TECHNIQUES
Nos expérimentations ont été faites sur le chien; devant les difficultés rencontrées pour effectuer notre travail au griffon même, nous avons opéré au laboratoire avec une eau aussi fraichement prélevée que possible.
Les animaux étaient à jeun et anesthésiés au chloralose. Nous utilisions une solution de chloralose à 1 p. 100; les doses injectées étaient de 10 centigrammes par kilog de poids.
Nos expériences étant de longue durée, nous avons été amenés dans certains cas à renouveller l’anesthésique pour éliminer de l'interprétation les résultats dus au réveil.
L'eau de Barbazan était administrée par sonde œsophagienne. Elle était donnée à la température
de l’eau bue au griffon par les malades en traite-
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ment, à des doses variant de 20 à 30 em par kilogramme d’animal.
Dans une seconde série d'expériences nous avons injecté l’eau par voie veineuse, ceci dans le but de dissocier certains cffets physiologiques.
— Pour l'étude de la diurèse [23] nous pratiquions la fistule des uretères en incisant la peau en dehors de la ligne médiane, au-dessous de lombilie, sur une longueur de 5 centimètres.
Après avoir dégagé l’uretère, nous ligaturions ‘la partie terminale s’abouchant à la vessie, nous faisions sur l’uretère une incision en V et introduisions une canule dans la direction du rein.
Nous pratiquions l’enregistrement rhéographique des gouttes d’urine tombant sur la palette d’un tambour enregistreur de Marey.
—— Pour contrôler l’action biliaire. nous avons effectué un essai de ligature du canal cystique avec fistule de la vésicule et du cholédoque. Nous avons dû abandonner ce procédé ear il traumatise fortement Îes voies biliaires et a été à l’origine de résultats décevants.
Nous avons dû nous borner à réaliser la fistule du cholédoque seul. Après incision de la paroi abdominale, nous repérions le pylore. À ce niveau, cheminant dans le petit épiploon, nous dégagions le cholédoque sur quelques centimètres et nous y introduisions, après incision en V du canal, une sonde métallique que nous ligaturions solidement.
L’écoulement biliaire était enregistré au moyen
d’un rhéographe de Marey.
LES Quant à la motricité intestinale, après laparatomie, des ballonnets de baudruche étaient placés à divers niveaux de l'intestin : iléon, jéjunum, colon: les ballonnets remplis d’eau étaient reliés à un mano- . mètre à eau, et l’inscription des mouvements intes-
tinaux était réalisée grâce à un tambour de Marey.
La paroi abdominale était soigneusement recousue sur les tubes de transmission pour éviter toutes causes d'erreurs dues à linfluence de facteurs perturbateurs.
Notons enfin, qu’en règle générale, avant Padministration de l’agent crénothérapique, nous attendions un certain temps (1 heure) pour permettre à l'animal soumis à l’expérience de stabiliser la motri-
cité de son intestin perturbée par l’acte opératoire.
RESUL'FATS
Nous exposerons nos résultats selon le plan que nous nous sommes imposé au cours de la description
des techniques opératoires.