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phlébite double. Malgré toutes ces complications, le malade a guéri.
Ces cas d’embolies à répétitions prouvent plus que tout autre argument, que l’embolie pulmonaire révèle un foyer de phlébite profonde produit dans le territoire anatomique de l’intervention.
Statistique
Sur ces 52 cas de phlébites et embolies post-opératoires que nous venons de rapporter, 49 ont trait à des interventions abdominales ou pelviennes, 2 à des réductions de fractures du membre inférieur, et 1 cas à un néoplasme du vagin non opéré.
Parmi nos malades, nous remarquons que :
27 ont présenté une embolie pulmonaire, 25 — une phlébite.
Cette classification est du reste un peu artificielle, car très fréquemment nos malades ont présenté, dans l’évolution de leurs accidents post-opératoires, ces deux complications.
T1 y eut 17 décès dont 9 par embolie foudroyante et primitive. |
Notre pourcentage sur 5.604 interventions nous donne les chiffres suivants :
ÉMDOHES Re NT Nr Lun 0,50% ET ED Eee LC NE AN EE ER 0,39% DORA Tec" 0,89%
Suivant la nature des interventions, le pourcentage obtenu est le suivant :
LAAAURES
L Nombre d’interventions Phl. % ÆEmb. % Total
1° Paroi de l’abdomen (lapa-
rotomies et éventrations). TAN: mel 24580 00 2,70% 2° Hernies! en général... 7. 620 2 0,32% 4 0,64% 0,96% 3° Appendicites aiguës . + .- 564 4 0,70% 4 0,70% 1,40% 4° Appendicites chroniques . . 11155: 10,096 0:51% 0,60% 5° Estomac-duodénum . . ... 145 1 0,68% 0 0, % 0,68% 6° Hystérectomies en général 197010607820 431107182020 7° Hystérectomies pour fibro-
MES AM PA EN TRE 184 5 2,71% 3 162% ‘433% BACASTPATIONS APN PEUR 131 1 0,76% 1 ,0,76% 1,52% 9° Perinéorraphies . . NE - 83 0 NV AT 20 0120 10° Hystéropexies et ligamen-
LOPEXIES + MEME EE AT 90 0 0, % 1:1,11% 111% JLNCUTETATES SNMP TPE 421: 01 :0,23% 10 0,23% 0,46% 12PAVO1eS MDI ANLTeS PAP TNT GO D OC NR302 060 DE
Rapport avec les autres statistiques.
Après avoir rapporté notre statistique, nous allons rapporter les statistiques françaises et étrangères que nous avons trouvées dans la littérature et qui nous paraissent intéressantes, et nous essaierons de les comparer.
Statistique de Ducuing.
Ducuing rapporte 300 embolies pour 3.000 interventions, soit un pourcentage de 10%. Dans ce nombre, 44% se sont manifestées sans qu’on ait pu déceler la phlébite d’origine. Dans ce pourcentage, les opérations abdominales viennent en premier avec 14,7%, et les fibromes en particulier avec 21,4%. Après les la-
SRE 9 NE
parotomies exploratrices pour néos, le chiffre monte à 70%.
I a 225 phlébites sur 3.000 opérations, soit 7,5%. 17,5% pour les opérations sur l’abdomen, et 15,5% pour les fibromes en particulier.
Si nous considérons seulement les appendicectomies, il donne le chiffre de 7,8 % avec 9 % pour les appendicites à chaud.
Dans sa statistique, nous trouvons 31 % des phlébites après un lever précoce, et 71 % des embolies également chez ses malades. Il est persuadé que le lever précoce favorise ces complications. |
Il a eu seulement 19 morts sur 3.000 interventions, soit 0,63%, et toutes à la suite d'opérations sur l’abdomen.
Si nous considérons la date de leur apparition, 50% sont apparues du 3 au 8° jour, et pour la localisation 70% étaient du côté gauche.
Ce pourcentage de Ducuing semble à première vue très élevé, mais il faut considérer qu’il met au rang de phlébites des formes discrètes, camoufîlées, frustes, excessivement fréquentes, mais trop souvent négligées ou inaperçues.
Statistique de J.-L. Faure.
J.-L. Faure donne pour l’année 1928 un pourcentage de 6,1% avec seulement 5,1% pour l’année 1929; mais ce chiffre monte jusqu’à 10,8% pour l’année, 1930. Tous ces chiffres n’intéressent que les phlébites, et
ae
nous pouvons constater une différence de 5 à 10% pour deux années consécutives.
Statistique de Détering.
Détering publie les statistiques du service de Frangenheïin, de Cologne. De 1919 à 1927, 17.558 malades ont été soignés au
Burgerhospital, et 8.094 à l’Augustahospital. Alors que le pourcentage était de 2,4% en 1919, il s’est élevé, à 16% en 1927. Parallèlement, le chiffre des cas mortels d’embolie, presque insignifiant en 1919, est monté à 34% entre 1924 et 1927.
Statistique de Kunz.
Kunz, de Frankfürt an Main, relève 144% de thromboses et 0,85% d’embolies sur 11.636 interventions.
Il a remarqué une augmentation de fréquence entre novembre 1927 et mars 1928. Il a eu 34 décès par embolie, soit 0,29%. Il fait remarquer l'influence des saisons, mais considère que le sexe et l’anesthésie n’ont aucun rapport avec ces accidents.
Statistique de Schumacher.
P. Schumacher, de Berlin, donne les chiffres suivants, concernant les opérations abdominales et vaginales: Son chiffre le plus élevé est de 3,7 % pour les embolies consécutives aux Wertheims; pour les opérations vaginales, le chiffre est de 1,52% pour les embolies, et de 058% pour les phlébites. Sur 1.813 laparotomies, le pourcentage est de 0,44% pour
les embolies et de 105% pour les phlébites graves et légères; pour les opérations abdominales avec un temps vaginal, les embolies donnent 0,44%, mais les phlébites graves donnent 2.14%.
Il trouve en outre un ralentissement de la circulation dans 70% de ces cas, et l’anesthésie à l’éther est en proportion de 62 % pour 36 % pour la rachi. Il ne croit pas à une influence grippale ni saisonnière, mais a constaté, dans 63% des phlébites graves, une cause infectieuse.
Statistique de Payr.
Payr n’envisage que la mortalité post-opératoire par embolie; cette mortalité varie, depuis 1920, de 0,60% à 3,5% avec un maximum de 4,70% en 1924. La mortalité passe à 6% en 1929.
Statistique de Gordon-Watson.
En Angleterre, en 1922, Gordon-Watson compare le nombre de cas mortels relevés de 1919 à 1921, et trouve une augmentation frappante de la fréquence des embolies mortelles. Celles-ci étaient de 0,55% dans la première série, et de 1,6% dans la deuxième.
Statistique de Scheidegger.
Scheidegger, sur un total de 22.779 interventions, trouve 147 embolies, soit un pourcentage de 0,69%. Le chiffre le plus élevé est celui des laparotomies exploratrices, où, pour 569 cas, il y a eu 23 embolies, soit 4,04%. Vient ensuite celui des interventions sur l’estomac et l'intestin, avec un pourcentage de 2,80%,