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VI. Radioactivité

La radioactivité a été déterminée par la méthode de Moureu et Lepape sur le gaz spontanés et sur les eaux du sondage et du bain.

Pour notre captage de gaz, le service technique de la Société de Pechelbronn a bien voulu, sur notre demande, établir un échafaudage sur lequel a été placé une installation gazométrique. Sans ce travail dont nous remercions très Vivement MM. les Ingénieurs, des mesures exactes auraient été impossibles.

En effet, tel que le captage est fait, le griffon n’est pas accessible. Aussi a-t-on dû réaliser un griffon artificiel de manière à pouvoir recueillir le gaz. Ce griffon artificiel était constitué par un récipient muni d’un tube en T qui permettait de le mettre en communication soit avec le sondage soit avec le déversoir. Un jeu de clefs placé sur le tube en T

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permettait de régler la vitesse d’arrivée de l’eau, dans le réservoir muni d’un trop plein à la partie supérieure par une tubulure d'écoulement.

.Le captage ainsi monté peut être appelé bon, étant donné que nous ne trouvons pas d’oxygene, ou seulement de légères traces. Le captage est donc réalisé de façon à ne pas permettre une rentrée d'air.

Les résultats de nos mesures de radioactivité ont TES

Gaz 15.68 milli microcuries Eau sondage 1.51 milli microcuries Eau bain 0.503 milli microcuries

Fresenius en avril 1910 a mesuré la radioactivité de l’eau par la méthode du fontanoscope, il a trouvé 2,94 Mach-Einheiten ce qui converti en milli microcuries donne 1,176, résultat un peu inférieur au nôtre, mais du même ordre.

Czako et Lautenschläger en avril 1912 ont trouvé 17.000 voltheures pour le gaz, 80 voltheures pour l’eau. Traduit en millimicrocuries, cela donne

pour le gaz 0.27 millimicrocuries

pour l’eau 98.9 millimicrocuries chiffres très différents de ceux que nous avons obtenus, mais la méthode employée à cette époque (Fontanoscope)) ainsi que son mode de prélèvement des gaz sont critiquables.

Nous avons essayé des mesures approximatives du débit gazeux n’ayant pas un dispositif qui nous permette de conduire la totalité du gaz dans un gazomètre. Nous avons trouvé 0 m° 208 à l'heure chiffre inférieur à la réalité. M. Haas a trouvé en septembre 1919 0.4 m° à l’heure.

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Dans ces conditions, en nous servant de notre mesure qui exprime sûrement un débit gazeux minimuin, nous pouvons dire que

l’horo radioactivité est de 15,7 X 208— —3.265,6 millimicrocuries et avec le chiffre de M. Haas, 15,7 X400—6.280 millimicrocuries ce qui est un chiffre assez considérable.

Connaissant le débit de l’eau (1), nous trouvons comme hororadioactivité de l’eau 18 120 millimicrocuries au sortir du griffon et 6 036 millimicrocuries à l'installation actuelle.

Ces chiffres élevés permettent de classer l’eau de Pechelbronn parmi les eaux radioactives. La radioactivité est comparable à celle de Bourbon- Lancy (1).

Nous voyons que la puissance radioactive du gaz est de 0.435, de l’eau de 0.837.

Donc pour soutenir ce débit total d’émanation, il y aurait 1,272 gr. de radium.

Tableau de. comparaison

Hororadioactivité des gaz thermaux (2) Millimicrocuries Puissance

La -Bourboule eee 492,420 69.65

BourbonLenCr en re 948 0.125 Aïx-lés-Bains 2 "0m Re 1.086 0.146 Pechelbronn es Re MER 6.280 0.837

(1) Nous n'avons pas fait des mesures personnelles sur le débit de l’eau et nous avons utilisé les mesures données par Fresenius et contrôlées à plusieurs reprises.

(2) K. Frenkel — v. Piéry — Milhaud: Les eaux minérales radioactives. Doin 24.

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Résumé de l'examen physico-chimique

Pour permettre des comparaisons faciles, nous avons rassemblé en un tableau les résultats obtenus par l’eau du sondage et du bain.

Eau sondage Eau bain Densité __-1.009(7) Abaissement cryoscopique 0.84 (imoy.) 0,88(5) (3) Concentration moléculaire 0.45 0.47 Pression osmotique 12.47 12.32 Conductivité 63° : 0.0178 (51° 0.0238 20° 0.0154 (moy.) (20° 0.0182 Degré de dissociation 20° 51% Eau diluée 50 fois Coefficient d’ionisation 1.51 PE: 6.41) 6.1(8) Réserve alcaline 51.0 59.7 Indice de réfraction 1.3359 Radioactivité (gaz 15.68 (eau 1.51 0.503

Conclusion de l'examen physico-chimique

La source au bain apparaît comme plus concentrée et plus acide qu’au sondage. L’acidité plus élevée se comprend, puisque leau à une température plus basse et peut dissoudre plus de gaz carbonique à son émergence.

(1) Remarquons au sujet de la radioactivité que si l'huile brute des sources n’est pas radioactive, par contre le gaz qui accompagne l’est faiblement.

(3) Nous n'avons qu’une mesure pour le bain notons que le jour où cette mesure a été faite, le À pris sur l’eau du sondage a été: première mesure 0.87, deuxième mesure 0.66.

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