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(sur lesquels nous reviendrons plus loin) la pratique du pneumothorax s’est largement étendue et a rapidement dépassé les cas d’unilatéralité stricte auxquels il semblait seulement réservé. Sans doute, certains auteurs envisagent encore avec quelque répugnance l'intervention sur les bilatéraux, y voyant comme Jacquerod, Sorgo, Renon, Hymans, Van den Berg, de Jong et Schult, Balvay et Arcelin, le danger d’un coup de fouet aux lésions du côté non comprimé, conduisant celles ci à uneextension rapide,ou même à une généralisation granulique sous l'influence de la suractivité fonctionnelle.
Malgré tout, pour la plupart, l'existence de lésions bilatérales n’est plus une contre-indication formelle, et nombreux sont les résultats heureux qui sont venus prouver le bénéfice réel que bien des bilatéraux sont en droit d'espérer de la suppression du foyer morbide le plus important, qui ne pesant plus sur lPorganisme de tout son poids toxique, permeltra à celui-ci de réagir plus aisément vis-à-vis de l’autre foyer ; et même du fait de cette suractivité fonctionnelle si redoutée, qui d’après Tripier, en développant l’emphysème hypertrophique et activité circulatoire s'opposerail au contraire au développement de la tuberculose dans le parenchyme ainsi modifié.
Ce qui nous a paru intéressant, surtout au point de vue du pronostic, c’est de chercher à établir tout d'abordeten dehors d’autres notions, une gamme dans la gravité de l’atteinte des malades traités, de façon à mieux nous rendre compte de ce que l’on peut attendre suivant le cas auquel on s’adresse.