulmonaire ;

b) Par son action sur la circulation des muqueuses respiratoires : vaso-dilatation et congestion :

c) Par son action sur les sécrétions glandulaires le catarrhe augmente d’abord, l’expectoration devient plus fluide, puis elle diminue progressivement. La mucine, rejetée abondamment, trouve l'élément soufré dont elle a besoin pour remplir son rôle de barrière contre l'invasion microbienne ;

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.. d) Sur l'irritabilité des muqueuses : la toux réflexe disparaît ; à ù

e) Sur la ventilation pulmonaire, qu’elle améliore (constatations de Verdin, au spiromètre) ;

f) Sur la nutrition générale : rôle de modificateur de la nutrition. ;

En somme, le rôle essentiel est joué par les vapeurs sulfhydriquées chaudes que dégagent spontanément certaines sources, vapeurs utilisées dans le humage et que l’on peut également insuffler dans la trompe d’'Eustache, au moyen d’un dispositif spécial adapté à la sonde d’Itard. $

2° Dermatoses. — Le soufre (ou ses composés) agit ici : | Ë :&

a) Par contact direct : action irritante des polysulfurées fortes, que l’on utilise surtout dans l’eczéma torpide localisé principalement au pourtour des orifces naturels ; action adoucissante des eaux blanchissantes, à opposer aux formes irritables ;

b). Par l’action antiseptique de VHS: pouvoir parasiticide comme bactéricide, celui-ci expliquant les résultats remarquables obtenus dans les dermatoses mi- - crobiennes, l’acné en particulier ;

-c) Par un effet kératoplastique; d) Par son action sur la nutrition générale.

30 Rhumatismes chroniques. — Outre le pouvoir oxydant du soufre sur les albuminoïdes et son action diurétique, facteurs qui s’opposent au ralentissement de la nutrition, il faut envisager égaleinent la resul-

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