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suite des indications et des conseils de notre Maître, le Professeur Maurice Villaret et du Professeur agrégé Henri Bénard, nous avons vu tous les avantages que nous tirerions d’un nouvel appareil électrique permettant de faire des injections lentes, continues et dosées avec précision et qui vient d’être utilisé dans un but thérapeutique par de nombreux auteurs. Pour nous tout le problème consistait à contrôler la pression veineuse dans la veine où se faisait l’injection. Après pas mal de tâtonnements, nous sommes arrivé au but et nous avons l'intention de poursuivre dans l’avenir nos recherches avec cette nouvelle
méthode.
La valeur de la mesure de la pression veineuse périphérique. Est-elle capable de donner des renseignements précis sur la circulation
veineuse profonde ?
Avant d'aborder l'étude de nos résultats, nous voudrions justifier la mesure de la pression veineuse périphérique par la méthode de Maurice Villaret en tant que procédé d’exploration de la circulation de retour.
Laubry et Tzanck ont nié que, malgré sa rigueur, la mesure de la pression veineuse périphérique puisse
donner des variations de la circulation de retour une
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image fidèle. Ceci pour une raison anatomique. « S’appliquant, disent-ils, à des veines superficielles que leur situation et leur anatomie isolent en quelque sorte de la circulation profonde, qui n’en ressentent, grâce à leurs valvules, que les secousses amorties et ne sauraient en exprimer toutes les fluctuations, il n’est pas étonnant qu’au cours de circonstances comme la toux, où manifestement la tension veineuse devrait subir une montée sensible et dont témoigne la tuméfaction des veines de la face et du cou, sa mensuration accuse à peine, et comme à regret, un écart de quelques centimètres d’eau ». Pour avoir de la pression veineuse profonde une image à peu près fidèle, continuent-ils, il faut s’adresser au liquide céphalo-rachidien. « Sa quantité relativement stable est contenue dans une cavité à parois rigides et ses changements de pression sont forcément en rapport avec le liquide de pression variable contenu dans le plexus veineux ».
Avec Grellety-Bosviel, qui avait étudié longuement cette question dans sa thèse, nous avons repris de près les arguments de Laubry et de Tzanck déniant toute valeur à la mesure de la pression veineuse périphérique, car si nous les avions trouvés exacts nous
n’aurions évidemment pas commencé notre travail.