DEN RES
rieurs sont très fréquentes, et nous n’avons pas observé, malgré cela, une plus grande proportion d’accidents veineux post-opératoires chez ces malades.
2. Hémorragies. — Dans son étude sur les phlébites et embolies consécutives aux opérations gynécologiques (qui entrent dans notre statistique au taux de 20%), E. Macias de Torrès rapporte que les deux tiers environ de ses malades avaient été atteintes, dans les périodes précédant de peu l’opération, d’hémorragies plus ou moins considérables et en général répétées. Sur ce point, nous sommes entièrement d’accord avec lui.
3. Tension artérielle. — Chez tous nos malades, la tension artérielle prise au Vaquez le matin de l’intervention était normale, sauf un cas (Obs. 24). Nous ne pouvons donc rien en déduire.
4. Stase sanguine. — Ducuing insiste souvent sur la stase sanguine constatée au cours des interventions sur les veines du petit bassin, considérablement dilatées. Il y aurait donc des phénomènes d’hypotension localisés auxquels on pourrait attribuer une importance réelle.
5. Hypoglobulie. — Elle serait peut-être en rapport avec ces phénomènes de stase.
6. Hyperplaquettose. — D’après les travaux de M. le Professeur Grégoire en 1929, l’hyperplaquettose favoriserait la formation du caïillot.
7. Coagulabilité sanguine. — A la suite des nombreuses recherches sur le temps de coagulation et le
AE
temps de saignement, on a tenté de trouver, d’après les chiffres obtenus, un degré de probabilité au déclanchement des accidents veineux post-opératoires.
Comme l’ont fait remarquer Chauvin, Esmenard, Jaur, Mayet et Macias de Torres :
1. Les procédés mis en œuvre pour vérifier les temps de saignement et de coagulation. bien que nombreux, sont encore trop imparfaits;
2. Il est à peu près impossible de s’appuyer uniquement sur les données du laboratoire, qui sont sujettes à des variations telles qu’on se voit obligé d’accroître les limites de la coagulation normale; d’après les travaux de ces auteurs, elle varierait suivant les jours, l’heure, et même au cours des interventions;
3. Il est certain que les thromboses spontanées dans les vaisseaux et en dehors d’eux doivent être des phénomènes entièrement différents (Chauvin);
4. Ces mêmes auteurs considèrent la coagulation comme un phénomène physique : transformation des albumines dissoutes en albumines insolubles ; la thrombose serait un phénomène que l’on peut dire vital : agglutination et organisation trabéculaires des éléments du sang. Il faudrait en conclure que la thrombose ne peut s'expliquer par aucune des actions qui favorisent la coagulation;
5. Schikle a déduit de ses expériences que l’ovaire et l’utérus secrétaient des agents anti-coagulants et que leur suppression causerait la thrombose.
Fellner pense que les substances coagulantes seraient libérées par le traumatisme de l’opération.
Bertin et Feltz croient que c’est le métabolisme
ApoNI
anormal de ces tissus traumatisés qui déterminerait la production de ces substances.
Van Stockun l’attribue à la pénétration dans la circulation veineuse de substances nocives par la voie lymphatique.
Loeb, Achard et Aynaud attribuent les troubles de la coagulation aux lésions des endothéliums vasculaires.
3° SEPTICITÉ.
Ces complications sont-elles plus fréquentes après les interventions septiques ?
L'étude comparée de notre statistique et des nombreux travaux parus sur cette question nous ont conduits aux remarques suivantes :
1. Les malades opérés en crise aiguë n’ont pas fait d'accidents plus nombreux que les malades opérés à froid.
2. Il est peut-être exagéré d’affirmer que « où il y a eu un fover de suppuration il n’y aura pas d’embolie ». Il a été signalé d’assez nombreux cas d’embolie après des opérations septiques même minimes.
3. Le drainage ne paraît pas influencer ces accidents. Parmi nos 50 malades opérés il a été pratiqué 12 opérations avec drainage, dont 6 avec Mickulicz.
Considérations relatives aux phénomènes indépendants du malade.
Nous étudierons successivement :
1° Rôles des locaux :
LPO re