‹ Contribution à l'Étude des Eaux sulfurreuses de DigneChapitre 10 sur 20 · SOURCES TIÈDES · texte numérisé non relu

SOURCES TIÈDES

Dans le rocher.............. 20 litres par seconde environ CLPEUEN AA S er ee 2 — — — 22 — par seconde

IT est probable que ces débits sont voisins de l'étiage, car la période de sécheresse suivie de pluies rares et surtout de peu de durée, qui régnait depuis plus d’un an au moment des jaugeages (commencement 1906), n’a pas permis aux sources d'avoir leurs crues habituelles d'automne. Ceci n'est dit, d’ailleurs, que dans l'hypothèse où les sources chaudes dont il s’agit, subiraient des variations analogues à celles des sources ordinaires. Les observations faites jusqu'ici et qui tendraient à prouver que ces variations existent, ne doivent pas être considérées comme suffisamment probantes, car il serait possible que les crues des sources chaudes aient été simplement la conséquence des variations de niveau des nappes et sources froides voisines.

Les eaux chaudes représentent donc un débit, qui paraît devoir être très voisin du minimum s’il ne le représente pas exactement, de 283 litres à la minute, soit près de 5 litres par seconde (exactement 41,71), ce qui donne un cube journalier de 407.520 litres.

Les eaux tièdes à 210 sont sans aucun doute Île résultat du mélange d'eaux froides dont la température normale dans la région est de 12° environ ainsi qu'on l’a dit plus haut, avec des eaux chaudes dont la provenance est la même que celle des sour-

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ces à 400. Il en rèsulte quela proportion du mélange est donnée par la fraction :

, A I = GA PEU pres 40 — 12 28 PE 3

Il y aurait donc mélange de 7 à 8 litres par seconde d'eau à 400 avec 14 à 15 litres par seconde d'eau froide, et on conçoit facilement quel intérêt il y aurait à chercher à opérer une séparation entre les eaux des deux provenances. On pourra peut-être y arriver en remontant la tranchée d'appel de façon à couper les eaux froides pouvant provenir d’infiltrations venant dn Sud, notamment des eaux du ravin qui occupent dans le défilé rocheux qu'elles traversent, une altitude supérieure à celle des sources. Mais si comme c'est à craindre, les eaux froides viennent du Nord ou de l'Est et sont de véritables eaux de sources recueillies dans les couches perméables du Lias, il faudrait faire des travaux à la mine dans le rocher ; pour obtenir un résultat très aléatoire, on risquerait ainsi de détourner les sources chaudes déjà isolées, et il est inutile d’insister sur l'inopportunité de courir un tel danger. »

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