‹ Contribution à l'Étude des Eaux Minérales de BarbazanChapitre 8 sur 43 · È ESS · texte numérisé non relu

È ESS

Cette monographie agréable à lire malgré son ancienneté ne manque pas de mérite.

Dès lors, nombreux seront les auteurs qui citeront Barbazan dans leurs ouvrages.

L'année suivante, en 1885, HErpiN de Merz | 30] classe Barbazan dans les eaux sulfatées, rapprochant ces sources de celles de Baden en Suisse. De plus, il classe Barbazan dans le sous-groupe des eaux sulfurées thermales.

C’est ensuite au tour de Max DurAND-FARDEL [17] en 1857 de s’intéresser à Barbazan; il range cette station dans le groupe « des eaux sulfatées mixtes » et reproduit l’analyse de SAINT-ANDRÉ.

Vers 1860, LAMBRON et LÉZAT dans la deuxième partie de leur ouvrage « Les Pyrénées » [28] citent avec assez d’exactitude l’emplacement des Sources du Sureau et du Saule par rapport à la Source Principale. Ces deux auteurs précisent la température respective des trois sources, donnent l’essentiel de la minéralisation de la source Principale, et rapprochent Barbazan des sources de Sainte-Marie et de Siradan : eaux seléniteuses. Ils terminent leur exposé en mentionnant l'intérêt de ces eaux : « Paresse des fonctions digestives, constipation, atonie des intesüins, gonflement du foie et de la rate, fièvres intermittentes rebelles, gravelle, catarrhe vésical. »

À cette époque la famille Descaillaux, propriétaire de la source, cède son bien aux Bellan de Labroquère. Ces derniers démolisent « la baraque » [28] contenant sept cabines de bains et font cons-

truire un établissement possédant quatorze baignoires.

Ces aménagements contribuèrent à augmenter le potentiel de la station et marquent une date dans sa réalisation sur le plan purement matériel.

En 1863, le Docteur STRADÈRE [35 | fait paraître une petite notice sur ces sources; après avoir dressé un tableau de la région, STRADÈRE décrit l’Etablissemént thermal et cite les affections justiciables de ces eaux.

Ce petit opuscule écrit sans prétention ne nous apporte rien d’intéressant sur la station.

Dès lors, presque tous les ouvrages d’hydrologie parleront de Barbazan; citons entre autre :

DECAISNE, en 1864 [8].

P. LABARTHE, en 1873 [26].

H. CANDELLE, en 1879 [3].

‘À la famille Bellan a succédé entre temps la famille Bon de Lourde comme propriétaire de la station. Ces derniers font aménager une buvette.

C’est en 1881 et dans les années suivantes que le Professeur GARRIGOU attache son nom à la station par des travaux de captage qu’il effectue sur des sources placées dans une propriété mitoyenne à celle des Bon, appartenant à la famille Verdier de Loures- Barousse. Ces trois nouvelles sources portèrent le nom du Puits Verdierl, 2 et 3.

Par cet ingénieux captage, longuement décrit par DuyarpiN-BEAUMETZ | 15] dans son dictionnaire de thérapeutique, ces puits alimentaient, l’un (le n° 3)

la buvette, les autres (1 et 2) un établissement de

bains qu'avait organisé M. Verdier.

Ces puits Verdier étaient alimentés selon l’expression de GARRIGOU lui-même par les « perdants de la source Bon » [22].

Selon toute vraisemblance l’eau minérale captée et analysée par GARRIGOU était un mélange d’eau de la source Principale et d’eaux batardes de surface qu'il s’empioya à éliminer.

C’est pour cela qu’à notre avis, son analyse se rapportant à une eau qui ne peut être confondue avec la source véritable jusqu'alors mal captée, ne peut être utilement comparée à celle de ses devanciers, de F'ILHOL en particulier, ni à celles postérieures à cette date.

En 1883, DuyarniN-BEUMETZ consacre un long article à Barbazan dans son dictionnaire de thérapeutique 15] et mentionne l’existence de six sources : les trois anciennes et les puits Verdier 1, 2 et 3.

Il consacre une grande partie de son article au captage des puits Verdier par GARRIGOU, mentionne les analyses faites par ce dernier et indique les affections justiciables d’un traitement à Barbazan.

S’il conseille ces eaux dans les fièvres intermittentes, gravelle, etc.., nous trouvons toutefois une indication qui demeurera par la suite et se précisera : « régularisation des fonctions d’assimilation et de désassimilation. » |

Un premier pas est fait; au point de vue clinique, nous commençons done à sortir des sentiers battus.

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