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2 état sub-fébril (37°5-38). Il est hospitalisé dans le service % du Professeur Janbon qui retire par ponction eéxploratrice une certaine quantité de pus au niveau du 8 espace inter- - costal droit à sa partie moyenne. L’examen de ce pus mon- tre une flore microbienne exelusivemént représentée par du streptocoque et des polynuceléaires nombreux très ice L'examen des crachats montre une flore microbienne très dense et très variée : quelques spirilles, pas de bacilles de Koch ; nombreux leucocytes.
Entré dans le service de chirurgie militaire le 27 août 1940. A l’auscultation : zone de matité avec obscurité respiratoire occupant la base et la partie moyenne du champ pulmonaire postérieur droit. Un examen radiographique montre la présence d’une poche pleurale à la partie infé- “ieure du champ pulmonaire droit. La limite supérieure de cette poche est oblique, en haut et en arrière, et remonte vers la ligne axillaire jusqu’à la 6° côte. Le sinus est bloqué.
A partir du 31 août 1940, et tous les quatre ou cinq jours, ponction permettant l’évacuation d’une quantité de pus variant entre 125 et 250 grammes et (eo intra-pleurale de 3 gr: de Dagénan.
. Les radiographies successives montrent la diminution progressive de la poche pleurale, l'amélioration des troubles respiratoires et de l’état général. Pas de poussée thermique. La température oscille autour de 37°. Le 7 octobre 1940, il persiste toujours à l'examen radiographique une poche pleurale qui a diminué des deux tiers de son étendue primitive au centre d’une zone d’opacité très dense, occu- pant la moitié externe de la base pulmonaire droite.
Le 14 octobre, sous anesthésie locale : drainage intercostal de cette collection à sa partie déclive ; lavage de 1
LTD Ven cavité au liquide de Dakin, au sérum hypertoniaue. L’écoulement diminue d’une façon progressive jusqu'à disparaître dans les premiers jours de janvier 1941. L’orifice de drainage se cicatrise rapidement et Ie 29 janvier 1941, un examen radiographique de contrôle nous indique la présence d'une opacité pachypleurale, de densité légère, à limitation nette en bordure de la ligne axillaire du poumon droit, occupant sa moitié inférieure, large de 2 cm. à sa base, remontant en s’amincissant jusqu’à la partie moyen-
ne de l’hémithorax. Le sinus costo-diaphragmatique droit .
est peu mobile, la coupole diaphragmatique est légèrement festonnée.
Le malade sori du service le 25 février 1941. Des nouvelles récentes nous ont appris que la guérison était main-
tenue,
Empyème post-pneumonique. Interventions successives de drainage. Résection costale et décortication pleuro-pulmonaire. Décès.
E... R., 26 ans. Etant aux armées, présente en février 1940 des signes de pneumopathie aiguë suivie d’empyème de la grande cavité. Traité par ponction jusqu’au 22 mai 19490.
Le 22 mai 1940 : pleurotomie avec résection costate au point déclive et drainage. La culture du liquide pleural aurait montré la présence de streptocoques hémolvüques. La fièvre, malgré le drainage, se serait maintenue entre 38° et 39° dans les jours qui ont suivi l'opération.
Entré dans le service de chirurgie militaire de Saint-
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ET: fees Eloi, à Montpellier, le 16 juin 1940. Etat géneral très déficient. La fièvre oscille entre 38°5 le matin et 39°5 le soir. - Ecoulement abondant de pus par l’orifice de drainage qui se trouve à la hauteur de la 7° côte gauche sur la ligne axil- » ‘aire postérieure.
Ne: L’exafnen du liquide d'écoulement montre la présence de 4 polynucléaires abondants, de cocci en grains et en chai- — nettes, pas de,B. K. La culture donne du streptocoque en grande quantité.
L'examen radiographique du 18 juin indique un poumon collabé avec un niveau liquide dans la grande cavité pleurale insuffisamment draînée.
Le 6 juillet 1940, pleurotomie de drainage, à la suite de
laquelle, malgré l'évacuation importante de pus, malgré l'administration de Dagénan et d’Eucalyptine, la fièvre persiste avec le même rythme oscillant. | 4 Le 5 août, devant la persistance du mauvais état géncral … et de l'écoulement aussi abondant, on pratique une intervention large de résection costale avec décortication pleurale et comblement de la poche pleurale par les lèvres de la plaie pleurale, fixée par des catguts aux plans profonds. Au cours de cette intervention, on découvre la présence de
“ deux cavités dans la partie supérieure de la plèvre sym- “ phisée ; ces deux cavités sont séparées par une cloison fibreuse et ne sont pas en communication avec la cavité : vrincipale inférieure, qui avait été l’objet des précédents 4 drainages.
£. La cloison de séparation esi abrasée et les parois de ces jeux cavités sont réséquées sur une grande partie de leur
épaisseur. Les angles de réflexion sont particulièrement - réséqués. Cautérisation créosotée.
Les suites de cette nouvelle intervention sont marquées par une période de choc important qui se maïintiendra du-