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Débit du liquide

Il faut le maintenir au régime lent suffisant pour empêcher la coagulation. L'appareil fonctionnant, bien entendu, sur la petite vitesse, nous mettions en général l'index du régulateur sur le chiffre 3, ce qui

assurait un débit de 50 à 60 cc. heure.

A, Lecture des résultats.

a) Pour être sûr que l'influence de la striction du garrot ait disparu, ne commencer la lecture des chiffres de la pression veineuse qu’après uneà deux minutes. Parfois, on verra l’aiguille du manomètre marquer une ascension continue, tandis que le niveau du liquide monte dans la chambre. Cet excès

de pression est du à ce que le biseau de l’aiguille

butte contre la paroi de la veine. Ilsuffit de mobiliser l’aiguille pour voir la pression redescendre immédiatement.

b) Pour faire les lectures, arrêter quelques secondes le moteur au moyen de l'interrupteur. Nous avons en effet constaté que le manomètre indiquait toujours un excès de pression de 1/2 à 1 cm. quand le moteur était en marche. Il s’agit là d’une constante due à un phénomène de friction.

Cette description un peu minutieuse du mode d’emploi pourrait faire croire que la technique est très compliquée. Pratiquement, après quelques essais, on la possède parfaitement.

Ajoutons que, une fois stérilisé, notre dispositif peut servir successivement pour plusieurs sujets. Un seul tube est à changer, celui qui relie la chambre à l'aiguille. é

On comprendra aisément tous les avantages d’un appareil à niveau visible et contrôlable, combiné à une pompe permettant d'envoyer dans l'aiguille un courant de liquide maintenu sous débit et pression constants. La pompe étant étanche, ainsi que le circuit des tubes, on est assuré contre une erreur provenant d’une fuite quelconque. On peut procéder ainsi à la mesure des variations de la pression veineuse pendant un temps prolongé, que limitent seulement

la patience ou le bon vouloir des sujets.

ACTION DE CERTAINES SUBSTANCES THÉRAPEUTIQUES SUR LA CIRCULATION DE RETOUR

Action de l'adrènaline

De tous les médicaments cardio-vasculaires, l'adrènaline est eelui dont l’action sur la circulation veineuse

a êté le plus étudié, tant sur l'animal que sur l'homme.

a) Expérimentation sur l'animal.

Etudiant l'action de l'adrénaline sur un anneau isolé de veine de mouton, Günn et Chavasse constatent des contractions plus ou moins rythmées de la paroi. Il les attribuent à l'excitation de fibres nerveuses pariéto-veineuses vaso-constrictrices.

Yokota observe sur le lapin que l'adrénaline :

— à faible dose fait baisser la pression veineuse tandis que s'élève la tension artérielle,

— à forte dose produit une élévation de la pression veineuse soit immédiatement, soit après une légère tendance à la baisse, |

Hallion, sur le lapin encore, a démontré qu'ilt fallait |

une forte dose d’adrénaline, et introduite dans les veines, pour produire l’œdème aigu du poumon et consécutivement une élévation de la tension dans le ventricule droit. Ce double effet n’est produit que si le ventricule gauche se laisse forcer.

C’est à Plumier que l’on doit l’étude la plus complète de l’hypertension veineuse adrénalique.

a) S'il suffit d’une faible dose d’adrénaline pour élever la pression carotidienne et ralentir le pouls, une forte dose est nécessaire pour élever la pression veineuse et encore dans des proportions beaucoup moindres que la tension artérielle.

b) Sur le chien ayant subi la vagotomie double l’adrénaline élève considérablement la tension artérielle, sans ralentir le cœur, tandis que la pression veineuse reste inchangée.

Plumier conclut que la condition nécessaire pour réaliser une élévation de la pression réside dans une diminution de l’activité cardiaque, malgré la persistance de l’action vaso-constrictrice de l’adrénaline.

Capps et Matthews, opérant sur le chien légèrement anesthésié à l’éther, arrivent au même résultat et s'accordent avec Plumier sur le mécanisme cardiaque de cette hypertension veineuse.

Loeper, Lemaire et Patel, étudiant les variations respectives des pressions artérielle, rachidienne et

veineuse de l’adrénaline sur le chien chloralosé,

obtiennent une élévation parallèle et simultanée des trois pressions. L’injection préalable de yohimbine dissocie ces effets : l'hypertension artérielle s’inverse tandis que la pression rachidienne et la pression veineuse demeurent inchangées, ce quitend à prouver la solidarité des pressions veineuse et rachidienne. Enfin Maurice Villaret, Justin-Besançon et Cachera, expérimentant sur des chiens chloralosés, vagotomisés ou non, obtiennent des résultats qui confirment ceux de Plumier. L’adrénaline est sans effet sur la pression veineuse des chiens vagotomisés. L’atropinisation

produit des résultats identiques.

b) Adrénaline et pression veineuse chez l'homme.

Grellety-Bosviel, injectant à des sujets normaux 0 gr. 001 ou O0 gr. 002 d’adrénaline par voie intramusculaire constate :

a) la rareté des réactions motrices classiques : pâleur de la face, tremblement, ralentissement du pouls et hypertension artérielle momentanée ;

b) la constance du taux de la pression veineuse,

même avec les doses fortes de 2 mgr. Sur 10 cas, 4 fois la pression veineuse monte de 2 cm. alors que la tension artérielle montait de 1 degré et que le pouls n’était pas modifié.

Payan, Giraud et Assada, utilisant la méthode

indirecte, arrivent à des résultats analogues (écarts

ad à

en plus de 2 à 3 cm.) sauf chez une tabétique dont la pression veineuse monta de 10 cm. en 4 minutes, sans élévation parallèle de la tension artérielle qui fléchit secondairement tandis que la pression veineuse redescendait à son taux initial.

Draganesco et Liéou recourant à la voie intraveineuse et utilisant la méthode directe obtiennent dans 14 cas des élévations importantes de la pression veineuse, allant de 4 à 7 cm. avec augmentation parallèle, mais moins accusée de la tension artérielle.

Nous avons suivi les modifications de la pression veineuse dans 5 cas, à la suite d’injections intramus-

culaires ou intraveineuses.

Observation 1. — M. Bra., 60 ans, gros foie éthylique.

0 gr. 001 d’adrénaline sous-cutanée.

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