ES GATE
En 1932, il y eut 2 cas en octobre sur 3 cas dans l’année.
En 1934, 2 cas en novembre, à quatre jours d’intervalle.
En 1935, pour le seul jour du 12 mars, sur 3 malades opérés d’appendicite, 2 ont présenté des phénomèênes emboliques. (Obs. 29 et 31.)
En 1936, trois embolies pour le seul mois de novembre.
En 1937, le 15 mars une embolie et une phlébite; le 17 mars, une embolie.
Aïnsi, sur huit années d’observation, nous avons remarqué que les quatre années 1931, 1935, 1936 et 1937 ont été particulièrement des années emboligènes.
On en arrive à se demander si les différentes variations des conditions atmosphériques et climatiques peuvent jouer un rôle dans le développement de ces accidents.
3° Conditions atmosphériques et climatiques.
La recrudescence des embolies et des accidents phlébitiques ne peut pas être rapportée au simple hasard. Ses périodes d’éclosion permettraient-elles de voir là une influence des phénomènes physiques tels que les variations de la pression atmosphérique, du degré hygrométrique de l’air, de la température et des vents, bref des conditions atmosphériques et climatériques.
. Malheureusement cette question n’a pu être sérieusement étudiée jusqu'ici. Déjà Henschen l’avait remarqué, puisqu'il déclare avoir observé la plus grande fréquence des embolies apparemment épidémiques
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aux époques du vent de «Fühn», vent spécial qui tombe brusquement des sommets montagneux des Alpes dans la vallée où il arrive chaud.
Il y a quelques années on avait remarqué,que, dans les hôpitaux lyonnais, les accidents phlébitiques et emboliques étaient, pour une même période et dans les mêmes conditions hospitalières, plus fréquents que dans les services parisiens.
Une étude comparée des conditions physiques de Pair a permis d’obtenir par la suite une certaine climatisation des salles, et on a constaté ainsi une diminution des accidents emboliques.
La coïncidence de plusieurs accidents survenus le même jour, ou à deux jours d'intervalle, chez des malades différents nous a incités à consulter à l'Office National Météorologique les bulletins correspondants. Nous n'avons pu en tirer aucune conclusion. Par exemple, en novembre 1934, nous avons trois accidents le 11, un le 20, un le 22 et un le 31; en règle générale, les pressions du mois sont supérieures à la moyenne.
En février 1935, nous avons deux accidents le 28, un le 20, un le 25 et un le 27. et les pressions pendant cette période du 20 au 28 sont basses.
En 1936, pendant le mois de novembre, la pression reste moyenne, et le 21 novembre est le jour où l’on note la pression la plus élevée. Or, les quatre accidents que nous avons vus se produire ce mois sont espacés entre le 10 et le 29 (le 10, le 20, le 22 et le 29).
En mars 1937, du 15 au 19, période des pressions moyennes légèrement inférieures à la normale, nous avons noté l’apparition de deux accidents le 15, jour-