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Le captage de la source des Bains ou Prince
et de la source du Quai
La première fut découverte par Thouvenel [32] en 1774; elle sourdait dans le lit même du Vair, vers la rive gauche. Thouvenel, ayant remarqué qu’elle ressemblait beaucoup à l’eau du Pavillon, la fit enfermer dans l’établissement, lors de la construction du quai qui existe Le long de la cour; son griffon est à 40 mètres de celui de la source Pavillon.
Plus tard cette source acquit le nom de Prince à cause du pavillon que le Prince de Poix avait fait bâtir dans le voisinage.
La source du Quai jaïllissait tout à côté de la précédente. Jusqu'à l’époque de Treuille [37] et de Rotureau [31] (1858-1859) on ne se préoccupa point de les capter.
« Elles coulent à l’air libre, dit Treuille, sans être mises à l’abri contre aucun des accidents atmosphériques; à peine sont-elles défendues par un fond de tonneau, contre les couches argileuses. Les feuilles,
branchages et herbes des végétaux qui les entourent, y tombent en pleine liberté. »
En 1859, Jutier qui dirigeait les travaux de captage du Pavillon, s’occupa aussi de ces deux sources, et les aménagements qui furent faits, étaient sur le modèle de la source du Pavillon. Pour la source du Prince on construisit un puits de 2 m. 65 de profondeur. L’eau s’échappait au niveau du sol, son débit était alors de 30 litres-minute.
Le puits de la source du Quai, à peine moins profond (2 m. 60), est plus exigu que celui de la source du Prince, mais son débit atteignait 60 litres-minute.
Actuellement, ces puits sont recouverts. Des tuyaux de grès amènent leurs eaux en partie des deux côtés de la porte d’entrée de l’établissement où elles coulent chacune dans une petite vasque en porphyre; le reste est canalisé vers les chaudières où l’eau est chauffée avant d’être distribuée dans les bains. L’excédent se déverse dans le Vair.
L’eau de ces deux sources, ressemble beaucoup à celle du Pavillon. La température est plus basse de 1 degré, la limpidité est parfaite. Elle est cependant peu employée en boisson, son usage principal étant l’alimentation de l’établissement thermal; on ajoute à cette eau, si besoin est, le trop-plein du Pavillon.
Baudrimont et Lepage ont attribué à l’eau de la source du Prince une composition plus riche en fer et en arsenic et à celle du Quai plus de magnésium que l’eau du Pavillon. Je n’ai pu me procurer le détail de leurs analyses.
Le captage des sources
Souveraine et Duchesse
La source de la Souveraine est le résultat d’un forage que l’inspecteur Baud fit pratiquer dans sa propriété vers 1860. J’ai relaté précédemment les rapports de cette source avec celle du Pavillon.
Une autre source, nommée Duchesse, en raison d’une archiduchesse russe qui possédait un hôtel voisin, a son griffon à une dizaine de mètres de celui de la source Souveraine.
Ces deux sources présentent une similitude remarquable, la Souveraine étant un peu plus minéralisée que la Duchesse.
L'eau de ces deux sources est employée en boisson, celle de la Souveraine étant plus riche en màgnésium et ne contenant soi-disant pas de fer.
Celle de la Duchesse, à cause de sa faible minéralisation, est souvent nommée « eau de Pavillon atténuée ».
Le captage de la source Le Clerc
Cette source se trouve à 125 mètres au S.-E. de la source du Pavillon sur la rive droite du Vair. Elle est le résultat d’un forage de six mètres de profondeur, pratiqué vers 1880, dans le jardin du docteur Le Clerc; son débit très faible atteignait 3,8 litresminute. L'autorisation d’exploitation date du 29 décembre 1882. Cette source fut acquise en 1895 par la Société générale des eaux minérales et bains de mer, puis finalement par la Société des eaux minérales de Contrexéville. Cette dernière a récemment poussé plus profondément le forage et a porté le débit de la source à un taux bien supérieur à celui de la source du Pavillon. L’eau est amenée par des canalisations à l’usine où elle est embouteillée sous le nom de « Légère ».