‹ Contribution à l'Étude des Eaux Minérales de BarbazanChapitre 9 sur 43 · IST · texte numérisé non relu

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En 1885, une société thermale se constitue, achète à la famille Bon la véritable souree et opère la même tractation avec les Verdier.

Aussi de nos jours l’œuvre de GARRIGOU a disparu les puits Verdier n’existent plus, leur emplacement est occupé par un réservoir d’eau thermale alimentant les bains.

En 1891, le Docteur FORMENT [20] écrit une deuxième monographie de Barbazan. Il esquisse une première théorie physiologique de l’action des eaux. Son ouvrage, intéressant par certains côtés, en particulier par les nombreuses observations qu’il donne, ne peut être comparée à l’œuvre de choix que constitue, à notre avis, le travail du Docteur SENTES paru - en 1901. Précisons que l’étude de SENTES constituait l’objet de sa thèse de doctorat en médecine [34].

SENTES, publiant son travail au moment même où l’hydrologie commençait à sortir du domaine de

} l’empirisme, essaya au début de ce siècle de faire sur la station de Barbazan des recherches beaucoup plus scientifiques que celles parues jusqu'alors.

Elève du Professeur GARRIGOU, il profita de l’expérience de son Maître, et il eut le rare mérite à cette époque de prévoir l’orientation moderne de l’hydrologie en faisant expérimenter l’action de l’eau thermale sur des malades hospitalisés dans le service du Professeur REMOND de Metz.

Le Docteur SENTES, menant son œuvre avec un souci constant de bien faire et désireux de se rapprocher le plus possible de la vérité, orienta la station

AU es Vèrs une thérapeutique plus précise alors que jJusquelà elle était restée une panacée.

Deux indications majeures pour lui : action diurétique, action purgative.

S'il parle beaucoup de l’action de ces eaux sur le paludisme, sachons reconnaître que, le premier, il conseille Barbazan dans la lithiase biliaire et urinaire, rapprochant les actions des sources de Barbazan et de Capvern.

Ce travail reste le plus important fait jusqu’à nos jours et, pour notre part, nous y avons puisé de nombreux et utiles renseignements.

Signalons aussi qu’en 1901 le Professeur DESTREM analysa l’eau minérale de Barbazan. Ses conclusions malgré quelques différences peuvent se rapprocher de celles de FILHoL.

A la même époque, le Docteur DrEuLAFÉ |13] consacra une petite étude à la source de Barbazan dans son ouvrage sur les eaux thermales Pyrénéennes.

La même année, la Société des Eaux Minérales fait construire l'établissement thermal actuel.

En 1906, le Docteur ETIENNE [18] étudie les effets de ces eaux sur les maladies des voies urinaires.

De cette époque à 1932, sont écrites quelques nomenclatures parmi lesquelles citons les ouvrages des :

Docteur MaALATERRE [29], en 1925 qui s'élève contre la « neuvaine de santé » c’est-à-dire la cure des neuf jours.

Docteur GirarD [24], en 1926.

Docteur TREY-SIGNALES [38 |.

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Signalons qu’en 1930, l’Institut d’Hydrologie de D q 0 » 5 Toulouse fait paraître une nouvelle analyse de ces

eaux.

Nous arrivons alors à la période moderne où en 1932 et 1935 le Docteur BATMALE [2] publie des communications à des congrès d’hydrologie de Bordeaux.

En octobre 1933, au Congrès National d’Hydrologie les Docteurs DELAS et Amouroux [9] publient une intéressante communication sur la cure de Barbazan et son action sur les différents métabolismes.

En 1937, GorpBercer [25] étudie certains effets pharmacodynamiques des sulfatées calciques et de Barbazan en particulier, dans une thèse de doctorat

en médecine.

Ces différentes études récentes nous ont poussé à aller de l’avant, à vérifier la constance chimique de cette eau et à préciser leur action physiologique

expérimentale.

Etudions dans un second chapitre la nature du

sol d’où jaillit cette source.

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