‹ Contribution à l'Étude des Échanges Nutritifs dans la TuberculoseChapitre 77 sur 90 · DEUXIÈME PÉRIODE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PÉRIODE

A la deuxième période, l’activité histolytique dans les heures matinales a été notée, sur sept cas : quatre fois diminuée, deux fois normale, et une seule fois supérieure à la moyenne.

Ce dernier cas concerne un tuberculeux apyrétique (n° 13), chez lequel la maladie évoluait lentement depuis des années sans amener de troubles profonds dans l’état général.

Des deux cas où l’histolyse avait son taux normal, l’un était accompagné de fièvre (n° 14), l’autre était apyrétique (n° 1); ce dernier était d’un pronostic assez favorable, l'autre au contraire nettement mauvais.

Les quatre cas où l’histolyse était nettement inférieure, concernent des malades fébricitants (n°s 11,19, 47), ou profondément atteint (n° 16), chez lesquels le pronostic était très réservé.

A la deuxième période donc, malgré l'existence fréquente

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de la fièvre, l’histolyse est habituellement inférieure à la normale ; les cas favorables, ceux où l’on constate l’apyrexie habituelle, ou l'augmentation de poids, s’accompagnent au contraire d’une activité histolytique plus accentuée.

Nous avons cherché à nous expliquer pourquoi les tuberculeux gravement atteints détruisent, aux premières périodes de la maladie, moins d’albumine que les individus normaux ; nous avons été conduits à penser que cette diminution doit être attribuée à la défense de l'organisme. Le tuberculeux ingère peu d'aliments, parce qu’il est anorexique, ou parce qu’il vomit; il assimile mal, parce que chez lui, l’estomac, l'intestin, les glandes digestives sont altérés et insuffisants. De toutes façons, les recettes sont diminuées ; quoi d'étonnant à ce que les dépenses le soient également? De lui-même l'organisme du tuberculeux tend à l'épargne, tout au moins aussi longtemps qu'il lui est possible de persévérer dans la défense. Une thérapeutique vraiment efficace, reconnaît précisément le même mode d’action. J

Les recherches de M. Desgrez nous ont en effet appris que l’amélioration si marquée qu’on obtient chez les tuberculeux en leur administrant de la lécithine, tient précisément à une diminution immédiate de l'élimination du phosphore et à une meilleure utilisation des matériaux azotés, De la même façon encore, l’arsenic est utile aux tuberculeux, parce qu'il ralentit la dénutrition, ainsi que le prouve la diminution marquée de lurée chez les malades soumis au traitement arsenical.

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