ARTE
(bons cas 37,5 °/, dont seulement 12,5 °/, de guérison) ; Les formes « exceptionnelles » chargent très sombre-
ment le pronostic (bons cas 8,5 t/, dont aucune guérison) ; Les formes les plus sévères (adhésive sèche, formes
exceptionnelles) sont heureusement les plus rares.
La forme « adhésive sèche » n’est grave que par ses conséquences (symphyse) tandis que les formes « exceptionnelles » le sont par elles-mêmes.
I nous faut mentionner enfin : que les « formes exceptionnelles » sont généralement précoces et que leur apparition est surtout à redouter dans les formes activement évolutives de la tuberculose.
. Que la forme « adhésive sèche » est de pronostic désastreux lorsqu'elle apparaît dans les 6 premiers mois du traitement, de pronostic qui paraît satisfaisant au contraire passé ce délai.
B. — La symphyse.
1) La symphyse vient compliquer assez fréquemment les pleurésies du pneumothorax, on ly retrouve dans
une proportion de 40 °/0.
Elle relève plus fréquemment de la « pleurésie adhésive liquidienne » (29,15 ‘/) qu’elle ne relève de la « pleurésie adhésive sèche » (11,11 °/c).
Sur lPensemble des cas de pneumothorax on peut
l’inscrire pour 21,7 °/o.
>) Il semble que ce soit en raison directe de la précocité de ses débuts à dater de l'installation du pneu-
Ait =
mothorax, et de l’étendue du recvllement pleural qu’elle engage défavorablement le pronostic.
3) Elle pèse moins lourdement sur lavenir lorsqu'elle est aboutissant d’un processus de « pleurésie adhésive liquidienne » que lorsqu'elle est l’expression d’un processus de « pleurésie adhésive sèche ».
Ceci s'explique car elle paraît être de débuts moins précoces et reste plus souvent partielle quand elle suit « Padhésive liquidienne ».
h) La symphyse s'accompagne fréquemment d’un processus de « sclérose » à point de départ pleural qui envahit plus ou moins profondément le poumon et constitue un mode de guérison.
Il serait utile au point de vue du pronostic de pouvoir prévoir dans quelle mesure il interviendra, mais c'est malheureusement le développement ultérieur des événements qui seul viendra nous lPappendre. Nous ne devons pas ignorer cependant que lorsqu'il est absent, à la symphyse succède immanquablement la réexpansion pulmonaire, partant, la décompression du foyer dont l’évolution reprend à peu près inévitablement et se complique souvent d’une bilatéralisation. Lorsqu'il existe au contraire, la sclérose pulmonaire qu’il a amorcée, tend en enkystant les lésions, à substituer ses effets heureux à ceux du pneumothorax défaillant, et le malade guérit en général solidement après un temps de cure habituellement plus court qu’il n’aurait été si le pneumotho-
rax avait eu une marche normale.
EE = C. — La bilatéralisation.
1) La bilatéralisation est incontestablement la complication qui engage ie plus gravement le pronostic du pneumothorax entrepris chez des « unilatéraux » ou des « unilatéraux douteux » ; 83 °/, des malades qu’elle frappe évoluent défavorablement et ce pourcentage considérable dit éloquemment sa sévérité.
2) Elle est fréquente et survient dans 29,6 °/, de l’ensemble des cas traités « d’unilatéralité » ou < d’unilatéralité douteuse ».
3) Elle est plus fréquente chez les « unilatéraux douteux » (32,5 ‘/,) qu’elle ne l’est chez les « unilatéraux » (28 °/0). Elle parait en outre chez les premiers peser plus lourdement sur l’avenir.
4) Elle apparaît surtout au cours de la première année de traitement (66 °/) et plus particulièrement entre 6 mois et un an (37,2 °/0).
Encore à redouter entre 1 an et 2 ans (25,4 °/), elle devient exceptionnelle passé ces délais (8,4 pe
Il semble qu’elle soit de pronostic également grave quelle que soit l’époque du traitement à laquelle elle est
apparue.
D. — La perforation pleuro-pulmonaité.
1° La perforation pleuro-pulmonaire d’eévidence clinique (celle dont le diagnostic s'impose ; soit à cause
Lg
CS
de son début dramatique, soit à cause d'une « vomique » ou d'incidents d’insufflation révélateurs) est rare (6,29 °/) mais très grave (cas défavorables 79,9 °/o).
Elle apparaît surtout dans la première année du traitement.
Elle paraît plus spécialement se produire au cours de pneumothorax créés pour tuberculose activement évolutive.
Il semble que son apparition soit à redouter surtout au cours de pneumothorax compliqués de pleurésie iiquidienne. |
Il semble encore qu'elle suit surtout les épanchements précocement constitués et qu’elle les suit dans des délais qui n’excèdent pas un an.
2° 2 facteurs semblent principalement déterminer le pronostic du pneumothorax compliqué de perforation : le mode d’apparition, la persistance ou l’oblitération de la perforation.
a) Lorsque la perforation se fait à « grand fracas », elle engage très gravement, non seulement l’avenir éloigné, mais souvent aussi lavenir immédiat. Elle est la moins fréquente (1/3 des cas). :
Lorsqu'elle se fait à « bas bruit », elle ne l’engage jamais immédiatement, et ne l’engage à distance que de façon moins sérieuse.
b) La perforation qui reste permanente charge très sévèrement le pronostic, celle qui n’est que temporaire ne semble au contraire guère peser sur lui.
Malheureusement lorsque la perforation est d’évi-
lt
dence clinique, elle reste habituellement permanente, et ne semble être qu’exceptionnellement temporaire.
3° Il faut noter que la perforation pleuro-pulmonaire paraît être de pronostic relativement favorable lors-
qu’elle se produit au cours de l'entretien d’un pneumothorax naturel.
E. — Eclampsie pleurale. Embolie gazeuse,
Au cours du traitement par le pneumothorax, les insufflations sont parfois l’occasion d'accidents nerveux immédiats ou tardifs et de type convulsif, paralytique ou syncopal.
Ces accidents sont rares, nous les avons rencontrés dans la proportion de 1 pour 1.200 insufflations environ. Souvent mortels, on doit les considérer comme très redoutables,
Ils relèvent soit de « l’éclampsie pleurale », soit de « l’embolie gazeuse » et sont également graves qu’ils relèvent de l’un ou de l’autre mécanisme.
« L’éclampsie pleurale » est imprévisible ét inévitable tandis que « l’embolie gazeuse » peut et doit au contraire être facilement évitée par une technique soigneuse.
Le pronostic ne devrait donc avoir à compter qu’avec les seuls accidents d’éciampsie pleurale,ce qui réduirait encore la fréquence des accidents nerveux du pneumothorax qui, de rares qu’ils sont déjà, doivent devenir exceptionnels.
PRÉvVOST 12
HITS —
Une conduite du traitement incorrecte risque de peser lourdement sur le pronostic du pneumothorax entrepris. Il est quelques notions essentielles concernant la technique de création et d'entretien, les conditions de vie du sujet, la durée du iraitement dont il est utile de ne pas se départir.
1° L'installation du collapsus doit être lente, progressive, exempte de brutalité. Le malade à tout a gagner à ce que les premières insufflations soient de volume réduit (250 ec. maximum) quille à être répétées plus fréquemment,
L'entretien du collapsus doit être fait dans les limites d’une « compression oplima » dont on déterminera le degré pour chaque sujet en se basant sur les « résultats cliniques » obtenus. /
Pour que ceux-ci soient satisfaisants, des pressions négatives souvent faibles (— 3 à — 4) seront généralement suffisantes. On ne recourra à des pressions égales ou supérieures à la pression atmosphérique qu'après avoir constaté l’inopérantce des pressions basses, et l’on évitera de dépasser les limites de pressions juste nécessaires à la réalisation du but poursuivi.
On s’efforcera de maintenir la compression optima aussi Constante que possible pour le stade du traitement auquel elle répond, et l’on appliquera aux insufflations d'entretien la formule : Pressions égales. Doses égales. Intervalles égaux.
2° Le malade devra s’astreindre à une discipline de vie sérieuse.
Le traitement par le P. A. ne peut exclure la cure diéto-hygiénique qui en est au contraire le complément indispensable et qui sera particulièrement rigoureuse pendant les six premiers mois surtout où la mise au repos doit être complète.
Par la suite, si les résultats cliniques sont satisfaisants, On pourra autoriser une reprise d’activité relative
qui devra se faire très progressivement et par échelons
successifs, et avec laquelle la cure diététo-hygiénique devra continuer à être menée de front.
Même si rien n’est venu contrarier la marche du traitement, deux ans nous semblent nécessaires avant d’autoriser le maladé à tenter la reprise d’une vie normale, qui devra se faire aussi par étapes prudeñtes, et en choisissant autant qu’il sera possible, des conditions de milieu favorable.
3° Nous croyons qu’on aurait Lort de cesser volontairement le collapsus avant deux ans au moins et cela même dans les cas les plus favorables.
Il nous semble qu’il y a tout avantage si cela est possible, à le continuer bien au-delà, car, non seulement il n’est pas incompatible avec la reprise du travail et une vie normale, mais il donne de plus au malade de sérieuses garanties de sécurité.