‹ Contribution À L'Étude Des Éléments Qui Engagent Le Pronostic Chez Des Malades Traités Par Le Pneumothorax Artificiel Pour Tuberculose PulmonaireChapitre 34 sur 42 · C. — Date de début de la maladie · texte numérisé non relu

C. — Date de début de la maladie

Le pronostic est d’autant meilleur que le début de la

maladie était moins ancien lorsque le traitement a été mis en œuvre,

D. — Conditions cliniques d’ordre divers

1° Un minimum de résistance organique est nécessaire de la part du sujet pour faire les frais du traitement par le pneumothorax. Chez certains débiles congénitaux le pronostic restera des plus sombres quand bien même le traitement serait localement parfaitement efficace.

2° L'intervention comporte un pronostic un peu meilleur, semble-t-il, chez l’homme (bons cas 45 °/,) que chez la femme (bons cas 39,5 °/6).

3° Le pneumothorax est également employé -avec succès à tout âge.

Chez l'enfant, et même le nourrisson, il transforme très salutairement l’évolution d'une tuberculose particulièrement grave. Ses résultats sont aussi satisfaisants que chez l’adulte, et certaines complications, en particulier la pleurésie, plutôt moins fréquente. Son pronostic doit être envisagé avec confiance.

Chez l'adulte, c'est entre 15 et 35 ans que dans lPensemble, il comporte le pronostic le meilleur.

Chez l’homme les résultats les plus encourageants, s’observeraient entre 15 et 25 ans, chez la femme, entre 25 et 30 ans. |

Bien qu'après 4o ans ses effets heureux soient plus aléatoires, il donne même chez le vieillard des succès inespérés.

4° La coexistence d’une autre affection avec la tuberculose pulmonaire contre laquelle on intervient par le pneumothorax peut influencer le pronostic à des degrés divers.

La laryngite ne semble pas être un facteur qui par lui-même aggrave le pronostic. Son avenir paraît être étroitement lié à la marche favorable ou défavorable du traitement, elle n’en contrecarre en rien les effets.

L'entérite charge plus lourdement l’avenir, et annihile le plus souvent les bénéfices qu’a apportés par ailleurs le pneumothorax. Néanmoins de même que la laryngite, elle est quelquefois susceptible d’une amélioration parallèle à celle de l’état pulmonaire, lorsqu'un bon collapsus permet la suppression de l’expectoration infectante, et le relèvement de l’état général.

Lorsque la laryngite et l'entérite existent ensemble quelle que soit l'efficacité du collapsus vis-à-vis de la localisation pulmonaire, le pronostic reste des plus sombres. |

Nous avons recueilli certains cas isolés où le pneumothorax fut entrepris malgré l’existence d'affections diverses. Chaque fois que celles-ci ont été un facteur ou les témoins d’un affaiblissement sérieux de la résistance du sujet, le pneumothorax ne réussit pas à amender un résultat désastreux.

Dans un cas d'insuffisance mitrale, le collapsus cependant subtotal fut supporté sans troubles circulatoires. L’issue en fut néanmoins fatale du fait d’une bi- Jatéralisation,

5° La grossesse n’est nullement incompatible avec la cure par le pneumothorax.

Lorsque la grossesse survient au cours du traitement le pronostic est de bon aloi, et pour la mère et pour l'enfant. +

Il est plus incertain lorsque le pneumothorax est entrepris au cours d’une poussée évolutive gravidique ou post-puerpuérale. [| paraît cependant être d'autant meilleur que l’on est intervenu plus prématurément,

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1° Le pneumothorax gauche est d’un pronostic meilleur que le pneumothorax droit.

2° Sauf dans quelques cas d’exceplion (compression élective dans des cas de pneumothorax partiel ou petit partiel, ou au contraire P. A. par refoulement dans certains cas de pneumothorax total) le pronostic est généralement en rapport avec l’étendue du pneumothorax.

a) Très bons lorsque le pneumothorax est « total » (Guérison 27,34 %. Amélioration 26,54 %) il reste sensiblement le même lorsque le pneumothorax est « subtotal » (Guérison 24,06 %. Amélioration 27,75 %), il devient plus sévère lorsque le pneumothorax est « partiel » (Guérison 14,00 %. Amélioration 24,00 %) pour devenir Lout à fait sombre lorsqu'il n’est que petit partiel (Guérison 3,70 %. Amélioration 9,75 %).

b) Les pneumothorax « total » et « subtotal » sont non

seulement les meilleurs, mais encore les plus fréquents. On les rencontre 3 fois sur 5, à avantage du premier que l’on rencontre 2 fois pour 1 fois que l’on rencontre le second.

ce) Si l’on cherche à établir les rapports qu'ont avec le pronostic : la nature ou la localisation des adhérences lorsqu'elles existent, il semblerait :

1° Que dans le pneumothorax sublotal, ce soit Padhérence de la base qui comporte le pronostic le moins fâcheux ; puis dans l’ordre : l’adhérence en bride, et enfin celle du sommet.

2° Que dans le pneumothorax partiel et petit partiel ce soil encore l’adhérence de la base qui engage encore le moins l’avenir, après elle, l’adhérence double de la base et du sommet, et toujours en dernier lieu l’adhérence simple du sommet. Quant à l’adhérence en nappe elle implique un pronostic désastreux.

Ces faits ne peuvent, semble-t-il, qu'être avancés avec réserve.

Il sembie d’ailleurs que ce soit moins la connaissance exacte de la localisation adhérentielle pleurale, que la connaissance des rapports qu’elle affecte avecila localisation pulmonaire, qui permettra de porter un pronostic avisé.

IT

Parmi les complications qui peuvent survenir au cours du pneumothorax et qui peuvent en modifier le pronostic nous avons retenu :

A. — La pleurésie,

1° Cest la plus fréquente des complications qui survient au Cours du traitement par le pneumothorax. Nous l'avons rencontrée dans 53 % de nos cas.

2 Elle est surtout fréquente dans les 6 premiers mois du traitement (73,61 %), plus rare dans les 6 mois qui suivent (20,13 %), exceptionnelle, passé 1 an (6,24 %).

Son maximum de fréquence est entre 3 et 6 mois 38,19 ) et c’est durant cette période que le pronostic doit le plus s’en préoccuper.

3° À l’encontre de certains auteurs nous l’avons retrouvée plus souvent dans des cas de pneumothorax € totaux » et « subtotaux » (62,7 % et 70,0 *) que dans des cas de pneumothorax partiels ou petits partiels

(hr et00,n 7)

4° Nous l’avons rencontrée avec plus de fréquence au cours de pneumothorax entrepris pour des « formes aiguës » (64 %) qu’au cours de pneumothorax entrepris pour des « formes chroniques » (54 %) de la tuberculose pulmonaire.

— En ce qui concerne «les formes aiguës » on la retrouve dans 85 % des cas de pneumothorax entrepris pour « pneumonie caséeuse », dans 55,5 % des cas de pneumothorax entrepris pour « phtisie galopante ».

— En ce qui concerne les formes chroniques on la retrouve dans 56,5 % des cas de pneumothorax entre-

pris pour « ulcéro-caséeuse extensive », dans 39,2 % de

AToLS

cas de pneumothorax entrepris pour « ulcéro-fibreuse extensive ».

Dans « lPulcéro-caséeuse extensive », elle est plus. fréquente lorsque le pneumothorax a été créé au cours d’une « poussée évolutive » (57,9 %), elle l’est moins s’il l’a été en « période de rémission » (51,16 %).

5° D’une façon générale, la pleurésie ne paraît pas être une complication grave qui pèse défavorablement sur le pronostic. D’après nos statistiques, nous la comptons en proportion plus élevée parmi nos pneumothorax d'évolution favorable (61,4 %) que parmi ceux d’évolution défavorable (48,6 %).

6° Elle revêt plusieurs formes cliniques qui n’ont pas la même fréquence et n'engagent pas l’avenir dans la même mesure ?

— Par ordre de fréquence nous rencontrons :

La pleurésie commune liquidienne .:. . . 47,9 % La pleurésia commune adhésive liquidienne 29,15 %

La pleurésie commune adhésive sèche . . . 11,11 % Les:formesexceptiônnellés 08m ne 2 L’épanchementiminimes 2 vtr NS Te

L’épanchement minime ne semble guère engager l'avenir (bon cas 80 %) ;

Les formes « communes liquidiennes » et « adhésives liquidiennes » pèsent un peu plus sur le pronostic, mais permettent cependant l’optimisme (bons cas 44,9 % et 59,5 °/°) ;

La forme « adhésive sèche » le rend assez incertain

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