‹ Contribution à l'Étude des Effets de certaines Substances Thérapeutiques sur la Circulation de RetourChapitre 8 sur 35 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Depuis que l’on possède sur la pression veineuse périphérique, grâce surtout aux travaux de notre Maître le Professeur Maurice Villaret et de ses élèves, confirmés ensuite sur la plupart des points par d’autres travaux français et étrangers, un moyen d’investigation simple et précis, nos connaissances sur la circulation de retour se sont singulièrement élargies. Traitée jadis en parente pauvre elle a acquis, grâce à la phlébopiézométrie directe, droit de cité en clinique. Car il suffit, en somme, d’aboucher un manomètre gradué en centimètres d’eau à toute aiguille introduite dans une veine pour mesurer la pression qui y règne et nous ne sommes plus au temps où les malades redoutaient une ponction veineuse.

En suivant la technique de Maurice Villaret et de ses élèves les résultats sont très précis, et ils nous donnent des renseignements que la mesure de la tension artérielle est incapable de fournir. Ce sont deux méthodes qui se complètent, II nous suffit de citer les deux exemples suivants recueillis dans le service du Professeur Maurice Villaret. Un sujet en pleine crise d’asystolie avait une tension artérielle de 12-7, chiffres normaux, avec une pression veineuse de 30, c’est-

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à-dire plus que doublée. Par contre un hypertendu azotémique avait une pression veineuse normale et une tension artérielle dépassant 22. Il n’est donc pas exagéré de dire que la mesure de la pression veineuse offre autant d'importance pour l’étude de la circulation de retour que la tension artérielle pour ce qui concerne l’état du cœur gauche et des artères. En confrontant les renseignements fournis par ces deux mesures avec ceux fournis par la radioscopie du cœur et l’électrocardiographie (Maurice Villaret, Grellety-Bosviel, Martiny) il nous est permis maintenant d’étudier aisément tout le cycle de la circulation. Nous voudrions apporter notre contribution personnelle à l’étude de la circulation de retour chez l’homme, mais en nous plaçant à un point de vue plus particulier, dont nous sommes redevable à M. le Professeur Maurice Villaret. Nous n’avons pas voulu revenir sur des points bien établis par les travaux, tant français qu'étrangers, prouvant l'utilité de l'étude de la circulation de retour dans l’établissement du diagnostic, du pronostic et du traitement d’un grand nombre de syndromes. Mais, sur les conseils du Professeur Maurice Villaret, nous avons voulu étudier l’influence de différents médicaments sur la pression veineuse périphérique de l’homme, les travaux effectués jusqu'ici sur ce sujet concernant presque

toujours l’animal seulement. Nous avons eu recours

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exclusivement aux doses thérapeutiques, en employant de préférence la voie parentérale.

C’est ainsi que nous avons étudié les effets veineux des produits suivants : adrénaline, ouabaïne, trinitine, acétylcholine, histamine, vagotonine, sels de calcium, extrait de lobe postérieur d’hypophyse. Nous avons enfin effectué un certain nombre de mesures de la pression veineuse au cours de l’anesthésie générale par le protoxyde d’azote.

Au cours de nos recherches, nous avons été amené à conclure qu'il y avait grand intérêt à étudier les modifications de la pression veineuse

a) non seulement immédiatement après l’injection, mais encore pendant un laps de temps plus ou moins long;

b) enfaisant pénétrer le médicament dans l’organisme, soit d’une façon rapide, soit d’une façon lente et continue.

Pour ce qui concerne le premier point, il est évident qu’il est possible de répéter les ponctions veineuses, ce que nous fîmes un certain nombre de fois. On peut encore utiliser l’appareil qu'employèrent Maurice Vitlaret et Justin-Besançon dans leurs recherches pharmacodynamiques et dont nous ferons plus loin la description.

Pour ce qui concerne le second point, on pourrait à

la rigueur se servir encore de cet appareil. Mais, à la

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