PAR AUTRE
En attendant que se constitue, en faveur de cette source, une abondante littérature médicale nous donnons ici les opinions des praticiens de la région.
Le docteur Bach anciennement à Soultz, nous a laissé ses expériences recueillies pendant douze années (depuis 1912 jusqu’en 1923). Le docteur Deutsch ainsi que le docteur Westphal tous deux actuellement à Soultz, nous ont de vive voix entretenu sur ce sujet.
Les différents praticiens ont effectivement reconnu l’action de l’eau de Pechelbronn sur le rhumatisme déformant et sur la sciatique, mais pour le rhumatisme, le docteur Bach est d’un avis contraire et cite par contre des actions favorables sur les névralgies intercostales: Il a reconnu également une action déconstipante. Les docteurs Deutsch ct Bach ont noté des effets gynécologiques (métrites, paramétrites, petits myomes).
Les fibromes susceptibles d’un traitement hy-dro-minéral adjuvañt s etraitent par des eaux chlorurées froides; mais l’eau de Pechelbronn peut avoir des indications dans les cas de douleurs, par décongestion du petit bassin, donnée comme Bourbonne en irrigation de 2 litres).
A côté de ces indications qui semblent primordiales, Bach donne une série d'indications dermatologiques. Il a ordonné les eaux de Pechelbronn dans les cas de scrofulose, d’obésité, de foie de stase ct autres affections qui peuvent éventuellement être traitées. Mais nous ne devons pas oublier qu'il y a d’autres sources plus spécialement indiquées pour
ces Cas.
Contre-indications LORS Ce seraient la tuberculose pulmonaire, le cancer CPL
(à cause des petites doses d’émanation favorisant son développement), les formes aiguës de la goutte k et des crises articulaires. INSEE
Dans les cas de lithiase rénale, l'émanation du radium donne quelquefois de Phématurie.
Technique générale de la cure
La cure balnéaire s'’ordonnera en baïns plus ou moins prolongés dont la durée devra être fixée par Pexpérience. La haute température de l’eau permettra de réaliser toutes les gammes de température.
La plupart du temps, dans les affections seulement douloureuses, les grands bains suivis ou non de massage, constitueront une thérapeutique exclusive. Mais pour les séquelles de traumatisme, pour les raideurs articulaires, pour les algies neuro-articulaires, le bain thermal devra être complété par des douches locales suivant la tchnique de Bourbonne ou d’Aix-les-Baïns. ÿ
Les affections gynécologiques bénéficieront des bains prolongés, complétés par des douches vaginales.
Pour les névroses essentielles post-traumatiques ou commotionnelles, on aura recours aux bains et aux douches que l’on combinera différement suivant les réactions des sujets.
La cure de boisson complètera le plus souvent le traitement balnéaire.
On utilisera l’eau à l’état naturel ou diluée suivant les indications qui figurent dans travail de Paul Blum, G Achard et Tassitsch (1).
(1) Bulletin général de thérapeutique, 4 avril 1929; Re-
cherches sur les modifications physico-chimiques apportées par la dilution aux eaux minérales fortement concen-
trées,.
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Dans certains cas de pléthore de congestion hépatique et de constipation par atonie du tube digestif la cure interne pourra constituer le traitement exclusif. Dans d’autres il sera complété par des douches sous-marines sur le foie ou la région épigastrique et par une hydrothérapie méthodique judicieusment adaptée à l'extrême variété des cas cliniques. |
Il va sans dire qu'au début on se guidera sur les techniques déjà employées dans les stations qui utilisent des eaux dont la formule thermale, physique et chimique est analogue à celle de la source des Hélions; mais progressivement, en s’aidant des recherches de laboratoire et des réactions des malades, on dégagera la technique particulière du traitement pechelbronnien. On tiendra compte du fait que la haute teneur de cette eau en sels calciques et potassiques, lui confère des propriétés particulières qu'il y aura lieu d'utiliser dans des conditions spéciales. La cure devra être complétée par une installation spéciale phvsiothérapique et mécanothérapique qui ajoutra ses effels analgésiques et son action sur les atrophies musculaires et les raideurs articulaires aux bienfaits du traitement externe et interne.
En résumé l’eau de Pechelbronn offre des ressources thérapeutiques extrèmement variées, déjà établies par l'expérience, mais qui aidée par le laboratoire et l'observation clinique fixeront petit à petit le mode d'emploi le plus’ rationnel.
Conclusions
L'eau de Pechelbronn est une eau du trias provenant de la profodeur de 938 m, limite du Hauptmuschelkalk et de la Lettenkohle.
C’est une eau chaude (65° au griffon et 52° au bain) assez fortement minéralisée (12 gr. de minéralisation totale) de pression osmotique assez élevée, hypertonique au sang, relativement peu dissociée, de réaction acide, de réserve alcaline assez forte pour une eau salée, et radioeactive.
Elle contient principalement des ions CI, SOf et Na, K. Ca, Mg. La teneur en ion potassium, relativement à d’autres sources du même type, est assez considérable.
Au point de vue bactériologique, c’est une eau très pure.
C’est une eeu chaude, chlorurée sodique et sulfatée calcique, diurétique et stimulante, se rapporchant de Bourbonne en France et de Wiesbaden en Allemagne.
Par comparaison à d’autres sources déjà utilisées, de formule chimique, physique et thermale analogue, l’eau de Pechelbronne employée sous forme de bains paraît devoir rendre des services d'abord dans les affections douloureuses de muscles, des nerfs et des articulations, dans toutes les formes du rhumatisme diathésique, dyscrasique et trophonévrotique, puis dans les séquelles de rhumatismes
RE) ue
toxi-infectieux, dans les troubles trophiques moteurs et nevrosiques qui sont la conséquence des traumatismes, dans les états postcommotionnels où ie psychisme et l’organicité s’entraident pour créer de graves invalidités.
Employée en boissons, l’eau de Pechelbronn tient de sa richesse en calcium et en potassium des propriétés très spéciales qui renforcée par sa richesse en chlorure de sodium doivent lui confier des effets therapeutiques de premier ordre sur la pléthore et sur les meïopragies gastro-intestinales.
Mais c’est l'expérience guidée par la clinique et le laboratoire qui fixeront la formule particulière du traitement pechelbronnien.
Vu: le Président de Thèse: Vu: le Doyen de la Faculté: FONTES: ANCEL.
Vu et Dennis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Strasbourg:
Chr. PFISTER.
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- Conclusions ........ UE lee à Index bibliographique A ei