DE L'ORGANISATION CHIRURGICALE
Après avoir établi notre statistique et lavoir comparée avec celle des autres auteurs, nous avons remarqué que notre pourcentage d’accidents phléboemboliques était nettement plus faible que dans les autres statistiques. Devant ce résultat nous avons cherché ce qui pouvait l’expliquer.
Nous avons exposé dans les chapitres précédents les | considérations et les hypothèses des auteurs sur l’étiologie et la prophylaxie de ces accidents: celles-ci nous semblent insuffisantes et la seule vraie prophylaxie nous paraît résider dans une organisation chirurgicale aussi parfaite que possible.
Nous allons maintenant étudier le fonctionnement de notre service et les conditions dans lesquelles nos malades sont opérés.
Notre Maître, le Docteur Desplas, préoccupé d’obtenir des résultats opératoires aussi excellents que possible et de réduire les complications et la mortalité post-opératoire, déjà convaincu, par une longue vie hospitalière et d'innombrables constatations des faits, que les infections post-opératoires sont très souvent conséquence de la septicité de l’air des locaux opératoires, a établi à la Maison de Santé du Gardien de la Paix, depuis sa fondation (1929), des disciplines
Len
générales et particulières que nous croyons devoir préciser ainsi:
1° Salles d'hospitalisation: tous les suppurants, tous les septiques sont isolés en chambres ou en boxes. Les malades des dortoirs atteints de complications rhino-pharyngées ou pulmonaires sont immédiatement isolés. L’atmosphère des chambres d’isolement est généralement désinfectée par des vapeurs de suspension balsamique. Enfin, les chambres d'isolement sont toujours désinfectées énergiquement après cha-
que séjour de suppurant par le service de désinfection de la Ville de Paris.
2° Soins pré-opératoires: désinfection systématique du rhino-pharynx de tous les malades.
Pour les opérations importantes, vaccination préopératoire avec le vaccin de Weil et Dufour en injection sous-cutanée. Pour les opérations moyennes vac-
“cination par l’ampho-vaccin antifectieux de Ronchèse.
Examen biologique complet: urée, formule sanguine, temps de saignement et de coagulation, etc... dont les conclusions sont toujours suivies.
Pour les interventions importantes les malades sont hospitalisés de 4 à 6 jours avant l’intervention.
Pour les interventions ordinaires, les hospitalisations sont faites 48 heures à l’avance.
Tout malade qui, pendant cè temps pré-opératoire, présente une élévation de la température ou une accélération du pouls n’est pas opéré sauf en cas d’urgence.
3° Salles d'opération: une séparation absolue est
faite; les cas septiques prévus sont opérés dans une salle spéciale,
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