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BUT DE L’ETUDE

L’eau minérale de la Source Principale de Barbazan est restée longtemps sans indications cliniques bien précises.

Si on soignait, dans cette station, des foules d’affections justiciables ou non d’un tel traitement. parmi lesquelles « la suppression du flux menstruel ou hémorrhoïdal » [39], « les affections dartreuses, l’hémiplégie, la paralysie du bras ou de la jambe » [7], « les extirpations de tœnia » [27], « l’épilepsie » [5|, « l’ophtalmie » [16]... de tous temps Barbazan a été la station des intestins engorgés et des foies congestionnés, le témoignage des divers auteurs est unanime.

En 1667, de Frorpour {21 | :

&« Barbazan a une fontaine qui est un peu plus tiède et purge davantage que celle de Capvern. »

En 1811, SAINT-ANDRÉ |32| :

« … L'eau minérale de Barbazan.. une de celles qui répondront le mieux à l'attente du médecin lorsqu'il aura à traiter des maladies pour lesquelles il jugera nécessaire de” déterminer des évacuations salutaires. »

En 1850, CasauGRAN |5| :

« Les propriétés curatives de ces eaux se déduisent d’un effet incontestablement apéritif, diurétique et principalement purgatif, aussi en ai-je retiré de bous effets dans les cas de pléthore abdominale qui provoque ou entretient les irritations de cette cavité sous forme de dyspepsie, de constipation, de flatuo-

sités, de douleurs lombaires, d’affections hémorrhoï-

dales, de jaunisse apirétique (sic) avec engorgement

du foie ou de la rate, et principalement dans le cas de fièvre intermittente, n'importe le type, lorsque le malade tombé de rechute en rechute n’éprouve plus de bons résultats à la quinine. »

En 1851, VERDo | 39 | :

« Ces eaux sont employées dans les engorgements de viscères abdominaux. »

En 1863, STRADÈRE |35| :

« Nous pouvons done avancer que les eaux minérales naturelles de Barbazan doivent être fortement recommandées aux fiévreux, aux ictériques, aux, hommes: d’études, à tous ceux qui mènent une vie sédentaire et à ceux qui sont journellement travaillés par une constipation habituelle. »

En 1891, FORMENT |20| :

« Sorte de crédo thérapeutique résumant les vertus curatives de la station. La dyspepsie gastrointestinale par manque de sécrétion ou défaut de tonicité, guérit en vertu de la suractivité sanguine de ces régions. »

&« De même la dyspepsie ayant pour cause la paresse de glandes telles que le foie, la rate, le pancréas, ou l’obstruction de leurs eonduits par des calculs.

« Guérissent de la même façon les congestions chroniques des glandes, suite de fièvres ou de maladies diverses; de même l'ictère par rétention et Pictère par troubles fonctionnels. »

En 1902, SENTES [34 : .

« L’eau de la Source Principale agit également sur le foie, elle stimule sa fonctoin et permet à cet orga-

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ne par la désobstruction des canaux biliaires et de la vésicule de remplir le rôle qui lui est assigné. Elle détermine une excitation de l’élément noble de cétte glande et produit ainsi une augmentation notable de la sécrétion biliaire et lexcrétion de la bile. Par son action sur l'intestin elle régularise la circulation de la veine porte et décongestionne ainsi l’organisme. »

En 1925, D' MazzreTERRE |29| :

&« L'action thérapeutique se manifeste surtout dans je domaine de l’élimination rénale et intesti, nale, par la producton d’une véritable saignée urique. Le Docteur REMOND (de Metz) en à fait ressortir nettement le rôle diurétique, uropoiétique et surtout eupeptique dont sont justiciables les cas de lithiase biliaire, de goutte, de gravelle et de cystite purulente, de congestion du foie et de la rale. »

En 1926, D' GirarD |24| :

& L'eau de Barbazan agit surtout sur l’appareil urinaire, l'appareil digestif et l’état général.

« Action sur l’appareil urinaire : Cette eau exerce une action diurétique mais elle n’est pas iritante pour le rein, mème quand cet organe présente une certaine fragilité. Elle fait tomber à la normale l’acide urique des arthritiques.

« Action sur l'appareil digestif : elle favorise et excite les fonctions stomacales et intestinales. Elle agit sur la motricité de l’intestin et provoque des selles liquides ou semi-liquides, allant du jaune au vert, du vert au blanc muqueux.

&« Action générale : l’eau de Barbazan exerce

une lixiviation de l’organisme, une désintoxication, ct la tension artérielle se trouve très fréquemment abaissée. »

Vers 1928, le D' TREy-SiGNALES [38] : Cet auteur cite l'opinion de DujARDIN BEAUMETZ :

« Les eaux de Barbazan sont laxatives, diurétiques et en même temps toniques et reconstituantes en raison du fer qu’elles contiennent. Les propriétés curatives de ces eaux se déduisent d’un effet incontestablement apéritif, diurétique et prinecipalement purgatif. »

En 1929, D' BacHeLiEr |] | :

« Par une cure de vingt jours, sage, progressive et méthodique, on obtient une régularisation des fonctions du rein, du foie, des intestins. »

En 1933, D' DELas - D’ Amouroux |9| :

« Les eaux sulfatées calciques de Barbazan permettent de réaliser une cure de désintoxication active et sûre, particulièrement indiquée en cas de rétention azotée, en même temps qu'une régulation très remarquable de la cholestérolémie. »

En 1935, D' BATMALE [2] :

&« L’eau de Barbazan est une sulfatée calcique froide. Son affinité très particulière pour l'appareil hépato-intestinal, ajoutée à son action diurétique lui confère des caräctéristiques toutes spéciales.

Nous pouvons chaque jour à loisir bien noter son effet laxatif chez les sujets normaux, comme chez les constipés atoniques. Effets toujours obtenus à des doses de 10 à 12 grammes d’eau minérale par kilog

de poids du sujet.

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L'eau de Barbazan est également eholérétique et cholékynétique. Deux malades porteuses de choleeystostomies nous en ont apporté la certitude.

Une d’entre elles conservant une large fistule depuis 7 ans vit, au cours de ses deux cures, sa sécrétion et son excrétion biliaire se modifier radicalement et tripler de volume. »

Au cours de cette brève énumération des vertus de la source Principale de Barbazan, nous avons pu relever des indications qui paraissent certaines :

— l’action diurétique, — l’action « hépatique », — l’action intestinale.

En dehors des observations fournies par la clinique, jamais aucun contrôle sur des animaux d'expérience ne fut entrepris.

Par contre, un travail physiologique fut réalisé sur des organes « in vitro » par GOLDBERGER [25|. Cet auteur étudia l’antagonisme et la synergie de Peau de Barbazan avec cerains agents pharmacodynamiques.

À ja lecture de ce travail nous avons noté certains points curieux : les divergences enregistrées entre l’éphédrine et l’adrénaline nous paraissent difheiles à admettre, étant donné la forte quantité d’adrénaline utilisée au cours de l’expérimentation.

D’autre part, l’action soit synergique, soit antavoniste, de l’eau de Barbazan avec le chlorure de Baryum parait assez facile à expliquer étant donné que celte eau se classe parmi les sources sulfatées,

calciques et magnésiennes,

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Il n'en reste pas moins vrai que l’œuvre de GOLDBERGER présente un réel intérêt qu'il nous plait de souligner.

Les faits cliniques et l'étude pharmacodynamique que nous venons de relater nous ont amené à penser

9 Pare . Fr e .

qu'une autre expérimentation était possible :

Réaliser l'essai de l’activité de l’eau de Barbazan « per os » sur la diurèse, la fonction biliaire, la motricité digestive, grâce au concours d'animaux d'expériences.

Nous nous sommes cantonnés à ces trois indications

majeures.

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