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Moyenne des 17 analyses. . . . . . . . . . 194,65
Au contraire, Grancher et Hutinel admettent qu’au début les matières azotées peuvent être en excès « pour peu, sans doute, ajoutent Tapret et Londe (5), qu'il y ait fièvre ; pour-
tant l’urée peut ne pas suivre la température. » Du reste,
(1) AuDIGANNE : Th. de Paris, 1895. Recherches wrologiques dans la tuberculose.
(2) Marran: Traité de méd., 2 édition, tome VIT, page 257.
(3) Ronsin, Thèse de Paris, 1883: Variations de l'urée, des chlorures el des phosphates dans la tuberculose. ,
(4) Loc. cit.
(5) Taprer et LonDe : Nutrilion chez les femmes enceintes el chez les phhsiques. (Revue de la tuberculose, 1894, p. 219.)
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Grancher et Hutinel paraissent reconnaître l'existence d’un excès de matières azotées même en dehors de la fièvre du début. Ce fait serait bien en rapport avec la suractivité organique que certains auteurs, entre autres Teissier, attribuent à la phtisie commençante. Et même, pour M. Teissier, « cette excrétion exagérée de l’urée, de même que celle de tous les matériaux solides de l’urine, constitue un signe de grande valeur, dont l'existence peut éveiller les soupçons les plus légitimes chez un individu déjà suspect » (1).
Marfan (2), enfin, est d’un avis un peu différent. Il constate au début de l’azoturie; mais, dit-il, « l’excrétion de l'urée est peu augmentée; il y a plutôt augmentation de l'excrétion des corps moins oxydés, acide urique, leucine, tyrosine, résultats d’une combustion incomplète. »
Pour nous, nous dirions volontiers, avec Ronsin (5) : « Il ne faut pas attribuer au début de la phtisie une augmentation ou une diminution absolue de l’urée.. L’urée subit des variations qui sont moins sous la dépendance du degré de la maladie, ajoute Audiganne, que sous celle de l’état du malade , et suivant que cet état s’améliore, reste stationnaire ou empire, l’urée augmente, reste stationnaire, ou diminue. Nous trouvons la même idée exprimée différemment par MM. Grancher et Barbier (4) : « Ce serait gravement se tromper que de tracer un parallélisme absolu entre les lésions du poumon et les phénomènes généraux des malades. La tuberculose est un processus local dont le retentissement sur l’état général est subordonné à des conditions de résorptions toxiques et de résistances individuelles, qui font varier à l’infini les signes de déchéance organique et la marche plus ou moins rapide de la phtisie proprement dite. »
(4) Terssrer, cité par Iscovesco : Th, de Paris, 1902. La fonction urinaire chez les luberculeux.
(2) In Traité de Méd., loc. cit., p. 260.
(3) Ronsin: Loc. cil.
\4) In Trailé de Méd. Brouarpez et GILBERT, tome VII, p. 614.
L'influence de la fièvre (1) sur la quantité d’urée a été aussi très discutée. Jadis, Mors, Murchinson, Brattler, Desnos (2) déclaraient que la courbe de l’excrétion de l’urée est parallèle à celle de la température. Plus tard il fallut bien reconnaître que l’hyperthermie n’amène pas toujours l’augmentation de l’urée. Charvot et Robin soutinrent que l’urée pendant la fièvre est inférieure à la normale. Liebermeister n'a trouvé l’urée augmentée que dans les premières périodes de la fièvre. Pourtant la plupart des auteurs, avec Claude Bernard, Sénator, Hirtz, Zuelzer, sont encore d'avis que la fièvre entraîne une augmentalion de l’urée. Audiganne enfin pense qu’il faut considérer plus l’état du malade que la nature ou l’intensité de la fièvre. « Un malade débilité avant l'invasion de la fièvre peut, malgré une fièvre intense, ne rejeter que peu d’urée, tandis que celle-ci peut être en augmentation notable avec une fièvre plus légère chez un malade non débilité. »