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sans le traitement thermal, persisteraient pendant des mois et quelquefois même indéfiniment. C’est un avantage aussi, dont pourrait bénéficier le réseau d'Alsace et de Lorraine où comme dans tous les autres réseaux, les agents sont exposés à de fréquents accidents. Aussi, rien que pour cette raison, la source de Pechelbronn ne saurait rester inemployée et devrait le plus tôt possible posséder une installation balnéaire en rapport avec son efficacité. :
On n’est pas encore très fixé sur le mode d’action de ces eaux énergétiques, mais les nombreux travaux consacrés dans ces dernières années à Pétude de la radioactivité laissent à penser que celle-ci doit jouer un certain rôle dans l’action sédative des eaux du lype Pechelbronn, Bourbonne, Bourbon-Lancy.
L'action de la radioactivité dans le rhumatisme a été bien étudiée en France par Teissier et: Rebattu, en Allemagne par His et Falta (1).
Cet auteurs ont traité leurs malades en émanatorium surtout par la méthode inhalatoire. Ils ont donné la préférence aux petites doses, commencant leurs cures par 20 Mache-Eïinheiten ou 8 millimicrocuries et augmentant progressivement leurs doses qui atteignent jusqu’à 40 millimicrocuries. Dans certains cas, ils ont forcé les doses et sont allés jusqu’à 240 millimicrocuries. Ils insistent sur la notion que le traitement doit se faire très progressivement, en surveillant les réactions articulaires.
Il y a, en effet, des cas défavorables où à chaque tentative d'augmentation de la dose survient une réaction, et pour lesquels il faut être très prudent. Le temps de l’inhalation est en général de deux heures. |
(1) Piéry-Milhaud les eaux minérales radioactives. Doin 1924,
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Nous voyons done que les gaz de Pechelbronn pourraient être un précieux agent de cure. S'il ne réalisent pas les doses maxima données par les auteurs DEÉRRRER on peut y remédier en prolon-
© Parmi les formes nes c’est surtout sur le rhumatisme chronique dans ses formes subaiguës exsudatives avec exsudat récent que les résultats du traitement à l’émanatorium ont été les meilleurs. On obtient au bout de deux ‘à trois semaines-un dégonflement de la fluxion rhumatismale et une amélioration de la mobilité. Les malades se sentent plus forts, le tonus musculaire revient, les douleurs ne tardent pas à disparaitre et les malades rerouvent le sommeil.
Certains auteurs (Crémieux et Pappas) ont dit qu'il y avait une augmentation de la diurèse et de l'acide urique excreté, mais ce deuxième fait a été. nié par Teissier et Rebattu.
Dans les rhumatismes chroniques déformants les résultats de la cure en émanatorium ont été considérés comme nuls. Les résultats ont été inégaux dans les arthropathies toxi-infectieuses symptomatiques.
__ Le mécanisme de cette action de l’'émation dans le rhumatisme n’est pas encore élucidé. Il y aurait une action vaso-dilatatrice et hypotensive constatée par un certain nombre d'auteurs, mais niée par d'autres. I y aurait une décharge d’acide urique qui s’est.montréc assez constante bien qu'elle ait été quelquefois niée., Enfin il y a une leucocytose passagère suivie d’une leucopénie avec éosinophilie et lobulation du noyau leucocytaire.
Nous donnons ces faits comme pouvant in{éresser l’action sur le rhumatisme mais sans pouvoir faire encore une interprétation d'ensemble.
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Indications sur la consolidation des fractures La possibilité d’une action des eaux de Pechelbronn sur la consolidation des fractures découle des travaux consacrés par Delacroix et Dellys à cette question. Ces auteurs ont expérimenté sur les eaux de Bourbonne et ont montré que la cure de cette station ,trouvait une application intéressante dans le traitement des fractures et de leurs séquelles. Les cas d'amélioration sont très nombreux, lorsque la cure a lieu pendant la convalescence. L'ossification est active, la pseudarthoose est évitée et un eal osseux remplace rapidement le cal fibreux. Ces. auteurs donnent des observations confirmées par radiographie et concluent à l’action de la cure de Bourbonne sur Fostéogénèse. Delacroix conseille de diriger le-malade sur Bourbonne dès qu’il est libéré de son appareil, au plus tard au deuxième ou troisième mois, car dans les fractures anciennes l’action de l’eau minérale est nulle. La durée du traitement doit être au moins de 40 jours.
De la similitude déjà exposée entre Bourbonne et Pechelbronn, nous pouvons déduire que l'eau de Pechelbronn dans des cas semblables méritera d’être
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essayée.
‘Indication gynécologiques
Une autre indication, extrémement intéressante, est tirée des effets qu’exercent les aux chlorurées sur les affections gynécologiques.
Dans le traitement de ces maladies on emploie en général des eaux chaudes et peu minéralisées telles que Luxeuil, Plombières, et des eaux froides très fortement minéralisées telles que Saljes de Béarn et Salins du Jura.
Nous pouvons essayer de préciser dans quels cas l’eau de Pechelbronn, à la fois salée et chaude,
pourra avoir des indications. Dans les cas d’annexite sans grande réaction douloureuse, dans les cas d’endométrite, on a coutume d'essayer d'abord les eaux chaudes de Luxeuil et si celles-ci restent sans effet, de continuer par des eaux stimulantes en commençaht par les moins minéralisées (1).
On monte lentement pour aboutir, si cela est nécessaire, aux stations telles que La Mouillère: et Salies de Béarn, dont la richesse en chlorures est tout à fait remarquable.
On peut se demander dès lors, si dans cette gamme d'eaux stimulantes, Pechelbronn ne méritera pas un jour une place de premier plan que doivent lui assurer sa thermalité et sa chloruration. C’est ainsi que la source des Hélions nous paraît : devoir offrir à la thérapeutique gynécologique des ressources nouvelles particulièrement précieuses | pour la région. L
Mais à celte thérapeutique balnéaire doit venir s’adjoindre l’usage interne de cette eau à laquelle sa composition chimique confère des propriétés particulières sur le métabolisme général.
Telles sont les indications de l’eau de Pechelbronn- ainsi que le fait préssentir sa composition chimique et physicochimique. Mais elles n’ont rien d’absolu ni de définitif. C’est l'expérience qui leur donnera leur véritable valeur. À l’usage viendront peut-être s'ajouter des indications que noùs n’avons pas prévues, mais qui ne devront être acceptées que sur le bénéfice d'observations nombreuses et soumises à une critique sévère.
(4) Paul Blum, Précis pratique d’Hydrologie. (Istra, Strasbourg, 23).