‹ Contribution à l'Étude des Embolies et PhlébitesChapitre 15 sur 36 · NAN ES · texte numérisé non relu

NAN ES

basé sur 2.282 interventions. Les opérations sur la prostate donnent 2,06 %, et les hernies 0,63 %.

Statistique de Ferenc Prochnow.

Prochnow fait une étude statistique excessivement intéressante sur les embolies et thromboses post-opératoires chez les malades de plus de 50 ans, intéressant deux périodes de dix ans chacune; la première va de 1904 à 1913, et la deuxième de 1920 à 1929.

Pendant la période d’avant-guerre, sur 12.777 interventions, il n’a eu que 17 embolies mortelles, tandis que, pendant la période 1920-29, sur 17.531 opérations, il a eu 21 embolies mortelles. Le taux de pourcentage est donc de 0,13% pour la première période, et de 0,12% pour la deuxième période. À son avis, l'augmentation des embolies post-opératoires mortelles est plus apparente que réelle.

Elles atteignent surtout les malades âgés de 50 ans à un taux de 76%.

Dans les trois dernières années de la seconde période, la mortalité totale par embolie a même atteint 50% de la mortalité totale.

Les interventions sur les voies biliaires (cholécystectomies) donnaient une mortalité de 26% (14 accidents mortels sur 54 malades) avant la guerre, de 11% (soit 24 accidents mortels sur 211 cas) pendant les trois dernières années 1927-28-29. La mortalité pour 89 opérations sur les voies biliaires s’est limitée à 4 cas, soit 4,5%, dont un seul cas mortel par embolie.

Les interventions sur l’estomac (exploration, anastomose, résection) donnaient avant la guerre une mortalité de 46 cas sur 86 opérations (dont 2 morts par

CAO

* t embolie). Après guerre, ces interventions ont été exécutées 167 fois avec une mortalité de 34 cas (20%) et sans aucun cas &G'embolie.

L’opération de Trendelenburg-Kuznik a été exécutée six fois pour varices des jambes sur des malades de plus de 50 ans sans mortalité, avant la guerre.

- Pendant la deuxième période, cette même intervention a été exécutée 78 fois avec seulement une issue mortelle, précisément par embolie.

Pendant la première période, on est intervenu sept fois pour des iléus aigus ou chroniques (anus iliaques, cœcostomies, iléotransversotomies, résections intestinales avec quatre cas mortels, dont deux par embolies. Dans la deuxième période, il a été fait trente opérations dans des cas semblables, avec treize issues mortelles dont une par embolie.

Pour les prostatectomies, il y a également une baïsse sur la première période.

« Dans l’ensemble, dit Prochnow, nous avons opéré deux fois plus après guerre, et nous avons sensiblement moins d’embolies ». Il reconnaît que <le plus souvent, on peut attribuer au cœur une responsabilité dans les processus emboliques, mais quant à la formation des thrombus « intra-vitale >» (question encore non résolue), il y a aussi telles embolies où l’activité du cœur ne joue qu’un rôle modéré, ainsi que cela est prouvé par les embolies des jeunes au cœur sain ».

D’après lui, l'emploi de plus en plus fréquent de benzine et de benzogaz provoquerait des modifications du sang, et les statistiques des villes démontrent une augmentation des embolies mortelles sans opérations. Ces constatations méritent d’être signalées.

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